Dieppe : la CGT se bat contre les fermetures de lits en psychiatrie

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Dieppe : la CGT se bat contre les fermetures de lits en psychiatrie

Le syndicat CGT des hospitaliers de Dieppe dénonce les fermetures de lits, durant l’été, dans les services psychiatrie. Des fermetures « qui n’ont pas lieu d’être, la psychiatrie n’étant pas un domaine programmable ».

Bruno Ricque, secrétaire général de la CGT hôpital, et Christine Raguenes, infirmière, s’expliquent : « Dans certains services il est tout à fait possible de différer des opérations à la rentrée (c’est le cas pour la chirurgie esthétique par exemple), mais en psychiatrie on ne peut rien prévoir. Ce n’est pas parce que nous sommes en été et qu’il fait beau que les gens iront tous bien et n’auront pas besoin de se faire hospitaliser. Rien ne justifie que nous pourrions avoir moins de patients pendant l’été. »

Effet cocotte-minute

L’hôpital de Dieppe compte trois unités de psychiatrie : deux possèdent 24 lits chacune et une troisième en a 25. Or, depuis le 13 juillet au soir et pendant cinq semaines, un service de 24 lits est fermé. Il en reste un autre de 24 lits et celui de 25 est passé à 30 lits.

Bruno Ricque et Christine Raguenes de la CGT du CH de Dieppe pointent que : « Cela nous fait un total de 55 places au lieu de 73 normalement. L’équipe de santé a déjà été en difficulté, avec plus de patients que de lits, en début de semaine dernière. Actuellement ça va mieux, mais le service est complet ».

En outre, « nos inquiétudes sont fondées : l’an dernier l’unité à 25 lits avait accueilli 33 patients. Ce qui avait provoqué une série de problèmes au réfectoire, dans les vestiaires, etc. On ne peut pas se permettre de faire ce genre de chose, surtout en psychiatrie où il y a un effet cocotte-minute ».

L’an dernier, Bruno Ricque et Christine Raguenes avaient alerté la direction de l’hôpital, « afin que la situation ne se reproduise pas l’été suivant, mais visiblement nous n’avons pas été entendus puisque nous fermons même des lits une semaine de plus qu’en 2015 ! » Ils tirent, de nouveau, la sonnette d’alarme pour, cette fois-ci, être entendus. « Cette mesure, destinée à faire des économies, ne doit pas être envisagée tous les étés. Le service de psychiatrie a besoin de discipline, de cadre, on ne peut pas tout bouleverser cinq semaines dans l’année », concluent les syndicalistes CGT.

Publié dans Luttes sociales

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