Conférence Nationale du 5 novembre des interventions pour comprendre le choix clair fait...

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Jean-Marc DURAND.

Nous avons fait du rassemblement le plus large pour une gauche de transformation sociale et une alternative à la politique gouvernementale, un axe stratégique majeur.

Et nous affirmons justement, vouloir éviter le piège droite/FN. Cela sous-tend, sauf à se raconter des histoires, de pouvoir déboucher sur une seule candidature représentative de l’ensemble de cette gauche non gouvernementale si on veut avoir un espoir qu’elle se qualifie pour le second tour.

Pour l’heure nous n’y sommes pas parvenus, mais devons-nous nous y résigner ? Tout le monde semble dire non à cela dans le parti.

La question est donc par quel processus, avec qui nous estimons pouvoir parvenir à cette fin et comment mettre en œuvre un travail politique en ce sens.

Un candidat est déjà déclaré, JL Mélenchon et depuis un moment sans du reste ne rien avoir demandé à personne.

La première question est : ce candidat représente-t-il un espoir sérieux pour ce large rassemblement à gauche sur des contenus à la fois porteurs d’espoirs et de réels objectifs de transformation.

Selon ses propres dires cela semble difficile. Ses proches et lui-même n’hésitant pas à repousser ce type de perspective à partir du moment où il est question de socialistes et pas seulement de ceux qui sont au gouvernement….

Mais plus important encore. Ce qui fonde le rassemblement et cela transparait de plus en plus dans les interventions et les positions des communistes ce sont les contenus, ce qu’a d’ailleurs fait ressortir la GCC. La question des propositions portées pour combattre réellement la domination des marchés est jugée comme primordiale dans le processus de rassemblement. Emplois, salaires, sécurité sociale et professionnelle, services publics, crédit, banques, BCE, fiscalité, sont considérés comme devant être des enjeux prioritaires des prochaines élections. De ce point de vue, les propositions de JL M interrogent : fusion IR/CSG, Europe, Euro si ça ne va pas on en sort, travailleur détachés mangeant le pain des travailleurs français, énergie électronucléaire c’est fini, etc…

Mais JL M c’est aussi le culte exacerbé du chef, une posture qui peut d’ailleurs le conduire à tous moments à des dérapages de moins en moins contrôlés. Sa gestion annoncée des candidatures aux législatives et des financements attachés, achèvent le tableau.

Choisir JL M dans ces conditions c’est :

- fermer toute perspective crédible à l’élargissement du rassemblement à gauche sur de vrais contenus alternatifs et donc choisir le rassemblement autour de la petite gauche antilibérale, sans espoir et sans perspective pour le peuple au moment des élections mais aussi pour après.

- privilégier la démarche sur les contenus et c’est comme le fait Pierre (Laurent) dans sa déclaration  se ranger sans condition derrière cette candidature.

Difficile alors de croire ensuite en la réalité d’une campagne autonome du PCF sur des contenus, encore plus difficile de croire que JL M et son équipe pourraient bouger leur programme, difficile de croire enfin que pour les législatives nous ne serions pas confrontés partout à un –e candidat-e de la F I. (France Insoumise).

Fort de note décision majoritaire de congrès et respectueux du choix des camarades, il apparaît alors que faire la proposition d’une candidature communiste pour porter notre conception du rassemblement et mettre en avant nos propositions de contenu constitue un élément moteur de la construction d’une hypothèse gagnante, pour le Pcf, pour notre peuple et pour la gauche tout entière.

Car une candidature communiste c’est aujourd’hui laisser la porte grande ouverte sur l’avenir, c’est porter dans le débat des propositions de transformation sociale que personne d’autre ne portera et c’est ainsi donner toutes les possibilités à notre peuple et à la gauche de transformation de se retrouver rassembler autour d’un projet cohérent et fort sur lequel construire une candidature commune.

Voilà les axes, les repères forts que renverrait une candidature communiste, poussant le plus loin possible le rassemblement et ensuite faisant le point pour décider de l’avenir définitif de cette candidature. Cela donnerait un peu de souffle, un peu de visibilité au Pcf et renverrait un acte politique de courage capable de créer un vrai rassemblement et une vraie mobilisation de tous les communistes.

NB : Je n’ai pu prononcer cette intervention n’ayant pas été appelé à la tribune, il y avait 93 demandes d’intervention seulement 47 sont passées. Mais j’ai tenu à la porter à voter connaissance.

Intervention de Valérie Gonçalvès

Profondément attachée aux questions de l’écologie comme beaucoup d’entre nous, je pense que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon, nous discréditerait sur les questions environnementales et industrielles.

