Pétition en ligne : Pour le développement de l'emploi, des compétences et de l'outil industriel à JTEKT Irigny Rhône

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Signatures aux portes de l'entreprise et dans les rassemblements
Signatures aux portes de l'entreprise et dans les rassemblements

Signatures aux portes de l'entreprise et dans les rassemblements

Pétition citoyenne en ligne :  http://chng.it/nwfpWZkk 

Pour le développement de l'emploi, des compétences et de l'outil industriel à JTEKT Irigny (Rhône)

Le groupe Jtekt qui appartient au japonais Toyota veut supprimer 762 emplois sur le site d’Irigny (Rhône) dont 450 ouvriers et 312 techniciens et cadres, entraînant la destruction à minima de 3 000 emplois dans la sous-traitance et les services liés. Tels sont les effets du choix de délocaliser une partie des productions au Maroc et en Tchéquie, et une partie de la R&D en Inde et en Roumanie.

Le PSE de 219 suppressions de postes est une 1ère étape qui se cumule avec le chômage partiel de longue durée provoquant une perte de pouvoir d’achat non négligeable..

Nous, signataires, rejetons ce projet qui après ceux de Renault, PSA, Bridgestone, Valéo, Renault Trucks Vénissieux, affaiblit la filière automobile, les tissus économiques locaux, aggrave chômage et pauvreté avec de graves conséquences sur les conditions de vie, la santé psychique et physique des habitants du territoire métropolitain « Lônes et coteaux du Rhône ».

Nous soutenons l’action et le rassemblement des salariés et des citoyens notamment dans les prochaines semaines où la direction entend transférer des lignes de montage et d’usinage au Maroc et en Tchéquie, alors que les salariés seront au chômage ou le site fermé pour congés de fin d’année..

Inacceptables : la casse sociale et des savoirs-faire, et le pillage des fonds publics.

Le site deviendrait un centre de production de pièces détachées pour le groupe Jtekt occupant 850 salariés au lieu des 1760 actuels. L’amputation de son centre de recherche et, l’affaiblissement des savoirs-faire et des compétences conduiront à une perte d’efficacité que ne compensera pas les gains de productivité obtenus par la robotisation et la réduction du travail vivant.

Jtekt a perçu plus de 51 millions d’€ de fonds publics auxquels s’ajoutent les exonérations et les diverses subventions de la Métropole de Lyon et de la Région. C’est la double peine pour les salariés qui d’un côté avec leurs impôts, abondent à ces fonds publics et de l’autre sont licenciés. Cela suffit !

Imposer l’efficacité économique et sociale contre la rentabilité financière voulue par Jtekt et Toyota.

Aucune justification économique n’est apportée par la direction ou les experts des syndicats. Il s’agit d’un choix délibéré guidé par la rentabilité qui conduit à réduire l’emploi, les salaires, les acquis sociaux quoiqu’il en coûte aux salariés, à la filière automobile et au pays.

En 2021, l’usine de Tanger, verra sa capacité passer à 300.000 systèmes de direction et 700.000 colonnes manuelles (directions hydrauliques) à destination des usines marocaine et européennes des constructeurs automobiles internationaux. Après avoir cassé l’emploi et délocalisé les productions, Jtekt les renverra en France, avec pour effet d’aggraver le déficit de notre balance commerciale.

Le gouvernement ne peut laisser faire un tel séisme. Il doit s’y opposer et exiger de Jtekt et de Toyota des choix conformes à l’intérêt général.

Nous, signataires, exigeons une réorientation stratégique avec les femmes et les hommes au coeur. C’est possible, c’est efficace !

A) Des mesures immédiates

1) Abandon par Jtekt de son projet et gel de la procédure jusqu’à la fin du chômage partiel de longue durée (31 mai) et début d’une discussion sur les alternatives proposées ci-dessous ;

2) Indemnisation à 100 % du chômage partiel financé par Jtekt ;

3) Un congé de formation (reclassement) de 24 mois minimum pour tout salarié volontaire et désireux de s’orienter vers un autre emploi dans le groupe ou dans un autre secteur d’activité de son choix ;

4) Embauche de 150 jeunes en CDI couplée avec une formation financée par Jtekt en lien avec l’arrêt de la pratique de la précarisation des salariés avec un volant permanent de 150 à 200 intérimaires sur le site.

5) Les gains de productivité dus à la robotisation sont une opportunité pour une réduction du temps de travail vers les 32 heures sans perte de salaire, et permettre la possibilité de départ en retraite à 60 ans avec prise en charge de deux années (60 à 62 ans) par l’entreprise et avec pour chaque départ son remplacement par l’embauche d’un jeune.

B. Une réorientation stratégique doit être engagée.

1) L’annulation de la décision de délocaliser la production des CMU en Tchéquie (Calculateurs électroniques pour les directions électriques) et développement de cette production sur le site ;

2) Le maintien à Irigny des lignes de montage des systèmes de direction afin de produire ceux nécessaires aux véhicules de Renault et PSA vendus en France soit un minimum annuel d’un million d’automobiles, comme le demandent ensemble les syndicats CGT de Renault, PSA et Jtekt ;

3) Faire du site d’Irigny le centre de recherche, de mise au point et d’industrialisation des systèmes de direction spécifiques aux véhicules électriques. Ce qui suppose l’élévation des compétences, le maintien des savoirs-faire et des investissements de la part de Jtekt. Renault et PSA produiront en 2021 au minimum 100 000 véhicules électriques, C’est un marché porteur qui va bouleverser le marché automobile, il serait irresponsable que l’industrie automobile pour des raisons de profits, soit mise hors-jeu de ces innovations majeures pour l’environnement, le climat, la santé et la mobilité..

