Une ou deux leçons des élections au Pays bas qui ne sont pas celles que l’on croyait…

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Une ou deux leçons des élections au Pays bas qui ne sont pas celles que l’on croyait…

L’extrême-droite n’a pas réalisé de percée notable aux Pays-Bas lors du scrutin législatif de ce 15 mars. En revanche, la coalition sortante est fortement sanctionnée, notamment les Sociaux-démocrates qui perdent les trois quarts de leurs sièges.

L’extrême-droite néerlandaise n’a finalement réalisé qu’un score décevant lors des élections des 150 sièges de la Seconde Chambre des Etats-Généraux. Le Parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilders, allié inconditionnel du Front national français, islamophobe et europhobe, n’obtiendrait, selon les sondages sortis des urnes que 20 sièges et 13,1 % des voix, soit 5 sièges et 3 points de plus qu’en 2012. Une hausse modeste qui ne lui permet pas d’égaler son score de 2010 (15,7 % des voix) et encore moins de lutter pour la première place, occupée par les Libéraux du VVD du premier ministre sortant Mark Rutte, donné à 21,3 % et 33 sièges.

D’abord il est clair que dans la plupart des pays européens personne ne veut de l’extrême-droite… Il est vrai que comme je ne cesse de le répéter, Hitler lui-même n’a jamais été majoritaire et il a été appelé par les forces conservatrices qui craignaient la contagion révolutionnaire, les communistes. Nous n’en sommes pas là ni dans un sens, ni dans l’autre. Et vouloir tronquer toutes les élections en agitant la peur de la dite extrême-droite que les sociaux démocrares gonflent artificiellement est une des manipulations du suffrage universel qu’il faut dénoncer. Nous devons refuser d’être menée par cette crainte artificielle qui est simplement une des manières pour que rien ne change.

La deuxième leçon du scrutin est la déroute des sociaux démocrate pro-européens dont le leader a été un de ceux qui a mis le couteau sur la gorge des Grecs.

Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, avait refusé il y a deux ans toute négociation avec le nouveau gouvernement grec. « Mémorandum ou banques fermées », avait menacé le président des ministres des Finances de l’UE. Les grecs ont du plier devant cet ignoble chantage parce que leur leader n’ont pas eu la force de poser la nécessité de la rupture avec l’UE, les Grecs avaient dû se plier et continuent toujours aujourd’hui à être étranglé. Mais : le parti de Dijsselbloem, le PvdA, a hier été complètement désavoué par les électeurs néerlandais : de 38 députés, il passe à 9 !

Rien n’est joué et tous les rafistolages  ne sont que reculer pour mieux sauter,parce que la politique sera la même, elle sera même aggravée  l’urgence est dans la construction d’une véritable perspective

Nous sommes à un moment clé de la crise du capitalisme, celui où le développement des forces productives exige de nouveaux rapports sociaux, un ébranlement généralisé. Tout ce qui cherche à maintenir des rapports qui ont fait leur temps devient mortifère. Ceux d’en bas ne veulent plus être gouvernés par ceux d’en haut…

Danielle Bleitrach

Publié dans Europe

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