Macron le jeune surfait, peut devenir âne en une soirée...!

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Macron le jeune surfait, peut devenir âne en une soirée...!

Macron avoue ne pas tout comprendre de son propre discours !

Souvent moqué pour le caractère abstrait de certaines de ses tirades, Macron s'est trouvé pris à défaut vendredi par la complexité de son discours sur l'Enseignement supérieur, et l'a donc décrypté en direct.

C'est une grosse source de critiques: Emmanuel Macron a, dans ses discours, un goût pour les envolées lyriques. Cherche-t-il à imiter Jean Luc Mélenchon le maître en la matière ou cherche t-il à péter plus faut que son cul ?

Il a beau être féru de philosophie comme il dit, le fait est que Macron se prend souvent les pieds dans le tapis quand la complexité du propos se fait trop audacieuse.

Exemple, tout dernièrement dans l'Isère à l'occasion d'un propos sur l'enseignement supérieur et la recherche, le candidat lit un passage du discours - qu'il n'a visiblement pas écrit - au sujet de la gouvernance des universités. «Mon équipe m'a préparé un texte dont la subtilité mériterait que je le lise comme un entomologiste pour ne froisser personne. Comme je n'arrive pas à être convaincant en ânonnant des textes lus, je suis obligé d'être sincère et de vous dire ce que je pense et donc ce que je vais faire si je suis élu», a d'abord prévenu l'ancien patron de Bercy, avant d'exposer sa vision de l'université de demain.

Un discours déconcertant qui n'a pas échappé au jeune conseiller national LR Jens Villumsen,qui en a diffusé des extraits sur les réseaux sociaux. Extraits:

«Je suis tout à fait favorable à ce qu'on construise de nouveaux modèles de gouvernance. Ces nouveaux modèles pourront être mis en place à l'initiative des acteurs eux-mêmes et assureront une plus grande souplesse», lance-t-il d'abord, sans grande conviction, avant de se livrer à un premier aveu. «Je vous lis ce qu'on a m'a mis», glisse-t-il avant d'essayer de reprendre le fil du propos:

«dans la composition des instances dirigeantes et dans les modalités d'organisation interne». «Initialement je n'ai pas compris cette phrase. Moi, la relation que je veux instaurer avec vous, c'est plutôt une relation de clarté pour qu'on puisse agir efficacement», ironise le candidat sous les rires de la salle.

Pour ne pas rester sur une incompréhension générale, Macron tente ensuite de reprendre dans ces mots le jargon technocratique. «Ça veut dire que je suis favorable à ce que localement, quand c'est porté, il puisse y avoir une organisation ad hoc qui soit retenue, du type des grands établissements. Une organisation qui permet d'être mobile, d'avoir une activité la plus réaliste possible, de s'adapter à l'écosystème, d'être pragmatique. Je ne suis pas pour un modèle unique en termes d'organisation de nos universités. Je suis pour qu'elle puisse y associer les partenaires à leur gouvernance, toutes celles et ceux qui sont pertinents pour avoir une action efficace. Donc je suis pour plus d'autonomie, je suis pour une gouvernance plus simple portée par des acteurs de terrain et qui ne soit pas imposée dans un modèle unique d'en haut», a-t-il décrypté.

Une circonvolution complexe pour dire simplement son soutien à l'autonomisation des universités. Un charabia incompréhensible !

On peut constater que l'autonomie des universités n'est pas le seul sujet complexe s'être heurté à la complexité du verbe des plumes de Macron, comme a pu le relever le LAB. «On a un gros problème avec l'évaluation. Personne n'aime l'évaluation. Donc là c'est pareil, on m'a préparé un texte qui est absolument illisible sur l'évaluation», a encore admis le candidat, un peu plus tôt dans le discours.

Comment cet homme qui prétend jouer un rôle de premier plan dans notre République fait écrire ses discours et n'ait pas foutu de les traduire en langage clair pour tout le monde !

Il ne devrait même pas être candidat et en plus ne mérite surtout pas de l'être !

Publié dans Présidentielle 2017

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