En effet, le programme de la « France insoumise », c’est la fermeture de la Centrale de Fessenheim, l’abandon de la prolongation de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans, de tous les projets d’EPR et du centre d’enfouissement des déchets…Il a décidé d’en finir avec la 3ème industrie française avec comme conséquence la perte de milliers d’emplois qualifiés et la perte d’un savoir-faire reconnu dans le monde entier. Melenchon décide désormais à la place des citoyens qu’il nous faudrait abandonner l’atout nucléaire. C’est la parfaite illustration de la posture tribunicienne qu’il a dorénavant adopté : candidat autoproclamé, campagne en dehors des partis, personnalisation outrancière de la démarche ; pour un candidat qui a fait de la sixième république citoyenne un axe central de son parcours, convenons qu’il vient d’endosser assez rapidement et soudainement les costumes et mauvaises habitudes de la monarchie présidentielle de la cinquième.

Qu’ira-ton raconter au million de travailleurs du secteur notamment les 300 000 ouvriers, cadres et ingénieurs de la filière nucléaire, qui par le passé votaient massivement pour le PS et le PCF.

Cette posture programmatique qui joue sur les peurs expédie aux calendes grecques, la difficile équation énergétique, équation qui doit tenir compte des besoins mondiaux de développement, de l'épuisement des ressources, et du grave problème du réchauffement climatique.

C’est aussi, rester sourd aux conclusions des travaux du GIEC. A savoir la nécessité impérieuse de faire reculer rapidement et massivement les énergies fossiles « carbonées » (charbon, pétrole, gaz) et de « décarboner » au maximum une électricité ayant vocation à les remplacer. Le GIEC reconnaît clairement que l’énergie nucléaire sera un des leviers incontournables pour contrer le réchauffement climatique et en même temps répondre à une demande mondiale considérable pour 2050. En l'absence d'ambitions industrielles énergétiques nouvelles, couplant énergies renouvelables et nucléaire,  il sera impossible d'atteindre cet objectif dans les délais souhaités. C’est très grave pour notre planète.

Le programme de Mélenchon c’est le modèle de la transition énergétique allemande qui débouche sur plus de charbon nord-américain, plus de gaz russe, plus de lignite polluante. Et des dizaines de milliers d’emplois industriels supprimés ! Une électricité la plus chère d’Europe et le 1er pays émetteur de gaz à effet de serre de l’Europe. Au final la démarche Mélenchon, confortera la domination pétrolière.

Denis Durand  - Intervention
au conseil national du PCF, 4 novembre 2016

Depuis plusieurs mois maintenant, nous menons bataille avec trois objectifs : rassembler la gauche contre les politiques d’austérité pour empêcher la catastrophe d’un deuxième tour droite-extrême-droite, développer, pour y parvenir, les axes d’un Pacte d’engagements partagés prolongeant le programme du Front de gauche L’humain d’abord, préserver l’unité du Parti.

À ce stade, les communistes doivent décider de la meilleure façon de poursuivre cette bataille : soutenir Mélenchon ou mener campagne avec un(e) candidat(e) désigné par nous.

En ce qui concerne le premier objectif, rassembler la gauche, une candidature communiste ne sera pas une candidature de plus.  Notre candidat pourra dire : je ne mène pas une stratégie personnelle et partisane, je suis le porte-parole d’une campagne dont le premier objectif est de rassembler. Si nous parvenons à un accord sur un Pacte d’engagements partagés, si les circonstances l’exigent et si les communistes en décident ainsi, je suis prêt à retirer ma candidature pour soutenir un candidat porteur de ces engagements.

En revanche, appeler à voter Mélenchon, c’est prendre acte de l’échec de nos efforts de rassemblement. Jean-Luc Mélenchon, ne veut pas rassembler la gauche, il l’a dit et répété, et tout soutien supplémentaire ne fera que le renforcer dans cette détermination.

En ce qui concerne les axes du rassemblement, j’avais signé en 2012, avec une cinquantaine d’économistes engagés en faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, un texte de soutien au programme du Front de gauche L’humain d’abord.

Je pourrais signer un texte similaire aujourd’hui car les mesures qu’il mettait en évidence figurent dans La France en commun et dans nos sept axes. Mais aujourd’hui ce ne pourrait pas être un soutien à Mélenchon car les mesures qui font la cohérence économique et politique de l’Humain d’abord – la mise en chantier d’une sécurisation de l’emploi et de la formation avec de nouveaux pouvoirs des travailleurs sur la gestion des entreprises et sur les banques, un fonds de développement européen pour mettre la création monétaire de la BCE au service de l’emploi et des services publics, des pouvoirs de contre-propositions des salariés pour imposer le financement par les banques de projets industriels créateurs d’emplois… sont absents du programme de la « France insoumise ».

Dans ce programme, il n’est plus question de SMIC à 1 700 euros, ni d’éradiquer le chômage ; on se contente de viser le « plein-emploi », c’est-à-dire le taux de chômage – de l’ordre de 7 % en France si l’on en croit la plupart des calculs – auquel le marché du travail capitaliste s’équilibre.

C’est cohérent avec les déclarations du candidat affirmant que la gestion des entreprises est l’affaire des patrons, et avec son abandon de la logique de classes comme base d’un programme de gauche au profit d’un « populisme de gauche » assumé qui flirte maintenant avec le vocabulaire et les thèmes de l’extrême-droite.

