Maud Dumoulin-Millier vit à Pierre Bénite, elle est candidate communiste à cette législative, c'est le renouveau et la jeunesse de notre ville !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Maud Dumoulin-Millier vit à Pierre Bénite, elle est candidate communiste à cette législative, c'est le renouveau et la jeunesse de notre ville !

Mardi soir à la Renaissance à Oullins, Bertrand Mantelet et Maud Dumoulin-Millier tenaient leur meeting de fin de campagne en présence d'une centaine de personnes. Ce moment fort permit à Maud de revenir sur quelques enjeux et attentes auxquels elle est très attachée. Vous trouverez ci-dessous son intervention courte, incisive et pertinente.

"J-5 avant le premier tour des élections législatives, qui pour beaucoup de citoyens représentent un temps de démocratie qui revêt une importance plus importante que les élections présidentielles, ce qui est juste, ou du moins ce qui n’est pas faux.

Si c’est dire l’importance de la mise en œuvre de la démocratie, que nous nous apprêtons à vivre, c’est dire aussi la responsabilité qui est la nôtre et celle de la classe politique dans la période.

Responsabilité que le PCF a su prendre, et à ce titre, je profite de ce dernier meeting et du moment fraternel que nous partageons ensemble ce soir, pour remercier fraternellement Bertrand Mantelet, pour son engagement et son dynamisme, mais aussi remercier le collectif de campagne, les sections du Parti sur notre circonscription, du comité de soutien, et au-delà vous remercier toutes et tous pour votre soutien, votre présence et votre aide précieuse.

Tout au long de cette campagne, nous avons mis à l’honneur un certain nombre de thèmes (la Santé, les services publics, l’emploi, le transport, etc.) qui ont mis en évidence les aspirations à un changement de société, à un changement radical des choix de gestion actuels et pour un développement humain durable.

L’instant est en effet cruciale car en fonction de la majorité qu’il y aura, ou pas, à l’assemblée nationale, nous savons qu’une grande partie de la population vont demeurer sur le bord de la route : les retraités, qui dans le nouveau gouvernement ne voient pas leurs préoccupations et leurs légitimes besoins pris en compte, mais également les jeunes, les ménages les plus précaires et le monde du travail d’une manière générale.

En effet comment rester impassible devant le creusement des inégalités, quand on sait que 1122 années de SMIC, représente 1 année de revenus pour le PDG de Renault Nissan ; quand on sait que + 42,4 milliards d’euros est l’augmentation des revenus des 10% des ménages les plus riches en 10 ans, etc…

Dans le même temps, Amnesty International dénonce dans une récente enquête, les restrictions de libertés disproportionnées et la montée des violences policières, en raison des mesures d’état d’urgence.

Les raisons de la montée des fascismes de tous genres trouvent leurs origines dans la volonté qu’a le capital de prioriser constamment le profit, au détriment de l’humain, de ses libertés et de ses conditions de vie. Ce combat demeurera au-delà des élections législatives et nous saurons de celles et de ceux qui ne cesseront de combattre ceux qui salissent le drapeau et l’intelligence collective.

Comme Jaurès en son temps, nous porterons dans toutes ses dimensions, la maxime « il n’y a qu’une seule race, celle de l’Humanité ».

Il y a un point qui est on ne peut plus d’actualité et que nous n’avons pas eu l’occasion de développer plus avant dans la campagne, c’est celui de l’éducation.

Quand on parle d’émancipation et d’égalité de développement humain, comme étant à la fois l’objectif et le moyen de gagner du progrès social pour toutes et tous, il nous faut impérativement nous interroger sur ces questions d’éducation.

Au nom de la rentabilité, les logiques libérales sacrifient notre avenir : une école de plus en plus inégalitaire laisse une partie de la jeunesse du pays sur le bord du chemin ; un chômage de masse durable empêche une partie croissante de la population de contribuer à la richesse du pays ; la recherche et la création sont corsetées par le manque de moyens et l’absence de vision d’avenir.

Il faut en finir avec ce gâchis et donner un avenir à la France.

Dans une société où les connaissances, la créativité, jouent un rôle de plus en plus important, où les nouvelles technologies transforment le travail, nous avons besoin d’élever le niveau de formation et de qualification dans toute la société. Cela passe par la transformation de l’éducation, pour construire l’école de l’égalité ; par la libération de la recherche et de la création, aujourd’hui entravées par les logiques de rentabilité, pour qu’elles puissent inventer des réponses nouvelles aux défis de l’avenir ; par la création d’une sécurité d’emploi et de formation permettant d’en finir avec le chômage et de garantir à tous les salarié-e-s le droit de se former et d’évoluer dans des parcours choisis.

Dans l’école comme au travail, dans les politiques culturelles, associatives, sportives, la promotion d’une culture commune de haut niveau fondée sur le partage doit permettre à chacun-e de maîtriser sa vie : son travail, ses loisirs, les choix qui engagent son entreprise, son pays et le monde.

Il nous faut obtenir un statut protecteur pour la jeunesse :

Création d’un statut protecteur pour tous les jeunes de 18 à 25 ans garantissant un revenu minimal et l’accès à un emploi correctement rémunéré ou à une formation choisie et qualifiante.

Gratuité de tout ce qui est nécessaire à la scolarité : transports, santé, accès renforcé au logement social, élargissement de la gratuité des activités culturelles et sportives.

Reconnaissance de toutes les années d’étude dans les conventions collectives, garantie qu’une formation commune débouche sur une qualification égale ; prise en compte des années d’étude dans le calcul de la retraite.

