Ferrand sera t-il le Cahuzac de Macron !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Ferrand sera t-il le Cahuzac de Macron !

Le Canard enchaîné a publié des révélations sur une affaire immobilière concernant le ministre Richard Ferrand (ancien député socialiste et un des créateurs du clan Macron), conduisant le gouvernement Macron à être attaqué par la classe politique au moment même où le ministre de la justice, Bayrou, doit présenter une des premières lois de l'équipe, relative à la « moralisation de la vie publique ».

Cela fait vraiment tâche et constitue un nouveau couac pour Macron!

Les faits: le ministre a permis à son épouse d’emporter un marché immobilier lors de la location d’un logement commercial par une mutuelle dont il était alors le directeur. Conflit d'intérêt disiez vous ?

En effet Richard Ferrand fut, de 1993 à 2012, le directeur général des Mutuelles de Bretagne, qui fédèrent plusieurs mutuelles de santé du Finistère. Une grosse institution donc, avec d'importants moyens provenant des contributions sociales de ses adhérents.

Selon Le Canard enchainé, lorsque la société s’est mise en quête, en 2011, de locaux commerciaux à louer pour un nouveau centre de soins, le choix s'est porté sur la Saca, une société civile immobilière (SCI), qui allait notamment être dirigée par l'épouse même de Ferrand, Sandrine Doucen,avocate brestoise. Donc des postes clé de direction tenus en famille !

Une SCI qui n’existait pas encore légalement, toujours selon l’hebdomadaire. La décision du conseil d’administration a été prise avant même que la Saca ne soit enregistrée au greffe du tribunal de commerce et ne fasse l’acquisition de ces locaux. Vraiment étrange et pour le moins suspect !

« L’achat des locaux de la rue George-Sand n’a lieu que le 1er juillet suivant. Le Crédit agricole du Finistère accepte de prêter à la Saca 100 % du prix d’achat et la totalité des frais dits “de notaire”, soit un peu plus de 402 000 euros, remboursables en quinze ans. »

Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184 000 euros, toujours selon Le Canard, la valeur des parts de la SCI « a été multipliée par 3 000 » six ans plus tard.

Aussitôt le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, annonçait qu’il allait saisir le parquet national financier pour qu’il ouvre une enquête sur « les agissements » présumés de Richard Ferrand.

L'entourage d'Accoyer a précisé que cette saisine se ferait en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, qui oblige les autorités publiques à dénoncer des délits éventuels dont ils auraient connaissance. Marine Le Pen,quant à elle, a demandé au ministre de « poser sa démission » :

« Je mets un trait d’égalité absolument total entre l’affaire Fillon et l’affaire Ferrand. Quand on veut que la première loi soit une loi de moralisation, dans moralisation, il y a morale. M. Ferrand devrait en tirer les conséquences lui-même. »

« C’était la proposition la moins chère ! Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne ! », tente de se justifier M. Ferrand dans le Canard enchaîné, et il ajoute dans le Télégramme :

« Ma compagne s’était déjà engagée dans l’acquisition de ces locaux avant la décision des Mutuelles. Ces dernières recherchaient en 2010-2011 en centre-ville de Brest, près du tramway et des transports en commun, une grande surface pour regrouper des services. »

Aussitôt le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner a affirmé "qu'il ne saurait être question de démission" déclarant qu'il s'agissait "d'un acte ni délictuel ni pénal". Mais qu'en sait-il?

Le PNF ne s’estime pas compétent

Créé à la suite du scandale de l’affaire Cahuzac, à l’initiative de l’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs accordés par François Fillon, le parquet national financier (PNF) ne s’estime pas compétent « à ce stade » pour ouvrir une enquête sur l’affaire immobilière révélée par Le Canard enchainé, selon une source proche du dossier. De prime abord, il semblerait qu'il y ait deux poids et deux mesures ! Pour le moins étrange.

Un fils employé à l’Assemblée

Une autre révélation du Canard enchaîné est venue s’ajouter à cette première affaire. Député depuis 2012, M. Ferrand a embauché pendant quatre mois son fils en tant qu’assistant parlementaire dans le cadre d’« un job d’été », « pour un travail sur le numérique, rémunéré au smic »..

« Concernant cet emploi, un de mes collaborateurs avait dû s’absenter du fait de lourds problèmes de santé. Au débotté, j’ai demandé un coup de main à mon fils, qui était disponible, et qui a été payé au smic », a déclaré Richard Ferrand dans Le Télégramme.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/05/25/comprendre-les-accusations-contre-le-ministre-richard-ferrand_5133865_823448.html#biWpZyRGWvkGWbl0.99

Publié dans Politique nationale

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