Conférence nationale du PCF du 5 novembre : les communistes de Pierre Bénite optent pour un choix clair

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Conférence nationale du PCF du 5 novembre : les communistes de Pierre Bénite optent pour un choix clair

 

Résumé de la discussion des Assemblées Générales des communistes de la section de Pierre Bénite (Rhône) tenues les 29 septembre et 20 octobre 2016

Il y a eu un total de 25 participants et 10 excusés.
 

Jean Chambon a ouvert la discussion avec : la situation en lien avec les mobilisations, l’aggravation des tensions internationales, les enjeux industriels et de services publics avec les projets de fermeture d’Alstom Belfort, de la centrale de Fessenheim et l’arrêt du R134a pour climatisation automobile à Arkema Pierre Bénite, la construction de réponses politiques avec comme outil le questionnaire : « Que demande le peuple ? » et le débat sur les élections 2017 avec la tenue de la conférence nationale.

Entre les deux AG, trois évènements ont été pris en compte :

1)    La restitution de la Consultation citoyenne avec une participation collective à la vidéo conférence organisée par la section. 65 000 personnes ont rempli le questionnaire et les réponses sont très intéressantes qui doivent motiver nos mobilisations. Cette restitution a été suivie de l’appel de Pierre Laurent au rassemblement des forces antilibérale et progressistes en opposition à la politique de Hollande-Valls et Macron, sa proposition d’une rencontre et la décision de lancer une pétition nationale qui avait 8000 signataires ;

2)    La poursuite de la politique d’austérité du gouvernement Valls notamment au travers des projets de budget de l’état pour 2017 et celui de la sécurité sociale ;

3)    La tenue de la primaire d’EELV le 19 octobre qui a vu dès le premier tour, l’élimination de Cécile Duflot. Un vote fortement marqué d’une sanction à la participation au gouvernement et par la volonté de réduire ce mouvement à la seule écologie déconnectée des questions sociales fortes.

Les deux discussions ont surtout porté sur la stratégie du PCF et la préparation de la conférence nationale du 5 novembre à laquelle participera Jean Chambon.

Face au risque qui pèse sur notre pays, de voir s’imposer les programmes ultra-réactionnaires de la droite et de l’extrême droite, et disparaître durablement les forces de progrès, les interventions ont fait état d’un accord sur la démarche de rassemblement autour de trois objectifs majeurs :

1) Construire un projet politique commun autour de 20 à 25 axes qui font accord entre les différents partis de la gauche antilibérale et écologique ;

2) Faire émerger une candidature commune pour la présidentielle et des candidatures communes pour les législatives. Il s’agit de porter un programme politique qui engage la pays dans une société plus égalitaire, plus juste et fraternelle, plus protectrice de notre environnement, et qui soit une alternative à l’austérité libérale ;

3) Des interventions ont précisé que ce rassemblement excluait les sociaux libéraux qui dirigent le pays depuis 2012, les Hollande, Valls, Macron etc.

Malgré nos efforts, il est constaté que nous ne parvenons pas à construire le rassemblement souhaité et à faire émerger une candidature qui puisse lui donner une traduction politique à la présidentielle. Au contraire les forces de la gauche antilibérale et écologique sont éparpillées avec de multiples candidats annoncés ou pressentis, alors qu’entre eux de nombreux points font accord. Par ailleurs beaucoup de communistes notent que JL. Mélenchon est un des obstacles essentiels au rassemblement

Face à cette situation, il est constaté que les communistes sont en attente pour une mise en mouvement large, en terme de contenu et autour d’une candidature. Le sentiment d’être spectateurs d’une pré-campagne électorale, surtout médiatique, où ne sont présents que les candidatures déclarées ou en voie de l’être est fortement ressenti. Ils constatent que hormis sa propre activité, le PCF et ses idées sont absents du débat et difficilement audibles, ce qui conduit des citoyens proches du parti mais aussi plus éloignés à poser la question : et vous les communistes vous dites quoi et vous faites quoi ?

Tout cela est jugé peu motivant d’autant qu’en même temps les coups pleuvent avec des difficultés de mobilisation notamment après le passage en force de la Loi Travail, avec les multiples atteintes aux libertés et le poids des médias que certains camarades considèrent comme de véritables ennemis.

