Les médias d'information présents sur le Rhône organisent la censure !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Les médias d'information présents sur le Rhône organisent la censure !

Suite à l'exclusion des candidats communistes et du Front de Gauche dans les débats publics du Progrès et de TLM, Raphaël Debu a rendu publique ci-dessous.

"Laissez les électeurs faire leur choix !

Les grands médias d’information locale ont décidé de faire vivre les élections législatives en
organisant un débat dans chaque circonscription. Cette initiative pourrait être louable, si elle offrait à tous la chance d’exposer ses idées à la connaissance du public et à la contradiction de ses adversaires. Il n’en est rien.

Débat limité, démocratie amputée

Ainsi le quotidien Le Progrès a décidé d’exclure de ses rencontres les candidats n’ayant pas les faveurs de la rédaction. C’est le cas, entre autres, de tous les candidats présentés par le PCF, EELV ou encore Lutte ouvrière. La rédaction prétend n’avoir retenu que les formations politiques ayant été représentées candidat à la présidentielle. Cet argument est ridicule !

Les faveurs de la rédaction

Les 3 formations systématiquement écartées ont pourtant toutes soutenues un candidat à
l’élection présidentielle : le PCF a défendu Jean-Luc Mélenchon, EELV Benoît Hamon et Lutte
ouvrière a présenté Nathalie Arthaud. À l’inverse dans la 11e circonscription (Givors), un candidat sans étiquette est invité à participer au débat, alors qu’il ne représente personne d’autre que lui-même. Suivant le même critère, il n’aurait donc pas pu être invité. Comment expliquer ce choix ?

Une sélection infondée

Mais surtout, cette pratique démontre une ignorance du fonctionnement de notre République. En effet comme le rappelle Le Monde :

« Les pouvoirs sont séparés. Les députés ne représentent pas le président de la République, mais une formation politique à l’Assemblée. C’est à eux qu’il revient (…) de définir la politique du pays.
(…) Les parlementaires peuvent eux-mêmes élaborer et proposer des lois, qui sont voulues par eux et non pas par l’exécutif. Ils peuvent donc porter un programme politique qui leur est propre aux législatives et ensuite le mettre en application s’ils sont majoritaires. »

Parodie de pluralisme

Nous dénonçons cette vision de la politique, qui présente les partis comme des simples écuries
roulant pour des candidats à la présidentielle. Les électeurs en ont assez de cet entre-soi qui réunit quelques candidats autorisés sous le regard approbateur des journalistes bien en cour.
Ils demandent simplement à être informés, en témoignent les excellents résultats du débat qui
réunit les 11 candidats avant le premier tour de l’élection présidentielle. Pour mémoire, les chaînes qui ont fait ce choix ont doublé leurs records d’audience !

C’est dire la piètre idée que la rédaction du Progrès se fait de la mission d’information, pourtant essentielle à l’exercice d’une démocratie.

Une telle sélection, arbitraire et infondée, est donc inadmissible !"

Publié dans Législatives 2017

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