Pour Jean-Luc Mélenchon, ce n’est pas le capital qui « vole le pain » des travailleurs, ce sont les travailleurs détachés. Ces idées sont dangereuses et elles doivent être combattues mais comment le faire si on appelle à voter pour celui qui les porte ?

Enfin, sur l’unité des communistes, il est clair que Mélenchon et ses soutiens agitent un chantage à la scission en mettant en avant des « communistes insoumis ». Mais faut-il se laisser impressionner ?

Dans toutes les assemblées de sections et de fédérations dont nous avons eu le compte rendu, cette position est ultraminoritaire, voire inexistante ; ce qui domine massivement, quelle que soit l’option préférée des intervenants, c’est la critique de la stratégie, du programme, des objectifs du chef de la « France insoumise ». Alors, comment les communistes peuvent-ils entendre le discours suivant : « nous ne partageons pas les objectifs, les pratiques de Mélenchon, nous rallier à la « France insoumise » serait renoncer à notre autonomie en tant que parti, donc… nous appelons à voter Mélenchon » !

Du seul point de vue de l’unité des communistes, c’est dévastateur.

On nous dit : « mais si nous présentons une candidature, nous ferons 1 % des voix ». C’est un risque qu’il faut regarder en face.

Mais est-il plus grand que le risque de poursuivre le processus de démobilisation et de démoralisation qui commence à faire des ravages dans nos rangs ?

Au contraire, si nous avons une candidature ambitieuse, si nous, la direction du Parti, nous engageons avec loyauté et détermination dans la campagne, nous pouvons libérer l’énergie militante de ces milliers de jeunes qui ont animé les manifestations contre la loi El Khomri, de ces milliers de nos camarades qui dans leur syndicat, dans leur entreprise, travaillent à armer les salariés contre les projets de la droite et de l’extrême-droite ?

Nous pourrons mieux faire entendre nos propositions et donner une cohérence et un élan positif à notre campagne dans les circonscriptions législatives.

Reste à savoir qui peut être ce candidat. Pierre Laurent est-il prêt à l’être ? J’ai cru comprendre qu’il ne privilégiait pas cette hypothèse. Dans ce cas, qu’a-t-il répondu à la proposition d’André Chassaigne d’être ce candidat avec l’accord de la direction du Parti ?

Pour se prononcer en toute connaissance de cause, les communistes ont besoin d’avoir les réponses à ces questions.

Marine Roussillon

Nous traversons une période très inquiétante. La situation économique et sociale continue à se dégrader, avec la perspective d’une nouvelle crise financière. Le pouvoir est discrédité comme jamais. Le mouvement social peine à trouver le chemin de la victoire et subit la répression. L’avenir qui semble le plus probable : une droite ultra-réactionnaire au pouvoir, une explosion du chômage de masse, de nouveaux attentats et de nouvelles pertes de liberté.

En même temps, 69% des Français se déclare opposé au capitalisme et ce chiffre n’a jamais été aussi haut.

Dans une telle situation, le PCF ne peut pas rester l’arme au pied. Notre première responsabilité c’est d’en finir avec le défaitisme des camarades, le flou de nos prises de position, la tentation d’enjamber la présidentielle. Nous devons définir un cap commun capable de mettre en mouvement le parti : dans la perspective des élections, mais aussi des batailles qu’il faudra mener après.

Nous avons donc besoin d’être clairs. Ce n’est pas tout à fait le cas dans la résolution. Tout le début de la résolution affirme la continuation de nos décisions de congrès : poursuivre nos efforts de rassemblement, de reconstruction de la gauche sur des contenus, un projet de progrès pour la France.

Mais la première option qui nous est proposée, celle du ralliement à Jean-Luc Mélenchon, est en contradiction avec cette stratégie.

Si nous choisissons de nous rallier à JLM, comment pourrons-nous continuer à œuvrer au rassemblement le plus large possible ? Nous fermerons au contraire la porte à un rassemblement plus large.

Si nous choisissons JLM, comment ferons-nous entendre nos propositions dans la campagne ?

On nous parle de campagne autonome du PCF. Mais comment ? Jusqu’à présent, et alors que nous avons encore notre ralliement à mettre dans la balance, nous n’avons pas réussi à construire un cadre de discussion avec Jean-Luc Mélenchon. Comment croire qu’après un ralliement officiel, quand nous n’aurons plus rien à lui offrir, nous réussirons à construire un cadre collectif de campagne ?

Au contraire, choisir de désigner un candidat communiste conserve au parti toute sa marge de manœuvre, dans une situation qui bouge très vite. Surtout, ce choix donnera une visibilité nouvelle à nos propositions et à notre stratégie. Nous sommes nombreux ici à avoir envie d’éteindre notre télé à chaque fois qu’on y débat politique. Vous imaginez le bien que ça nous ferait, que ça ferait au pays, d’entendre, dans les débats sur les migrants, la voix d’un candidat communiste ? d’entendre, quand on parle de la crise, un candidat porter nos propositions ?