Nouvelles garanties pour les stagiaires : un salaire défini en fonction de la qualification du stagiaire et de son emploi ; limitation de la durée du stage à 6 mois par an ; renforcer le contrôle pédagogique ; limitation du nombre de stagiaires à 5 % de l’effectif total de l’entreprise (10 maximum pour les TPE).

Construire l’école de l’égalité :

Porter le budget de l’éducation nationale à 7 % du PIB.

Pour enseigner des savoirs plus complexes à plus d’enfants, il faut du temps : droit à l’école dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent ; allongement de la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans ; rétablissement de la demi-journée d’école supprimée en primaire ; allongement du temps scolaire pour que toute l’école puisse se faire à l’école.

Faire le bilan des réformes libérales engagées par les précédents gouvernements ; sortir de l’impasse des rythmes scolaires en repensant les temps éducatifs et les parcours pédagogiques et en créant un service public national déconcentré du loisir éducatif ; instauration de mesures immédiates d’accompagnement des nouveaux programmes en primaire et au collège ; suppression de la réforme actuelle du collège et ouverture d’une concertation pour la démocratisation de la réussite au collège.

. Des personnels formés, partout : revalorisation des salaires et des métiers de l’Éducation nationale ; plan pluriannuel de création de postes ; création d’un dispositif de pré-recrutement des enseignant-e-s sous statut de la fonction publique, relance de leur formation initiale et continue.

. Rétablissement d’une carte scolaire contraignante et démocratiquement construite, sectorisation de l’enseignement privé, suppression de l’obligation faite aux collectivités locales de le subventionner et intégration progressive de l’enseignement privé sous contrat au service public de l’Éducation nationale ; construction d’une carte nationale des formations publiques ; création d’un observatoire national paritaire des inégalités.

Création d’un observatoire national des programmes composé d’acteurs-trices de l’éducation, d’élu-e-s et de citoyen-ne-s et chargé de faire évoluer les programmes en fonction des retours du terrain et de l’objectif de réussite de toutes et tous ; une même ambition pour tous les enfants : ce sont les programmes qui définiront les contenus et les objectifs de l’enseignement pour tous ; introduction des cultures technologique et professionnelle dans les programmes scolaires dès le début de la scolarité obligatoire. Le partage des savoirs au cœur de l’Enseignement supérieur et la recherche

Un grand service public de l’art, de la culture et de l’éducation populaire Nous voulons libérer l’imaginaire pour nous libérer de l’aliénation que nous impose le système dominant. Osons pour cela un nouveau rapport entre l’art, la culture et la politique en portant l’ambition de refonder un grand service public de l’art, de la culture et de l’éducation populaire.

Le sport n’est pas une marchandise, c’est un droit !

Garantir au moins 4 h/semaine d’EPS en maternelle et en primaire ; recruter les professeurs d’EPS nécessaires pour que les 3 à 5 heures d’EPS obligatoires soient garanties pour tous les élèves du collège à l’université ; développer le sport scolaire.

Aller vers la gratuité des activités physiques et sportives : développer le financement public des associations pour faire baisser le coût de la licence.

Sortir le sport du marché : relever le niveau du financement national, par le doublement immédiat du budget de l’État consacré aux activités physiques et sportives et son augmentation jusqu’à 3 milliards d’euros en 5 ans ; garantir la maîtrise publique des équipements, associer les citoyen-ne-s à leur gestion et à leur animation ; régulation du sport professionnel et création d’un statut égalitaire des sportifs et sportives de haut niveau.

Élaborer une loi-cadre renforçant le service public du sport, définissant les principes de l’action publique et reconnaissant le rôle des collectivités et du mouvement sportif.

Le numérique au service de l’émancipation humaine

Aujourd’hui :

  • 60% des enfants d’ouvriers non qualifiés sortent du système scolaire sans diplôme.

  • 28% des ouvriers et 16% des employés n’ont pas de diplôme, contre 1% seulement des cadres.

  • Et 67% des pauvres ont un niveau inférieur au BAC

Tous ces chiffres doivent nous amener à être à la fois fermes et force de proposition concernant l’éducation de tous, avec une égalité d’accès et une haute qualité d’enseignement.

A Pierre Bénite, comme ailleurs, une école privé « Espoir Banlieue » a fleurie, alors même que la commune est bien desservie en école publique. Cette même école où l’on dispense un enseignement digne du 19ème siècle, où l’on porte l’uniforme et où l’on chante la marseillaise, cette école donc, a reçu une subvention de 250 000 € par la région, donc pris sur les deniers publics, sur proposition de l’actuel Maire de Pierre Bénite, Moroge également candidat à cette législative sur notre circonscription.

C'est ce type d'école privée que le libéralisme voudrait substituer à l'école publique.

Cette situation, qui n’est pas propre à notre circonscription, associée à la désertification dans le rural et à la volonté des libéraux de rendre tout marchand, de l’éducation à la santé et notamment l’ensemble des services publics, est pleine de dangers pour l’humain et pour la cohésion entre les humains, pour la paix, etc…

Nous aurons dans les mois et les années venir, comme nous avons su le faire depuis tout temps, créer les conditions du rassemblement et du rapport de force utile au tous ensemble, lutter et faire des propositions, pour répondre aux attentes sociales, pour prendre en compte l’émergence de nouveaux besoins, Bref pour être et demeurés révolutionnaires.

Enfin, je vous souhaite une bonne soirée à toutes et à tous et je vous remercie encore chaleureusement de votre présence."

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Législatives 2017

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