Oscar de l’escroquerie publique, Dassault plus fort que Fillon, Macron ou Le Pen

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Oscar de l’escroquerie publique, Dassault plus fort que Fillon, Macron ou Le Pen

C’est Fillon la vedette, dommage pour Dassault qui mérite lui aussi l’Oscar de l’escroquerie publique.

Marchand d’armes, avionneur, sénateur, patron de presse (Le Figaro), chevalier de la Légion d’honneur, ex-maire de Corbeil-Essonnes, cinquième fortune française avec 17,5 milliards d’euros, une fortune privée entièrement bâtie sur des subventions publiques, il vient pour la première fois d’être condamné à une petite amende de 2 millions d’euros et à cinq ans d’inéligibilité pour avoir dissimulé au fisc des dizaines de millions d’euros pendant quinze ans.

« Les faits justifieraient une peine de prison ferme », avait dit le président du tribunal.

Mais son âge lui a valu toutes les indulgences. « Moi, je m’en fous », dit Serge Dassault.

En mars 2008, il s’en foutait moins. Lors d’une réunion publique pour les municipales à Corbeil-Essonnes, ses gros bras cognaient Pascale Pascariello, une journaliste de LÀ-BAS et il nous poursuivait en justice. Il faut dire que Pascale avait osé poser trois questions gênantes.

Quand Dassault faisait cogner l’équipe de Là-bas [06 mars 2008]

Marchand d’armes, sénateur-maire, patron de presse, Serge Dassault restera comme le modèle de la mafia capitaliste à l’ancienne. Il aura dû jongler avec les trois pouvoirs : affaires, politiques, médias.

Aujourd’hui, plus besoin de se salir les mains dans la politique, payez-vous un gros média, les politiques vous mangeront dans la main. Voyez Xavier Niel ou Patrick Drahi, plus besoin de jeter des sous aux pauvres pour se faire élire, plus besoin d’acheter des voix. Demandez à Macron l'ami de Drahi.

Alors que Monsieur Dassault est toujours poursuivi pour achat de votes et corruption électorale, l’affaire est toujours à l’instruction et risque d’y rester encore un certain temps.

Publié dans Finances-riches

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