Les métallos de Drome Ardèche sont en colère

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Les métallos de Drome Ardèche sont en colère

Lors d'une assemblée générale des syndicats CGT de la métallurgie Drôme/Ardèche le lundi 13 février 2017, il a été décidé d’appeler tous les élus et délégués CGT de la Métallurgie des deux départements à se rassembler devant l’UIMM, maison de l’industrie, Plateau de Lautagne, 21, rue Pierre Méchain, 26000 Valence le mardi 21 février 2017 à 9h00

Les métallos sont en colère. En effet lors des négociations annuelles ayant lieu avec l'UIMM locale pour la revalorisations des minis garantis de la métallurgie et suite aux négociations en cours sur la convention collective nationale avec l'UIMM, le patronat a annoncé clairement la couleur, il veut en finir avec:

  • la prime d’ancienneté,
  • les 3 jours de carence,
  • les jours de congé d’ancienneté,
  • ne plus reconnaitre les diplômes !

 C’est un nouveau recul social que la CGT n’acceptera pas !

Rassemblement de tous les élus métallos CGT le mardi 21 février 2017 à 9h00 devant l'UIMM.

Intervention prononcée par l'USTM devant la chambre patronale de la métallurgie

"Nous sommes réunis aujourd’hui devant la chambre patronale afin de protester d’une part sur le niveau des propositions faites à ce jour par le patronat de notre Département.

Rappel des propositions : 0,61 % puis 0,80 % !

Ceci est bien loin de la réalité des besoins des salariés de ce pays, alors que nous assistons à un enrichissement éhonté de certains PDG ou de versement de dividendes tout aussi inacceptable plutôt que d’investir sur les salaires et les investissements dans l’outil productif.

Mais nous sommes aussi ici car, comme vous le savez, l’UIMM négocie au niveau national une convention collective nationale. Les premières négociations laissent apparaitre une volonté patronale d’en finir avec la reconnaissance de la prime d’Ancienneté. La volonté de supprimer la prise en charge des trois jours de carence lors d’une absence pour maladie. Mais surtout de revenir à l’ignorance du peuple qu’ils espèrent en ne voulant plus reconnaitre les diplômes. C’est vraiment une modification d’un choix de société car c’est par l’éducation que les peuples se sont levés contre les exploitations, toutes les exploitations !

Comment pousser ses enfants à faire des études si c’est son poste de travail que l’on paie ? Ah quoi bon pousser nos enfants à faires des études, si cela ne donne pas droit à une reconnaissance dans le salaire !

Nous assistons à une logique patronale qui est bien réfléchie sur le long terme et sur l’ensemble de la société. Regardez comment le patronat est appelé à financer les facs et que celles-ci soient un outil de formation aux services des entreprises plutôt que des universités du savoir penser, agir, vivre ensemble ! Non, cette conception vieillotte, dépassée et du passé où nous serions venus au monde que pour le bien être de nos capitalistes.

C’est pourquoi la CGT a la volonté et de s’opposer à ce recul historique, et de proposer une convention collective nationale qui tire tous les salariés vers le haut.

Il est maintenant du devoir de chaque élu CGT d’informer rapidement les salariés. Imaginez demain la tête des salariés qui auront une fiche de paie sur laquelle la prime d’ancienneté aura disparu et qu’après une semaine de maladie il ne soit indemnisé que deux jours ! Et tout ça dans l’ignorance parce qu’il n’aura pas été informé ! Si nous n’avons pas le rapport de force suffisant au moins informons largement ! Mettons chacun devant ses responsabilités comme les autres organisations syndicales qui signeront un tel recul ! Là aussi informons !

Merci de votre participation."

 

 

Publié dans Luttes sociales

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