Catastrophe humanitaire à Moussoul !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Cette photo prise le 3 décembre montre un petit Irakien qui a fui les violences de Mossoul. | AFP

Cette photo prise le 3 décembre montre un petit Irakien qui a fui les violences de Mossoul. | AFP

Les enfants pris dans la bataille que livre l'armée irakienne pour reprendre Mossoul à l'Etat islamique meurent, souffrent de blessures « atroces » et sont témoins de scènes « traumatisantes que personne ne devrait voir », a affirmé Amnesty International dans un rapport ce jeudi.

Mossoul, deuxième ville d'Irak, est le théâtre d'intenses combats depuis le lancement il y a deux mois d'une offensive visant à en déloger les djihadistes. Les forces armées irakiennes soutenues par la coalition internationale anti-djihadistes ont réussi à prendre le contrôle de quartiers dans l'Est de la ville, mais les mercenaires terroristes de l'EI continuent de contrôler l'Ouest et les combats de rue sont féroces.

Dans son rapport, Amnesty International pointe combien les enfants « pris dans le feu de la brutale bataille de Mossoul ont vu des choses que personne, peu importe son âge, ne devrait voir », comme l'explique Donatella Rovera, conseillère de l'ONG pour les situations de crise.

« J'ai rencontré des enfants qui ont subi d'atroces blessures et ont vu leurs proches et leurs voisins décapités par des obus, déchiquetés par des voitures piégées ou des bombes, écrasés sous les décombres de leurs maisons », poursuit-elle.

Mouna, une femme dont Amnesty a recueilli le témoignage, raconte ainsi comment ses deux filles Teiba, 8 ans, et Taghreed, 14 mois, ont été tuées par des tirs d'obus en novembre.

« J'ai dit aux filles de rentrer. Les bombardements et les tirs duraient 24 heures sur 24 dans notre quartier. Puis, un obus est tombé à côté de la maison », a-t-elle raconté à l'ONG. « Je me suis écroulée. En tombant, la tête de ma fille Teiba a heurté le portail et la plus petite a rampé jusqu'à moi puis s'est effondrée sur mes genoux ».

Dans un autre rapport, publié mercredi, Human Rights Watch avait déjà mis en lumière, témoignages à l'appui, la façon similaire à celle utilisée à Alep, dont les terroristes visent « délibérément » les civils qui refusent de leur servir de « boucliers humains » et les décès de civils causés par les frappes aériennes de la coalition internationale et de l'armée irakienne.

Publié dans Moyen Orient

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