Enfin, le choix d’une candidature communiste serait un atout pour l’avenir. Notre choix ne peut pas être simplement le coup d’une fois ! Cessons le zapping politique et stratégique. Inscrivons nous dans un projet de long terme, qui donne un souffle nouveau à notre action, un projet de long terme, de reconstruction de notre parti, de la gauche et de la France.

Frédéric Boccara

intervention à la Conférence Nationale du PCF - 5/11/2016

1. Une grande question : la crise. Crise à gauche, crise de la politique, crise dans le pays. Les repères sont brouillés. Cela amène la séduction de la droite et de l’extrême droite. Cela amène de l’autre côté la tétanisation de la gauche et l’abstention de tant de gens. Tant de gens qui s'ils s’abstiennent, soit dit en passant, ne sont donc pas comptés dans les sondages actuels auxquels il ne font donc pas faire dire plus qu’ils ne disent !

Pourtant des forces considérables existent. La bataille contre la loi El Khomri l’a montré de façon exemplaire, avec une unité syndicale considérable, permettant même d’envisager, de rêver, à une réunification effaçant le grand schisme et la grande division syndicale issue de la guerre entre la CGT, FO, la FSU (issue de la FEN) et même la CGC !

Alors certes un peuple de gauche est en risque de déshérence, mais le PCF tient la gauche debout. Toute la gauche !

2. Mais cela exige des contenus précis. Tout autre chose que le célèbre et vague « la finance est mon ennemi ».

a. Il faut un contenu précis et radical, tout en étant graduel, à partir de la situation actuelle :

  • sur la finance et les banques, pour les maîtriser afin qu’elles pratiquent un tout autre crédit,
  • sur l’emploi, avec le besoin d’un véritable système de sécurisation de l’emploi et de la formation, comme nous avons commencé à le formuler de façon précise dans le projet de loi que nous avons co-élaboré avec des forces sociales et des intellectuels
  • sur les pouvoirs nouveaux à créer, tout particulièrement dans les entreprises et sur l’argent
  • sur l’Europe, pour une toute autre Europe, et pour changer le rôle de la banque centrale européenne (BCE), bras armé de cette Europe néo-libérale, en exigeant de créer un Fonds européen pour les services publics, démocratique et financé à zéro pour cent (0%) par les milliards d’euros créés par la BCE

b. Cela exige aussi des repères. Car à tout cela s’oppose le capital et le grand patronat. Les affronter est précisément ce qui nous sépare, par exemple, de la direction du PS et des hollandais actuellement aux manettes. La grande lutte contre la loi El Khomri nous a bien montré où étaient ces repères. Et face à Juppé et à la droite, avec ses réformes réactionnaires, contre les retraites par exemple, il va nous falloir beaucoup de repères, de conscience et de mise en éveil sur la domination du capital…

Des repères enfin pour avancer vers une nouvelle civilisation commune à toute l’humanité, et la recherche de valeurs communes.

3. Jean-Luc Mélenchon s’est séparé de cela, avec ses options « ni droite, ni gauche », avec son « indépendantisme français » sous-entendant que ce serait mieux avec notre patronat prétendument national ! Il désigne les travailleurs détachés à la vindicte, il entretient le flou sur le financement de son programme économique, il épouse la rhétorique du FN, ce que d’ailleurs M. Le Pen ne manquera pas de lui faire remarquer.

Bref, il tourne le dos à l’Humain d’abord, programme du Front de gauche en 2012.

Alors que nous l’avons développé et précisé, même s’il faut mettre en avant dans l’intitulé de nos axes l’emploi et la question d’un autre monde.

4. Alors, concernant les options, la résolution les chapeaute toutes deux par la volonté de rassemblement. C’est illogique. Si nous choisissions de soutenir JL Mélenchon, ce que je ne souhaite pas, cela verrouillerait immédiatement le rassemblement. Alors que si nous avançons un candidat communiste, cela ouvre le rassemblement. Nous sommes d’ailleurs les seuls à pouvoir légitimement parler à tout le monde à gauche ! Je rappelle que le congrès avait décidé en juin dernier de « mettre à disposition du rassemblement un candidat communiste, porteur de notre conception du rassemblement et de nos propositions ». Cette décision avait été prise avec un vote à 80% des délégués. Il n’en a été rien fait jusqu’ici. Ce n’est tout simplement pas normal

5. La présidentielle est un grand moment de politisation. Tenons-en compte, même si nous combattons la présidentialisation de la politique et les institutions de la 5è République. Il faut utiliser ce moment pour travailler notre présence dans les médias, notre visibilité. Ils seront obligés de nous faire une place. Or, si nous appelions à voter Jean-Luc Mélenchon, outre l’illisibilité d’un tel positionnement, nos interventions compteraient dans son temps de parole. Il nous faudrait lui demander son autorisation chaque fois que nous interviendrions !