Le besoin d’actes forts et visibles de la part du PCF et de sa direction s’exprime. La publication des résultats de la consultation citoyenne a été l’un d’eux, tout comme la lettre de Pierre Laurent et la pétition nationale. Il en est de même avec la diffusion du tract national « restitution de la consultation » qui a vu 193 questionnaires remplis sur la section. Tout cela doit permettre de mener le débat sur nos propositions, en rencontrant les forces antilibérales, écologiques et de progrès disponibles pour construire un projet d’avenir pour la France.

Néanmoins, les communistes présents considèrent qu’une candidature communiste donnerait une plus grande visibilité à nos propositions, permettrait la mise en mouvement des militants, et pourrait changer la donne du débat et donner une chance à la construction du rassemblement politique. Cette candidature permettrait au PCF de bousculer les choses, de faire émerger les idées communistes et nos propositions et de porter très haut notre exigence de rassemblement. Ils considèrent également urgente cette désignation, il est souhaité qu’elle soit décidée ou proposée le 5 novembre sans attendre plus longtemps. Attendre reviendrait dès maintenant, à accepter notre effacement conduisant au ralliement à une candidature existante, Mélenchon ou une autre. Les communistes jouant le rôle d’appoint et de colleurs d’affiches.

Il est par ailleurs constaté que la question Mélenchon ou pas Mélenchon est un faux débat qui porte sur les personnes. Cela nous fait passer à côté de l’essentiel : quelle conditions remplir pour permettre à la gauche antilibérale, écologique et de progrès d’être au second tour de la présidentielle et de créer une dynamique pouvant conduire à une majorité de députés élus (es) à l’assemblée nationale, condition pour mettre en œuvre des réponses radicales visant à changer les choses en profondeur.

Des camarades partageant ce point de vue ont tenu à faire part qu’une candidature communiste n’était pas une démarche identitaire, elle était avant tout une proposition de candidature faite aux partis de gauche antilibéraux, écologiques et de progrès pour promouvoir et construire un rassemblement majoritaire, en annonçant clairement que le candidat communiste se retirerait le cas échéant afin de favoriser une candidature commune partagée.

A ce jour, concernant JL Mélenchon les camarades présents constatent qu’il refuse une construction commune de l’union, il souhaite un ralliement sans condition à sa candidature. Ce qui n’est pas acceptable. Trois choses au minimum doivent être discutées : le cadre du rassemblement, le contenu concret et les candidatures aux législatives.

A ce jour les camarades ne souhaitent pas que le PCF se rallie à Mélenchon. Cela provoquerait des risques de déchirements internes d’autant qu’il est ressenti chez Mélenchon la volonté de vouloir affaiblir le parti pour mieux faire ensuite ce qu’il veut.

Des camarades n’excluent pas la possibilité d’une construction avec Mélenchon dans le cadre du rassemblement. Ils demandent que l’on fasse attention à un refus définitif de sa candidature. Demain on peut se retrouver avec lui, s’il le veut bien, autour d’une table pour construire le rassemblement et être amenés aussi bien avec lui qu’avec d’autres acteurs politiques (écologistes – Ensemble - Frondeurs PS etc. etc.) à partager un programme qui ne sera pas l’intégralité de celui des communistes.

Les communistes de la section ont donné leur accord sur le binôme de candidatures proposé pour les législatives 2017 sur la 12ème circonscription du Rhône, Bertrand Mantelet et Maud Millier Dumoulin en précisant que la démarche était identique à celle de la présidentielle, il et elle sont des candidats à la candidatures proposées aux citoyens et aux autres acteurs politiques de la circonscription.

L’AG a décidé de tenir le 13 novembre un Repas Républicain avec un Couscous. Nous avons un mois pour remplir la salle (100 à 120 personnes) sachant que cette initiative peut prendre le caractère de circonscription avec la présentation publique de notre binôme de candidatures.

Les camarades d’Oullins et de l’Ouest Lyonnais seront prochainement rencontrés le lundi 24 octobre dans le cadre de la législative.

Le 13 novembre, un débat aura lieu de 10h à 12h, Jean Marc Durand a donné son accord pour participer au nom du Conseil National. Nous serons 8 jours après la conférence nationale.

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