Le 7 mai 2015 : Macron franchissait le rubicon !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Le 7 mai 2015 : Macron franchissait le rubicon !

Le 7 mai 2015, aux alentours de minuit, Emmanuel Macron a posé la première pierre de sa campagne présidentielle 2017.

Cette nuit-là, à la surprise générale, le ministre Macron approuvait au Sénat un amendement UMP à la loi qui porte son nom.

Cet amendement visait à instituer une commission chargée, dans un délai d'un an, de réécrire totalement le Code du Travail ! Adopté deux fois par le Sénat, supprimé à chaque fois par l'Assemblée Nationale à majorité PS, l'amendement n'avait aucune chance de figurer dans le texte définitif de la loi Macron.

Mais le geste politique était là : Macron avait franchi le Rubicon en envoyant au patronat français - le Medef était évidemment le véritable auteur de l'amendement - le signal qu'il était l'homme qui n'hésiterait pas à recomposer le paysage politique en alliant les socio-libéraux avec la droite.

Cette alliance contre les salariés est en marche pour former un gouvernement de combat au service des intérêts du patronat. Faire aboutir ce projet nécessite de plomber la droite de la droite (l'affaire Fillon) et ce qui reste de la gauche (2 candidats) pour faire de Macron l'adversaire de Le Pen au soir du premier tour.

Le danger, pour les salariés, est que les électeurs, dégoutés par ces manœuvres, s'abstiennent au second tour et laissent la candidate du FN parvenir au pouvoir.

Pour le patronat, il n'y a aucun risque. S'il ne parvient pas à installer son poulain, l'option Le Pen est aussi la sienne. En effet, le discours prétendument social du FN c'est du vent. L'option FN c'est à court terme l'élimination (emprisonnement ou assassinat) des syndicalistes revendicatifs et de leurs organisations syndicales. Rien qui puisse effrayer le patronat.

Par Bernard Adrian

Publié dans La loi Macron

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