6. Hier nous avons eu un Conseil National où beaucoup d’interventions, la majorité, se sont prononcées pour l’option d’un candidat communiste. L’AFP prétend au contraire qu’il y aurait un « fort courant » en faveur de Jean-Luc Mélenchon. C’est faux. Les avis sont partagés, pour le moins. Et une grande partie des communistes qui s’y rallient, le font par défaut, si ce n’est par résignation.

7. Or des camarades sont disponibles pour être candidat. André Chassaigne, notamment, a annoncé sa disponibilité. Nous avons un grand potentiel dans nos rangs. Cela doit être indiqué dans la formulation du bulletin de vote.

8. Nous ne sommes plus en 2007 : la crise financière, puis l’expérience Hollande sont passés par là. Ne nous sous-estimons pas. Allons-y ; parlons à tout le monde, aiguisons les débats, dans une démarche de candidature ouverte, unificatrice, rassembleuse, avec nos propositions novatrices, pour donner sens et cœur à notre peuple, construire sa résistance, reconstruire la gauche et l’alternative.

INTERVENTION DE CHRISTIAN PICQUET

(Comité exécutif national, fédération de Haute-Garonne)

Même si je n’en tire pas la même conclusion que lui, je partage avec Pierre (LAURENT) la conviction que, dans notre débat, il nous faut toujours partir – je dirais grand angle – de la ligne de rassemblement que notre dernier congrès a adoptée, et qui réunit largement les communistes.

Cette ligne nous a dotés devant le pays de l’image d’un parti agissant au seul service de l’intérêt général, en fonction des seuls attentes de notre peuple. Mais surtout, elle est aujourd’hui la seule en mesure de déjouer le scénario-catastrophe dont nous sommes menacés : la victoire d’une droite extrémisée et ultralibérale, voire de l’extrême droite, avec une gauche laminée pour de très nombreuses années.

Cette ligne est d’autant plus pertinente que rien n’est encore joué. Tout démontre même que les lignes peuvent à tout moment bouger.

Ainsi, ce que vient de confirmer la « grande consultation citoyenne », après le mouvement social contre la loi El Khomri, c’est que le peuple français n’est pas résigné aux solutions libérales que lui proposent les partis d’alternance. De même, le discrédit des tenants de la politique gouvernementale est devenu tel, qu’ils peuvent parfaitement sortir battus de la « primaire » socialiste, alors que celle-ci était conçue pour servir une nouvelle candidature de François Hollande.

De ce point de vue, la question à laquelle notre conférence nationale doit répondre est simple : quelle décision peut le mieux permettre de peser sur les rapports de force et de poursuivre jusqu’au bout notre démarche stratégique ?

Cela me conduit, pour ma part, à considérer que l’option 1, le soutien à Jean-Luc MÉLENCHON, risque de mener le parti dans une impasse.

Évitons, dans cette discussion, l’argument qu’utilisent certains camarades, qui dénoncent cette opinion comme une opposition de principe à la personne de Jean-Luc MÉLENCHON.  Je ne me sens, pour ma part, nullement concerné, ayant contribué à construire avec lui le Front de gauche en 2009...

Le véritable objet de notre discussion porte sur le fait que décider de soutenir MÉLENCHON en décembre mettrait de fait un terme à notre bataille pour un rassemblement large à gauche.

Personne ne peut croire qu’après avoir opté pour un candidat déjà déclaré et en campagne, nous puissions revenir sur cette décision au cas où les lignes viendraient à bouger à gauche.

J’ai bien entendu Pierre parler tout à l’heure d’une décision possiblement « évolutive ». Sauf que la candidature à laquelle il est proposé de nous rallier, elle, ne sera jamais « évolutive » !

Je ne doute pas de la conviction des camarades qui veulent poursuivre la bataille du rassemblement tout en choisissant l’option 1.

Mais quelle lisibilité aurons-nous en choisissant un candidat qui dit sur tous les tons qu’il récuse l’idée même d’unité à gauche sur une politique d’alternative aux trahisons du quinquennat ? Quel espace nous restera-t-il face à un candidat qui explique qu’il n’y aura aucun accord politique avec quiconque, ni sur les axes d’une campagne qui se mène en rupture notable avec ce qui faisait l’accord du Front de gauche en 2012, ni sur la conduite de la bataille électorale ?

Soutenir Jean-Luc MÉLENCHON dans ces conditions, c’est lui signer un chèque en blanc !

Quant aux législatives, là où il nous faudra rassembler largement l’électorat de gauche pour faire élire des députés communistes, la ligne de MÉLENCHON, consistant à dénoncer tout ce qui n’est pas la « France insoumise », sera un très lourd handicap.

