Ce lundi, l’humanité aura épuisé toutes les ressources disponibles sur un an

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Ce lundi, l’humanité aura épuisé toutes les ressources disponibles sur un an

L’humanité aura consommé lundi la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an et vivra donc « à crédit » jusqu’au 31 décembre, a calculé l’ONG Global Footprint Network, relevant que ce moment survient de plus en plus tôt chaque année.

Cette donnée de l'ONG fait parfois l'objet de contestations de certains scientifiques. Elle reste néammoins un indicateur qui aide à prendre conscience du défi environnemental posé à l'ensemble des peuples de la planète. Il est urgent de construire des réponses qui modifient la donne et s'en prennent aux racines du mal comme l'actuel mode de développement fondé sur le consummérisme, le pillage des matières premières, les cultures intensives, la casse des cultures vivrières, la baisse des investissements pour développer des modes alternatifs de transports comme le rail ou la casse des services publics.

Le lundi 8 août marque pour la Terre le « jour du dépassement » (« earth overshoot day » en anglais).

A partir de cette date, « nous vivons donc à crédit », écrivent Global Footprint et le WWF dans un communiqué.

Dans ses calculs, Global Footprint prend notamment en compte l’empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l’élevage, les cultures, la construction et l’utilisation d’eau.

Une date qui ne cesse d’avancer

En 2015, le « jour du dépassement » était survenu le 13 août. La date « avance inexorablement depuis les années 1970 », relèvent les ONG. En 1970, il n’était survenu que le 23 décembre. Depuis, sa date n’a cessé d’avancer : 3 novembre en 1980, 13 octobre en 1990, 4 octobre en 2000, 3 septembre en 2005, 28 août en 2010.

« Pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd’hui besoin de l’équivalent de 1,6 planète » par an, relèvent Global Footprint et WWF.

« Le coût de cette surconsommation est déjà visible : pénuries d’eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces », déplorent les ONG.

Les émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre, sont le plus important facteur de dépassement : elles représentent « 60 % de notre empreinte écologique globale », précisent le WWF et Global Footprint.

Commenter cet article