Non à la fermeture de la Seita Riom

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Non à la fermeture de la Seita Riom
À quelques jours de Noël, les salariés de la Seita, les syndicats et les élus se sont réunis, à Riom, avec la volonté farouche de trouver une parade à la fermeture.

« On a pris un coup de massue le 29 novembre avec l'annonce de la fermeture de l'usine Seita de Riom et du centre d'analyse des Aubrais. La contrepartie c'est la création de 100 emplois en Pologne et en Allemagne ! Et la disparition de 1.000 emplois directs et indirects chez nous.

Aujourd'hui, on va lancer un comité de soutien pour se battre et fédérer les énergies ! » Devant une salle comble, les représentants syndicaux, ont très vite annoncé la tonalité. Très offensive!

Et l'ambiance d'union sacrée a frappé les esprits. Élus de tous bords, intersyndicales, salariés ont serré les rangs dans une atmosphère solidaire. La lutte pour le maintien de la Seita et ses milliers d'emplois à la clef, est devenue le symbole du combat pour l'emploi dans le bassin industriel du Puy-de-dôme.

Un sentiment lisible dans les paroles de cette salariée du laboratoire MSD-Chibret, vent debout pour exhorter l'assistance à la résistance.

« Arrêtons de baisser la tête. Votre projet de comité de soutien élargi est merveilleux. Quand une personne marche, les autres peuvent suivre. Ils suivront ! C'est un espoir pour l'emploi ouvrier en Auvergne ! Tous ensemble, nous pouvons y arriver ».

Une prise de parole suivie d'applaudissements nourris, et ponctuée de larmes.

Et malgré les discours des élus venus en nombre apporter leur soutien, la fracture entre les ouvriers et l'État s'est révélée béante.

« Attention, nous on a déjà vécu cela ! Lorsque notre usine a fermé à Carquefou, on a entendu les mêmes discours. Et ça n'a rien changé. Tout ce que l'on voit nous, c'est que dans deux mois, le plan il commencera ! Et quand l'usine sera fermée ce sera trop tard pour agir ! », a averti un salarié.

Avant de conclure, sans appel : « Les politiques ont toutes les cartes en main. Leur rôle est d'agir. On ne peut pas fermer une usine qui réalise 1,5 milliard de résultat net. »

Souces: La Montagne

Publié dans Luttes sociales

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