Et je ne parle même pas de la volonté affichée par ledit MÉLENCHON de présenter partout des candidats qui devront s’inscrire dans le cadre de la charte de la « France insoumise ». À commencer – qui ne le voit ? – par les circonscriptions où nous avons déjà des députés ou que nous pourrions gagner…

À l’inverse, l’option 2 nous laisse des marges de manœuvre infiniment plus grandes.

Elle ne va évidemment pas sans difficultés. Elles doivent être discutées franchement. Mais, s’agissant de l’une des principales, la possibilité de nous doter d’une candidature apte à rassembler les communistes et à mener une bataille dynamique, l’intervention ce matin d’André (CHASSAIGNE) prouve que nous pouvons parfaitement la surmonter.

Par conséquent, les difficultés d’une candidature issue de nos rangs me paraissent moindres que les déboires dont nous menace le ralliement à MÉLENCHON.

Parce qu’elle sera un haut-parleur pour notre politique. Parce qu’elle pourra peser en faveur d’une candidature d’union dès lors qu’elle annoncera d’emblée son intention de se retirer si nos efforts en ce sens viennent à porter leurs fruits. Parce qu’elle nous permettra de ne pas nous retrouver piégés par une entreprise politique dont nous ne partageons ni les expressions publiques, ni les objectifs affichés.

 

Jacky Hénin

intervention à la Conférence Nationale du PCF _ 5/11/2016

Malgré le peu de temps qui nous est imparti, comment parler de la forme, sans évoquer le fond ?

Surtout quand le fond, c’est la France et son peuple.

La France, notre nation, qui voit : sa position au classement des puissances mondiales sans cesse reculer, son potentiel industriel se réduire comme peau de chagrin, ses services publics être progressivement asphyxiés au point de mettre en cause la qualité du service rendu, malgré le dévouement et le courage de ses salariés, son taux de chômage régulièrement progresser, ses riches devenir chaque jour plus riches quand des millions de ses citoyens vivent sous le seuil de pauvreté…

Son peuple qui n’en finit plus de souffrir : Encaissant plan de restructuration sur plan de restructuration, Voyant, années après années, les acquis de luttes sociales dures remis en cause, l’activité de ceux qui défendent les autres criminalisée, Constatant la diminution et le ponctionnement constant de ses revenus pour alimenter le formidable Casino de la finance, Contraint, pour un nombre en continuelle progression, de se priver de beaucoup, y compris de se soigner…

La France et son peuple, vont mal !

D’autant plus mal qu’ils viennent de subir deux quinquennats désastreux, dont les résultats, non seulement ont entraîné une aggravation des difficultés, mais sont parvenus à dénaturer un peu plus la place du politique dans la société.

Tout ceci est fort bien dit dans la résolution, je ne m’y attarde pas.

Comme il est également fort bien exprimé, que si nous voulons offrir un espoir de changement à notre peuple, il nous faut à la fois : proposer une alternative politique ambitieuse et crédible, construire, avec tous ceux qui le souhaiteront, le rassemblement le plus large possible, qui permettra de ne pas voir se résumer le débat à un mano à mano entre la droite et son extrême.

Même s’il est encore perfectible, le texte qui nous est proposé peut être adopté sans que quiconque n’ait à renier ses engagements passés et présents.

Il en va différemment de l’adoption de l’une ou l’autre des options qui nous sont proposées.

Disons-le franchement, nous avons à faire à deux logiques complètement différentes.

La première tente de nous expliquer qu’il est nécessaire de se ranger immédiatement derrière Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’un large rassemblement autour de sa candidature est possible, que les communistes peuvent faire ce choix tout en conservant une autonomie dans la campagne.

La seconde exprime l’idée, que la taille du rassemblement n’est pas encore suffisante, que de nombreuses propositions formulées par les Communistes ne sont pas suffisamment versées au débat, et qu’en conséquence il peut apparaître fort de présenter un candidat Communiste qui :

  • porterait avec courage, force et opiniâtreté nos propositions,
  • continuerait à appeler à la construction d’un rassemblement plus large, seul capable de s’opposer au scénario décrit précédemment.
  • Maintiendrait sa candidature en cas d’échec d’accord politique, pourrait retirer sa candidature si les conditions étaient réunies.

Comme je défendrai cette proposition et que d’autre avant moi, ont développé les raisons de fond de ce positionnement, je vais m’efforcer en quelques mots de vous expliquer ce qui me gêne dans la première option.

Construire un rassemblement susceptible de s’opposer au scénario écrit par avance d’un débat droite extrême-droite au second tour. Fort bien.

Sauf que croire que Jean-Luc Mélenchon puisse actuellement incarner un rassemblement plus large encore, alors même qu’il développe un antisocialisme primaire qui indispose de très nombreux ex électeurs  socialistes (certes particulièrement déçus, mais pas mûrs pour accepter n’importe quoi), est une vue de l’esprit.

Croire que soutenir dès aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon, nous permettra de passer les présidentielles à l’abri de l’hiver, pour être peinards au printemps, pour les législatives est, compte tenu de l’attitude et des propos actuels de Jean-Luc Mélenchon à l’égard des communistes, une autre vue de l’esprit.

