La sénatrice Michèle Demessine au secours des retraités

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Michèle Demessine sénatrice communiste

Michèle Demessine sénatrice communiste

Les nouveaux retraités sont à la peine. Plusieurs milliers d’entre eux attendent que leur pension leur soit versée. En attendant ils n'ont rien pour vivre !

La cause de ces retards, les dysfonctionnements des caisses de retraites dus au manque d’emplois. Faute d’effectifs suffisants elles ne parviennent pas à faire face à l’afflux des nouveaux retraités.

Recul de l’âge légal et élargissement du dispositif «carrières longues» ont encore aggravé la situation.

Plusieurs caisses régionales d’assurance-retraite (CARSAT), où sont déposées les demandes de retraite des salariés, font face à des engorgements. Il n’est plus possible de les traiter dans les temps.

Par exemple, en Nord-Picardie, 6000 nouveaux dossiers sont concernés. La CARSAT locale ne parvient pas à traiter ces nouveaux arrivants. Elle a pourtant fermé au public ses agences plusieurs jours pour tenter de réguler le flux. En attendant, les retraités restent sans ressources. Inadmissible !

Pour débloquer la situation, la sénatrice communiste Michèle Demessine a alerté les politiques au plus haut lieu. Ancienne secrétaire d’Etat au Tourisme entre 1997 et 2001, elle sera reçue jeudi, avec plusieurs associations par Michel Yahiel, le conseiller social de François Hollande.

Mesurons que cette situation intervient avant même l’ouverture des premiers « comptes pénibilité » que la CNAV est censée gérer dès le 1er janvier.

La Caisse a obtenu l’autorisation de recruter 172 personnes entre 2014 et 2017 spécifiquement pour cette tâche, mais dans le même temps, 762 postes seront supprimés ailleurs, s’ajoutant aux 750 des quatre années précédentes (5% des effectifs).

Comme on peut le mesurer l’austérité imposée se retourne contre l’efficacité du travail et prive les caisses de moyens importants pour faire face aux dossiers sociaux. Austérité et humain ne peuvent pas aller ensemble.

Il faut choisir, ou l’austérité qui aggrave la crise sociale pour enrichir le patronat ou l’Humain d’abord pour que chacune et chacun puisse vivre et en premier lieu nos retraités qui après une vie professionnelle bien remplie ont le droit de vivre décemment.

Nous faisons ce choix en résistant à l’austérité de toutes nos forces et en exigeant la création d'emplois et notamment dans les services publics afin qu'ils retrouvent toute leur utilité et efficacité. !

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