La colère explose dans les hôpitaux comme au bloc opératoire de Ariège-Couserans

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

La colère explose dans les hôpitaux comme au bloc opératoire de Ariège-Couserans

Le 24 mars, la CGT déposait un préavis de grève reconductible et illimité à la demande de l'ensemble du personnel non médical du bloc opératoire du centre hospitalier Ariège-Couserans. Une cessation concertée du travail a ainsi pris effet le 1er avril. Après plusieurs jours de piquet, de négociations et de rencontres, le syndicat CGT de l'hôpital couserannais souhaite apporter une réponse aux propos tenus par le directeur de l'établissement le 4 avril.

Des effectifs insuffisants

Il évoquait des opérations «déprogrammées la semaine dernière : celles-ci sont la conséquence d'un effectif insuffisant, aucunement liées au préavis en cours à cette date, mais aux dysfonctionnements habituels du bloc opératoire dénoncé depuis plusieurs mois par la CGT et déclencheurs, entre autres, de cette grève illimitée».

La revendication de l'équipe du bloc demandant des moyens humains et matériels en nombre suffisant devrait donc bien être au centre des préoccupations de la direction, poursuit le syndicat. «Vouloir décrédibiliser l'action de grève du personnel en faisant fonctionner le bloc en effectif plus important les jours de grève qu'en période normale par le biais des assignations est inacceptable, commente Arnaud Sevin, secrétaire général CGT du Chac.

L'équipe du bloc est encore plus mobilisée et déterminée. 100 % des infirmières sont grévistes afin de faire aboutir leurs revendications et ainsi assurer des soins de qualité et ce en toute sécurité pour les patients dont ils ont la responsabilité». En attendant, la CGT est prête à répondre au rapport de force engagé par la direction, mais en tant qu'organisation responsable, elle souhaite et sollicite à nouveau l'ouverture de nouvelles négociations «dès que les assignations abusives cesseront». La CGT a d'ailleurs assigné le centre hospitalier devant le tribunal administratif, en référé, pour ce qu'elle considère comme des abus.

«Pas d'interlocuteurs»

«Nous travaillons sur ce dossier. Trois cadres de santé se sont attelés à cette tâche. Nous avons demandé aux médecins de modifier leur manière de programmer les interventions». Jean-Philippe Sajus admet qu'il existe des véritables soucis, au bloc, en termes d'effectifs et de dépassement d'horaires, mais qu'il s'évertue à trouver des solutions et déplore «ne pas avoir d'interlocuteur» : les syndicats ont boudé la réunion organisée jeudi soir sur le fonctionnement du bloc opératoire.

Le mouvement, la semaine prochaine, pourrait se calmer : le planning des interventions est moins rempli, et la mise en place d'effectifs réduits, «de sécurité», devrait suffire. De nouvelles tensions pourraient survenir au retour des vacances de Pâques.

Publié dans Luttes sociales

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