Législatives : déclaration de la section de Pierre Bénite du PCF après le 1er tour

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Législatives : déclaration de la section de Pierre Bénite du PCF après le 1er tour

Les communistes de la section de Pierre Bénite remercient les électeurs du canton d’Irigny (69) qui ont fait le choix de voter pour Bertrand Mantelet et Maud Dumoulin-Millier au 1er tour des législatives.

Comme au niveau national, ce scrutin est marqué par une très forte abstention. Un électeur sur deux ne s’est pas déplacé. L’abstention est plus forte chez les jeunes et dans les quartiers et villes populaires où elle atteint 58,7% à Pierre Bénite.

La désunion de la gauche, une longue séquence électorale clôturée par le renouvellement de l’assemblée, la fatalité de l’impossibilité d’un vrai changement nourri par une terrible pression médiatique, ont conduit nombre d’électeurs à penser que leur vote n’empêcherait pas Macron de faire main basse sur l’Assemblée Nationale. A tort, ils n’ont pas jugé utile d’aller voter.

A l’issue du second tour, l’ensemble des droites (Macron-Les Républicains et le Modem) risque d’occuper 95% des sièges à l’Assemblée nationale alors que nationalement ils n’ont obtenu qu’un peu plus de la moitié des suffrages exprimés et seulement 1/4 des électeurs inscrits. La diversité politique de notre pays serait effacée. La gauche qui a réuni 9 millions de voix autour des candidatures de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon en avril 2017 serait niée en juin.

Que valent les commentaires qui glosent sur un score "historique", un «raz-de-marée" alors que le parti de Macron perd plus de deux millions de voix sur la présidentielle et que les ¾ des électeurs ont rejeté, sous une forme ou sous une autre, son projet néo-libéral.

Ces éléments révèlent une grave crise institutionnelle et une crise de régime potentielle d’autant que la légitimité de cette nouvelle assemblée nationale sera fortement discutable. Cette situation est le symptôme d’institutions à bout de souffle, elle appelle d’urgence une 6ème République.

L’annonce du 1er ministre conscient de cette crise de légitimité, visant à instaurer une dose de proportionnelle n’est pas à la hauteur de la crise. Ce replâtrage, repoussé à 2018, ne rendra pas plus légitime sa politique réactionnaire.

Eparpillés et désunis tous les partis de gauche voient leur audience reculer aux législatives. Le PS continue d’être sanctionné d’autant que son positionnement par rapport à la politique de Macron reste ambigu, sur la circonscription il n’atteint pas les 5%. La France Insoumise perd la moitié des voix de Mélenchon à la présidentielle.

Les candidats communistes avec 1,79% réalisent un résultat inférieur à nos attentes et aux exigences de la situation. Ils sont victimes de la désunion de la gauche malgré leurs efforts de rassemblement, de l’abstention des milieux populaires, d’un manque de lisibilité de leurs propositions, de la confusion avec les candidats France Insoumise et de leur exclusion des grands médias.

Personne à gauche ne peut être satisfait de tels résultats qui voient toute la gauche en lambeaux !

Dans la 12ème circonscription du Rhône, le second tour des législatives verra s'affronter Isaac-Sibille de la République en marche et Moroge des Républicains. L’un et l’autre n’ont pas les mêmes postures idéologiques mais défendent la même logique économique libérale au seul profit des marchés financiers et des actionnaires.

L’un et l’autre se retrouvent pour casser le Code du travail, pour précariser l’emploi et faire des cadeaux fiscaux aux plus riches. L’un et l’autre céderont aux pressions des intérêts privés dans la lutte contre le réchauffement climatique. L’un et l’autre sont les partisans d’une même politique ultralibérale. Dimanche 18 juin prochain, ni l’un ni l’autre ne méritent notre vote.

En votant blanc ou nul, les électeurs signifieront à ces deux candidats de droite, leur désaccord avec leur politique réactionnaire !

Un bulletin blanc ou un vote nul signifiera le refus de l’austérité, le refus de la casse sociale et démocratique, le refus de la Révolution conservatrice de Macron qu’appellent de tous leurs voeux le Medef et la finance. Il sera porteur de l’exigence de progrès social, d’une autre politique économique, écologique et démocratique fondée sur la satisfaction des besoins humains.

Il sera l’expression de la volonté de résister, de créer des rapports de forces qui imposeront des reculs au gouvernement. Dans les formes que décideront les intéressés, les communistes seront présents pour les soutenir, aider au rassemblement le plus important possible des salariés qui ont intérêt à ce que cesse cette casse sociale, pour gagner enfin !

Dès le lundi 26 juin, ils participeront au rassemblement revendicatif et de lutte avec les personnels de santé au siège des HCL pour exiger une autre politique publique de santé, avec notamment le maintien et le développement de l’hôpital Henry Gabrielle à Saint-Genis-Laval, l’amélioration des conditions de travail des personnels hospitaliers !

Il est urgent de reconstruire un parti communiste fort et actif dans les entreprises, les quartiers, les villes, c’est la condition pour reconquérir une gauche rassemblée, de combat, porteuse d’une alternative anticapitaliste.

C’est avec détermination que les communistes entreprendront ce travail de longue haleine qui peut donner des résultats plus rapides que l’on pense. Ils porteront avec opiniâtreté et audace leurs solutions novatrices et crédibles, parce qu’elles s‘attaquent aux racines de la crise. Ils poursuivront, au côté des salariés et des populations, leur combat pour la transformation sociale et démocratique qui place l’humain au centre de toute la vie économique, sociale et institutionnelle. Ils continueront inlassablement à porter leur projet émancipateur, pour un renouveau de toutes les activités humaines et la construction d’un communisme du 21ème siècle.

Fait à Pierre Bénite le 14 juin 2017

 

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Pilou69 06/07/2017 18:24

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