Urgent Turquie: l'organisation Etat islamique revendique l'attentat contre le club Reina à Istanbul

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Nouvel an triste pour les Turcs une nouvelle fois touchés par un attentat à Istanbul

Nouvel an triste pour les Turcs une nouvelle fois touchés par un attentat à Istanbul

L'organisation terroriste revendique l'attentat dans un communiqué. «Dans la continuité des saintes opérations menées par l'Etat islamique contre le protecteur de la Croix, la Turquie, un soldat héroïque du califat a frappé une des discothèques les plus connues où les chrétiens célèbrent leur fête apostate", lit-on dans le communiqué repris par l'agence Reuters.

Ce lundi matin, le quotidien turc Hürriyet affirmait déjà que l'assaillant, toujours en fuite, était soupçonné d'être lié à l'organisation Etat islamique et précisait qu'il pourrait être originaire d'Asie centrale. 39 personnes ont été tuées dans l'attaque.

Un conseil de sécurité exceptionnel s'est tenu à Istanbul sous la direction du Premier ministre Binali Yildirim, mais sur les réseaux sociaux et dans les médias, des questions apparaissent déjà : par exemple comment un homme a pu entrer, armé, dans une discothèque connue pour contrôler sa clientèle...

Autre sujet de polémique, les injonctions de plusieurs mouvements islamistes et aussi, de journaux ultranationalistes qui avaient appelé les Turcs à ne pas fêter l’arrivée du 1er janvier, une fête qui n’est pas à leurs yeux compatible avec l’islam. Ainsi le quotidien Milli avait notamment fait sa Une hier avec cette phrase à postériori glaçante : ne célébrez pas le Nouvel an, ceci est le dernier avertissement.

Sur les réseaux sociaux justement et dans les témoignages de personnes à Istanbul, un mot revient souvent ce dimanche : « Bataclan ». « C’est notre Bataclan », disent les Turcs. « Nous avons eu un répit de quelques heures, de quelques minutes, pour fêter le Nouvel an », disait une jeune Turque qui était sur place dans la discothèque cette nuit. « Et déjà c’est l’enfer qui recommence », se lamente-t-elle.

Selon le président Erdogan cette agression visait à « semer le chaos dans le pays », mais « en tant que nation, nous combattrons jusqu'au bout non seulement les attaques armées de groupes terroristes et les forces derrière eux, mais aussi leurs attaques économiques, politiques et sociales » a-t-il assuré.

La Turquie « lutte contre les groupes terroristes qui sont implantés dans la région, contre les terroristes de Fethullah Gülen tout comme contre ceux de Daech, qui sont nés du vide politique en Syrie et en Irak, a surenchéri le Premier ministre, Binali Yildirim. Bien sûr, nous savons qu'il y aura des représailles, mais nous allons toujours nous tenir debout face à la terreur ».

Au moins 39 morts dont au moins quinze étrangers

Au moins 39 personnes ont été tuées et 65 blessées dans l'attaque. L'identité de 17 des victimes a été publiée par l'hôpital où les corps ont été amenés : 16 Turcs et un Irakien pour le moment.

Tout au long de la matinée, les ambassades étrangers ont publié leurs propres chiffres: Selon les informations de leurs deux pays respectifs, au moins trois Jordaniens et deux Tunisiens ont été tués lors du carnage dans la discothèque. De son côté, la Belgique déplore la mort d'une personne à la double nationalité belge et turque, Israël pleure le décès d'une jeune femme de 19 ans. Un Libanais est porté disparu et trois autres ont été blessés. La ministre turque de la Famille a déclaré que des ressortissants de l'Arabie saoudite, du Maroc et de la Libye figuraient également parmi les victimes, sans donner de précision sur leur nombre.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a annoncé qu'une Franco-Tunisienne a été tuée avec son époux tunisien dans l'attentat. Par ailleurs, trois Français ont été blessés dans l'attaque, condamnée « avec force et indignation » par le président Hollande qui a exprimé sa « solidarité avec la Turquie dans cette épreuve ».

Publié dans Moyen Orient

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