InOui, un pas de plus vers la privatisation de la SNCF.

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

InOui, un pas de plus vers la privatisation de la SNCF.

Après OuiBus, OuiGO et OuiCar, la #SNCF a annoncé la semaine dernière par la voix de son PDG Guillaume Pépy, le nouveau nom des TGV, rebaptisés "InOui".

Avec l'accord du Ministère des transports, la direction de la SNCF, vient donc d'amorcer un virage historique, supprimant toutes références aux notions historiques du service public ferroviaire : SNCF et TGV.

Si on prend l'exemple du changement de nom de France Télecom, devenu Orange, le coût de l'opération marketing pourrait s'élever aux alentours de 150 millions d'euros. Il aurait mieux valut investir ces sommes dans la rénovation du réseau !

Cette décision n'est pas une simple opération de communication. Elle cache en réalité une stratégie politique de grande ampleur. À savoir préparer l'ouverture à la concurrence, en gommant tous les repères historiques des usagers, tout en continuant à séparer les cheminots les uns des autres.

Avec la mise en place de cette nouvelle offre, qui coïncidera avec l'activation des portiques sécurités sur les quais, les métiers de contrôleurs (ASCT) et d'agents d'accueils sont grandement menacés.

Encore une fois il est regrettable que la quête de profits soit la seule boussole qui guide la politique d'entreprise à la SNCF.

Le Parti communiste français rappelle que la priorité doit être la réhumanisation des gares et des trains, l'amélioration des conditions de transports des usagers, un haut niveau de sécurité et des conditions de travail décentes pour les cheminots.

Tout cela est incompatible avec la politique de casse du service public ferroviaire menée conjointement depuis de nombreuses années par le gouvernement et la direction de la SNCF.

Thomas Portes, responsable national du PCF pour La Bataille du Rail.

Publié dans Politique nationale

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