L’insulte, la volonté de mépriser la démocratie collective, le souhait de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions pour tenter de tuer financièrement notre parti (c’est son propos), ne me semblent pas être des éléments qui plaident pour la réalisation de ces vœux.

Oh, j’entends bien certain dire : mais de toute manière ils ne seront pas capable de présenter des candidats partout, et au pire, les scores réalisés seront minables.

Peut-être, sauf que minable ne pourrait pas nous battre mais pourrait assurément nous faire perdre.

Faut-il rappeler ici les différents exemples :

Des municipales, des européennes, des départementales, des régionales ?

Ainsi donc, dans le contexte actuel, le rassemblement immédiat derrière Jean-Luc Mélenchon ne permettrait ni de rassembler plus large, ni d’empêcher la droite et son extrême de s’opposer au second tour, au contraire.

Enfin pour ceux qui pensent que l’on peut soutenir tout de suite Jean-Luc Mélenchon et que si jamais une autre possibilité se présentait demain, alors il serait toujours temps de décider, je vous laisse imaginer le discrédit que nous aurions alors à supporter : pauvres girouettes que nous serions pour la majorité des citoyens de ce pays.

Même si je considère, que comme moi, le Parti Communiste Français a beaucoup de défaut, je suis de ceux qui pensent sincèrement qu’il a déjà et encore beaucoup à apporter à notre pays, son peuple.

Oui, nous devons continuer à travailler à la construction du plus large rassemblement possible permettant d’offrir à notre peuple une alternative à la débâcle annoncée. Y parviendrons-nous, l’avenir nous le dira

Pour l’heure, il importe de continuer à travailler pour que notre pays et son peuple puissent relever la tête.

À travailler au rassembler et pas à diviser.  À construire et pas à détruire.  À promouvoir la démocratie et pas à remettre au goût du jour des modes de fonctionnement qui nous ont fait beaucoup de tort.

Regardons les difficultés en face, abordons l’avenir avec lucidité et clairvoyance

Continuons à agir avec ardeur pour construire avec tous ceux qui le voudront un autre avenir pour notre pays et son peuple.

 

Intervention (non prononcée) de Didier Le Reste (fédération PCF de Paris)

A la conférence Nationale du PCF le 5 novembre 2016

Dans le contexte dans lequel nous nous trouvons, il est me semble-t-il, utile d’avoir une appréciation équilibrée des actions que nous avons engagées ces derniers mois.

Il faut bien sûr valoriser les efforts consentis à rassembler les forces anti-austérité pour tenter de faire émerger une candidature de rassemblement mais force est de constater que nous sommes en échec.

A partir de là, nous devons en tirer les enseignements pour la suite. Pour ma part je regrette de nouveau que parallèlement à nos efforts pour élargir le rassemblement de la gauche anti-libérale nous n’ayons pas en interne travaillé à construire une candidature qui permette de représenter dans les meilleures conditions possibles le moment venu, la sensibilité communiste.

Je récuse l’idée par ailleurs qu’une candidature communiste diviserait alors que ceux qui avancent ce prétexte n’ont pas la même intransigeance avec les autres candidatures. Cela m’interpelle !

Non, nous ne devons pas nous effacer, nous excuser, renoncer à ce que nous sommes !

Le PCF demeure un parti structuré, implanté sur le territoire avec des militants, des élu-e-s, des sections et cellules locales et d’entreprises, des fédérations…

Non, cher-e-s camarades, non cher Pierre, la candidature de Jean-Luc Mélenchon, n’est plus une candidature de rassemblement tel que nous le concevons.

La façon dont il s’est déclaré candidat, le fait qu’il récuse les partis, les conditions qu’il met à ceux qui le rejoignent, l’égocentrisme surdimensionné qu’il affiche (sans parler des insultes qu’il profère à notre égard) sont de mon point de vue révélateurs de la nature de sa vraie démarche.

Voyons bien, et je pense que ce n’est pas fini, que nous avons de plus en plus de divergences de fond avec le programme politique que porte Mélenchon.

Il en est ainsi entre autres de la question des flux migratoires, de l’avenir du nucléaire, de l’Europe, de l’agriculture, de l’économie de la pêche, de la situation des salariés détachés mais aussi sur le SMIC, à un moment où nous revendiquons un SMIC à 1700€ bruts Mélenchon propose 1300€ nets !

Le programme de Mélenchon s’éloigne donc du contenu de l’Humain d’Abord que nous entendons à juste titre replacer dans nos campagnes.

A cet égard, le mouvement social singulièrement le mouvement syndical questionne sur les perspectives politiques au sein de la gauche antilibérale. Qui va porter, transférer dans la sphère politique les revendications sociales et les attentes populaires ?

Des camarades, pour justifier leur choix de soutenir Mélenchon expliquent que cela va nous aider aux législatives. Je considère que c’est là faire une nouvelle erreur stratégique.