Ces propositions alternatives cohérentes répondent aux demandes des salariés de Jtekt et des citoyens de nos territoires.

Elles nécessitent des dépenses nouvelles en formation, en emploi, en recherche, en investissements et la mise à plat des pratiques financières permettant à la holding de pomper de diverses façon les richesses créées par les salariés (Managements fees, les prix de monopole etc.). Elles sont crédibles en faisant de l’emploi, de la formation et des compétences le moteur du développement futur de Jtekt plutôt que son rabougrissement qui hypothèque sa pérennité.

Jtekt et Toyota ont les moyens et la responsabilité de faire d’autres choix pour l’entreprise et l’industrie.

C’est pourquoi, nous appuyons la demande du syndicat CGT d’être reçu par le Ministre de l’Économie afin de lui exposer les motivations de son refus du plan de casse des emplois de Jtekt et ses propositions pour le développement du site d’Irigny.

L’absence de réponse du Ministre, à ce jour, est un mépris inacceptable, c’est pourquoi nous lui adressons cette pétition ainsi qu’à la préfecture du Rhône, aux présidents de la Métropole de Lyon et de la région AURA et à la direction de Jtekt.

Pour signer en ligne la pétition, allez à l'adresse :

http://chng.it/nwfpWZkk

 

Les 42 premiers signataires :

Yousfi Abdel SG du syndicat CGT Jtekt Irigny

Barroué Jean-Luc Militant CGT à Jtekt Irigny

François Chartier  Retyraité Jtekt. Ancien élu municipal à Givors

Andujar Michel Retraité Jtekt. Ancien adjoint municipal de Pierre-Bénite

Julien Roland Retraité Jtekt. Ancien militant syndical à Jtekt. Givors

Vaslet Jean-Claude Expert. Militant communiste à Irigny

Jouvençon Olivier Militant UFICT CGT à Renault Trucks Vénissieux.

Paolozzi Serge SG du syndicat CGT de Grid Villeurbanne (General Electric)

Pelet-Robert Daniel Retraité Renault Trucks Ancien dirigeant de la Fédération CGT des métaux.

Grand Bernard Retraité Renault Trucks. Ancien responsable régional Métaux CGT AURA

Boisset David SG USTM CGT Rhône

Fort Fabrice Responsable régional CGT de la métallurgie AURA

Sanchez Frédéric SG de la Fédération CGT des métaux

Naton Agnès SG du comité régional CGT AURA

Pereira Afonso Joao SG de l’UD CGT du Rhône

Franz Christelle SG de l’UL CGT d’Oullins

Gâche Fabien Délégué Central CGT du groupe Renault

Plazzi Boris  Syndicaliste

Picard Michèle Maire de Vénissieux. Conseillère métropolitaine communiste.

Roussel Fabien Secrétaire national du PCF et député.

Boccara Frédéric Membre du CESE et de CEN du PCF. Responsable de la campagne emploi.

Joly Pascal Membre du CN du PCF et du collectif national entreprise

Durand Jean-Marc Membre du CN du PCF

Burricand Marie-Christine Conseillère métropolitaine. Membre du CEN du PCF

Charnay Christiane Conseillère métropolitaine Présidente de l’’ADECR du Rhône Givors

Debû Raphaël Secrétaire départemental du Rhône du PCF Membre du CN du PCF. Conseiller régional.

Millet Pierre-Alain Conseiller métropolitain. Adjoint municipal à la ville de Vénissieux

Domenech-Diana Mireille Ancienne maire de Pierre-Bénite.

Deleaz Daniel Président d’Association Ancien adjoint municipal à Pierre-Bénite

Rosati Vincent Retraité cheminot Ancien adjoint municipal à Pierre-Bénite

Chizat David Ancien adjoint municipal socialiste à Pierre-Bénite

Millier-Dumoulin Maud SG du syndicat CGT de l’énergie (69). Conseillère municipale à Pierre-Bénite

Javazzo Bernard Conseiller municipal à Pierre-Bénite Président d’association

Garçon Catherine Médecin Pierre-Bénite

Chambon Jean Secrétaire de section du PCF de Pierre-Bénite

Saint-Patrice Alain Ingénieur. Pierre-Bénite

Mick Jean-Marie Ancien maire de Pierre-Bénite

Mounib Thierry Président d’association Pierre-Bénite

Lévêque Benoît Secrétaire de la section du PCF d’Oullins

Corgier Mickaël Référent régional de la Fédération CGT des industries chimiques

Aubeleau Laurent Dirigeant syndical CGT des cheminots de Lyon. Oullins

Pereyron Gilles Retraité CGT énergie. Vice président d’association. Saint-Genis-Laval.

Combaz Raymond Secrétaire de la section du PCF de Givors

Publié dans Luttes sociales, PCF, Industries

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