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Poutine rejette les provocations d'Obama

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Poutine rejette les provocations d'Obama

Les Etats-Unis sur nombre de dossiers ont perdu la main et n'arrivent plus à imposer leur façon de voir le monde placé sous leur domination économique, financière et militaire. Et cela est une bonne chose pour la paix et le développement.

L'administration américaine sous la responsabilité d'Obama a été la spécialiste des coups tordus contre la souveraineté des peuples et des états provoquant colère voire rejet de ces derniers.

Venezuela, Argentine et Brésil ont été ses cibles premières; l'espionnage des principales capitales européennes a laissé des traces dans la confiance entre les forces dites de l'occident; en Syrie l'intelligence russe a marqué des points indéniables favorables à la paix alors qu'Obama jouait la carte des terroristes pour faire tomber le pouvoir syrien et entreprendre un nouveau partage des sphères d'influence au Moyen Orient avec les dictatures des royaumes du golfe et certains pays européens; pis la Turquie, pilier essentiel de l'OTAN dans la région, vient d'être un des acteurs dans la trêve conclue entre la Russie, la Turquie, la Syrie et les dits "rebelles" syriens écartant les USA et les forces terroristes que l'occident soutenait; enfin les USA sont empêtrés dans le bourbier Irakien qu'ils ont mêmes créé sous l'ère de la famille Busch.

Rajoutons qu'en Ukraine Obama a soutenu le régime fasciste de Kiev et contribué à la guerre civile, la Russie n'a pas laissé faire et a montré une redoutable fermeté pour faire respecter les accords de Kiev; en Libye suite à son intervention militaire hors des clous fixés par l'ONU, qui fit 120 000 morts selon la Croix-Rouge, Obama et l'OTAN ont détruit le pays et jeté 6 millions de civils dans un sinistre cauchemar.

Il ne s'agit là que des cas les plus visibles qui ont fait la une de l'actualité. Ce bilan catastrophique a sans doute pesé de manière importante dans le résultat des élections américaines et la perte de la Maison Blanche par le parti démocrate.

Alors avant de quitter définitivement le pouvoir, Obama essaie de redorer son blason tout en savonnant la planche de son successeur.  Ainsi il a entrepris de normaliser les relations américaines avec son voisin cubain mais sans lever le blocus et sans tenir son engagement de fermer la prison de Guantanamo et de restituer cette partie de l'île à Cuba; les Etats-Unis se sont abstenus lors du vote du Conseil de Sécurité de l'ONU condamnant les colonies israéliennes en Palestine provoquant des tensions avec Natanyahou habitué par la Maison Blanche à faire ce qu'il veut comme l'a démontré l'horrible guerre qu'il a menée contre le peuple de Gaza en 2015.

Enfin Obama tentent des provocations grossières comme celle visant à accuser la Russie d'être impliquée dans le piratage informatique survenu lors de l'élection américaine dans le but de la faire perdre aux démocrates.

Obama a même pris des sanctions à l'égard de la Russie. Au plan diplomatique, il a déclaré "persona non grata" 35 diplomates russes et a décidé la fermeture de deux centres russes qui servaient à des activités de renseignement. La décision affectera l'ambassade de Russie à Washington et le consulat de Russie de San Francisco. Les 35 agents diplomates russes ont 72 heures pour quitter le territoire américain. L'accès aux deux centres, situés à New York et dans le Maryland, devait être interdit à tout responsable russe dès vendredi midi.

Le monde était figé dans l'attente de la réponse russe. Mais Vladimir Poutine a fait le choix de ne pas tomber dans la provocation.  Il a assuré vendredi que la Russie n'expulsera aucun diplomate américain en réaction à l'annonce des sanctions prises par Obama.

Le président russe déplore que ce dernier ait choisi de conclure ainsi ses deux mandats à la Maison blanche et dit attendre l'arrivée de son successeur, Donald Trump, pour se prononcer sur l'avenir des relations entre les deux grandes puissances.

Dans un communiqué, le Kremlin affirme. "Nous nous réservons le droit d'adopter des mesures de représailles mais nous ne nous abaisserons pas au niveau de cette diplomatie de 'cuisine' irresponsable" et les enfants des diplomates américains en poste à Moscou sont invités à une fête de fin d'année au Kremlin, dit-il encore.

Par ailleurs le Kremlin réfute les accusations américaines, tout en doutant de la portée de sanctions prises à moins d'un mois de la fin du mandat du président démocrate, et Sergueï Lavrov, vendredi, les a à nouveau jugées sans fondement. Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a, lui, manié l'ironie. "il est regrettable de voir que l'administration Obama, qui avait commencé par raviver nos relations, achève son mandat dans une agonie anti-Russie. RIP (Repose en paix-NDLR)", écrit-il sur sa page Facebook.

Ces provocation américaines génèrent une dégradation dangereuse des relations russo-américaines déjà abîmées ces dernières années par les guerres en Ukraine et en Syrie.

On ignore encore si Donald Trump cherchera à revenir sur ces mesures. Le futur président a balayé les accusations de la CIA et des autres agences de renseignement américaines qui ont conclu que la Russie était à l'origine de cyberattaques. Il rencontrera sous peu les responsables de la communauté du renseignement.

Selon un haut responsable américain, Donald Trump pourrait annuler les décisions de Barack Obama car elles relèvent de l'exécutif. Il a toutefois "déconseillé" une telle initiative.

Si cela devait être le cas, Trump se heurterait à l'opposition de certains membres du Parti républicain au Congrès car selon eux Moscou "cherche constamment à nuire aux intérêts américains", a-t-il dit. Les sénateurs républicains John McCain et Lindsey Graham ont quant à eux annoncé leur intention de mener des efforts au Congrès pour "imposer des sanctions plus dures à la Russie".

Obama a appelé à la rescousse le clan de l'occident pour ne pas rester isolé. Il a estimé que les Etats-Unis et leurs alliés devaient travailler ensemble pour s'opposer aux efforts de la Russie pour interférer dans les processus démocratiques.

Affaire à suivre

Publié dans International

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