Refusons le mépris gouvernemental vis à vis des députés et des syndicats

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Photo captée sur LCP le mercedi 5 juillet

Photo captée sur LCP le mercedi 5 juillet

Mme Brigitte Bourguignon transfuge du Parti Socialiste au nouveau parti politique d'Emmanuel Macron préside la commission sociale de l'Assemblée Nationale qui a commencé à examiner le projet de loi d'habilitation qui transfert les pouvoirs de l'Assemblée à l'exécutif concernant la démolition du code du travail par ordonnances.

Mercredi soir la commission a fait le point sur l'étude des amendements déposés par les différents groupes politiques présents à l'Assemblée.

Les députés auraient sans doute pu rester chez eux : aucun des 120 amendements examinés par la commission, n'a été accepté. Aucun, c'est 0%!

Avant même que tous les amendements ne soient examinés, le député Quatennens a interrogé la présidente de la commission. Voici l'échange

Adrien Quatennens : Juste, est-ce qu'il serait possible madame la présidente d'avoir un état des lieux du nombre d'amendements que nous avons traités jusqu'ici ?

Brigitte Bourguignon : Oui.

Adrien Quatennens : Merci.

Brigitte Bourguignon : Il en reste 93 et nous en avons vu 77.

Adrien Quatennens : Avec un taux d'acceptation de 0%. C'est bien ça ?

Brigitte Bourguignon : Bah évidemment. [Rires] Vous l'imaginez.

À noter que jeudi 6 juillet, un amendement - UN - a été accepté. Il émanait du... rapporteur. 

Voilà la conception qu'a l'exécutif du travail parlementaire et des députés, bloquer tous les amendements afin que le texte du gouvernement ne soit pas modifié. Mme Bourguignon qui a du voter la Loi El khomri dans la précédente législature, joue les chefs de tamis et se permet de rires (selon le lab) lorsqu'elle répond qu'effectivement aucun amendement n'a été accepté par sa commission. Quel mépris vis à vis des députés et des salariés qui vont voir leur sécurité face à leur patron, voler en éclat avec les ordonnances.

Jeudi la commission recevait les organisations syndicales. Quelques questions pertinentes ont été posées par les députés membres de la commission. Quel bilan tirent les syndicats de l'application de la loi El Khomri qui a déjà démoli partiellement le code du travail ? Comment apprécient-ils la casse de la hiérarchie des normes? Quelles appréciations ont-ils de la concertation sociale engagée par les gouvernement? Quelle est leur opinion de la crise, du chômage, des inégalités qui marquent le pays?

Certains syndicats ont une appréciation sévère du semblant de concertation. Le gouvernement ne cesse de parler de centaines d'heures, mais quand on divise le total par le nombre de syndicats concernés, il ne reste pas grand chose comme heures de concertation par syndicat alors que l'on va transformer en profondeur les relations sociales a relevé une syndicaliste. C'est bien la méthode à la hussarde.

Dans l'organisation de ce faux semblant de concertation et le passage de la loi à la hussarde, Mme Bourguigon excelle. Prenant prétexte que les intervenants avaient 3 minutes pour répondre aux multiples questions des membres de la commission, elle s'est permise de couper l'intervention de la représentante de la CGT qui n'a pu terminer son intervention. Mme Bourguigon sait-elle que la CGT est le syndicat le plus important du pays? Peut-être pas.

Cette attitude est un vrai manque de respect des députés membres de la commission sociale et des organisations syndicales qu'elle avait elle-même invitées. Espérons que les députés concernés seront remettre à sa place Mme Bourguigon !

Sources LCP et le lab 

Publié dans Politique nationale

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