Quand le débat vire à la mascarade : réaction sur l'attitude du Le Progrès par Raymond Combaz

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Quand le débat vire à la mascarade : réaction sur l'attitude du Le Progrès par Raymond Combaz


Lettre ouverte : Tel est pris qui croyait prendre !

Mardi 16 mai dernier, Le Progrès organisait un débat entre les candidats à l’élection législative dans la 11e circonscription du Rhône. Parce que la démocratie se nourrit de la confrontation des idées, un tel exercice aurait pu être salutaire, s’il n’avait été entaché par l’arbitraire et la malhonnêteté.

Arbitraire

L’arbitraire, c’est celui d’une rédaction qui s’autorise à sélectionner quels candidats ont droit à la parole. Lionel Cailles, rédacteur en chef adjoint et directeur départemental du Rhône, m’a expliqué pourquoi il m’a empêché de débattre : « Pour chaque débat, nous avons choisi les participants en fonction de leur représentativité électorale dans la circonscription et de leur parti au plan national. »

Cette pseudo-justification est surtout une preuve de mauvaise foi : le Parti communiste est solidement implanté dans la circonscription, il a des élus dans plusieurs villes du territoire et compte plus de 250 militants sur le terrain, tous les jours de l'année.

À l’inverse, on peut s’interroger sur la représentativité de M. Boudjellaba dans la circonscription : aux dernières élections, il a remporté 907 voix (moins de 1% des électeurs de la circonscription), score qu’il lui faut partager avec EELV.

Malhonnêteté

Ce semblant de débat a finalement tourné à la mascarade par la malhonnêteté de M. Boudjellaba lui-même. Non content de la complaisance habituelle dont il bénéficie dans les pages du Progrès, il a honteusement profité de ses passe-droits à la rédaction pour s’inviter dans un débat où il n’avait rien à faire.

Alors que les lecteurs et les électeurs attendaient de connaître les positions des candidats, il n’a fait que dénigrer la ville de Givors et n’a rien dit sur le reste de la circonscription, dont il se moque.

En fait, M. Boudjellaba n’est pas candidat. Il a squatté ce débat dans le seul but d’assouvir sa croisade personnelle contre la municipalité de Givors. Ce comportement nous révèle la conception qu’il se fait de la démocratie et du respect des électeurs.

Les électeurs dupés

Au final, les électeurs sont les premières victimes de cette situation. La rédaction également a été flouée, victime du manque de discernement de sa direction.

Nous déplorons cet état de fait, et nous appelons la rédaction à plus de probité et de professionnalisme. Nous rappelons que les candidats et les élus n’ont pas à choisir quels journalistes peuvent couvrir l’actualité, de même que les rédactions n’ont pas à choisir quels candidats ont le droit de s’exprimer.

Raymond Combaz
Candidat PCF-Front de gauche
11e circonscription du Rhône

Publié dans Législatives 2017

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