A ces camarades je suis tenté de leur adresser de façon fraternelle une citation de Churchill qui disait « ils ont voulu éviter la guerre par le déshonneur, ils ont eu la guerre et le déshonneur ! ».

Réfléchissons un instant sur le fait que présenter une candidature communiste nous affaiblirait pour les législatives.

En 2007, le PCF fait près de 2% à la présidentielle et nous avons derrière un groupe de 20 députés à l’Assemblée Nationale.

En 2012, le candidat du Front de Gauche, soutenu par le PCF obtient 11% des voix à la Présidentielle et nous ne faisons élire que 10 députés !

Comme je l’ai exprimé hier au Conseil National, j’estime que le bulletin de vote qui est soumis à la Conférence Nationale est déséquilibré, voire quelque peu alambiqué. Dans la mesure où André Chassaigne a rappelé ce matin sa disponibilité, je propose que d’une façon ou d’une autre, celle-ci soit présentée dans le texte de l’option 2.

Pour terminer mon propos, je veux souligner que nombreux sont les camarades qui veulent apporter leur soutien à Jean-Luc Mélenchon qui disent qu’ils le font sans enthousiasme, un peu contraints, par défaut et qu’ils ne souhaitent pas s’inscrire dans la France insoumise.

Vous avouerez que c’est confus et peu mobilisateur !

Pour ma part, je préfère m’engager dans la campagne pour un-e candidat-e communiste de façon combative, déterminée en ne sous-estimant pas les difficultés mais en portant haut le drapeau de la lutte, du rassemblement, celui du PCF !

Conférence nationale du 5 novembre 2016

Intervention Alain Pagano

Choisir l’option Mélenchon, pour moi c’est la stratégie de l’autruche ! On met la tête dans le sable, on ne voit plus le danger mais ça ne l’écarte pas !  On « élimine » le problème de la présidentielle 2017 mais JLM reviendra + fort en 2022 !

Et c’est quand qu’on reconstruit le PCF et qu’on reconstruit une gauche authentique ? Pour paraphraser un slogan connu : la reconstruction de la gauche, c’est maintenant ! Et c’est maintenant avec un candidat communiste de rassemblement !

Choisir l’option JLM, pour moi, c’est un revirement stratégique par rapport à tout ce qu’on a dit et écrit ces derniers mois. J’ai été d’accord avec beaucoup de ce qu’a dit Pierre Laurent … sauf l’aboutissement de son discours sur le choix d’option. Choisir JLM c’est se prononcer pour un candidat qui ne se prononce pas pour le rassemblement et qui va rendre très difficile ce rassemblement. Et quand on est partisan de cette démarche de rassemblement, de l’esprit originel du Front de gauche, qu’on a créé, alors on doit être dans le choix d’une candidature communiste de rassemblement pour faire vivre le Front de gauche que Mélenchon voudrait enterrer.

Faire vire le rassemblement dès les présidentielles et aux législatives … ce qui sera difficile avec JLM. Je ne veux pas faire un discours théorique, donc je veux prendre quelques exemples concrets de ce point de vue.

Des réactions que j’ai depuis 2 jours [à l’annonce du choix de Pierre Laurent d’appeler à soutenir JLM, NDLR], plusieurs socialistes déçus, et on vise cet électorat, quand même, m’ont dit vouloir voter à la présidentielle + à gauche que le PS … mais pas pour JLM ! Est-ce qu’on donne de l’espoir à ceux là, en proposant une candidature qui leur ressemble, qui fédère plus largement à gauche, plus que ne sera capable de le faire JLM ?

Une partie des mêmes socialistes déçus m’a dit être prêts à s’engager dans un rassemblement aux législatives à nos cotés. Sera ce encore possible si l’on soutient JLM ? J’ai de sérieux doutes …

Troisième exemple enfin. Nous sommes en train de travailler nos candidatures communistes aux législatives et une camarade que j’ai sollicitée pour être candidate, et elle n’est malheureusement pas isolée, m’a dit « pourrons nous être candidats aux législatives contre France Insoumise alors que nous aurons soutenu son candidat à la présidentielle ? »

D’ailleurs je m’étonne je m’étonne de cette contradiction. On nous invite à avoir des candidats PCF partout aux législatives pour porter la parole communiste, développer nos idées, structurer notre Parti, ce qui est juste. Alors pourquoi ce qui est possible aux législatives ne l’est pas aux présidentielles.

Enfin pour finir, je fais le choix en fonction d’une seule boussole : ce qui est le plus porteur d’avenir pour le PCF. Et là encore, pour moi, c’est l’option candidature PCF de rassemblement. Je le dis tranquillement, car j’ai bien entendu les discours de rassemblement et d’unité des communistes, que je partage totalement, c’est ce choix qui sera le plus rassembleur et le plus porteur d’unité pour les communistes, et donc de dynamique de campagne pour les élections présidentielles comme législatives.