Voeux du PCF Pierre Bénite : Emotion, lucidité et action

Publié le par PCF

Diverses photos des voeux 2015 du PCF Pierre Bénite
Diverses photos des voeux 2015 du PCF Pierre Bénite
Diverses photos des voeux 2015 du PCF Pierre Bénite

Diverses photos des voeux 2015 du PCF Pierre Bénite

Intervention de Jean Chambon aux voeux de la section de Pierre Bénite du PCF prononcée le 12 janvier 2015.

Bonsoir à tous et merci de votre participation. Vous le devinez, j’aurais aimé présenter nos vœux dans un contexte moins douloureux. Depuis mercredi dernier, l’émotion, la colère et la mobilisation sont nos sentiments partagés suite à l’odieux attentat de Charly Hebdo.

En quelques heures et jours, les uns et les autres, nous nous sommes mobilisés, qui à la place des terreaux dès mercredi soir, qui le jour de deuil national, qui à Pierre Bénite hier matin, qui ce week end dans la vague immense qui a traversé Paris et une centaine de villes.

Une telle mobilisation citoyenne et populaire était incontournable. Il revient toujours au peuple quand la liberté et la démocratie sont visées, d’intervenir puissamment. Nous étions près de 4 millions présents hier dans toute la France, on était 300 000 à Lyon. Notre peuple l’a fait, il nous a rassurés, car toucher à la liberté d’expression, à la liberté de penser, à la liberté de la presse, au pluralisme et à la laïcité, c’est toucher le cœur de nos principes républicains.

« Nous n’avons pas peur » avons-nous clamé ainsi que notre attachement à la liberté de critiquer, de s’exprimer et de polémiquer. C’est ce message fort qu’a exprimé la France avec dignité. Dans un élan remarquable notre peuple uni a montré qu’il avait les ressorts pour faire barrage à tous ceux qui voudraient toucher aux valeurs qui fondent le vivre ensemble.

Ni mot, ni slogan islamophobe. Bien au contraire, les messages de paix étaient légion : «Je suis Charlie, je suis Ahmed (prénom du policier abattu sauvagement) ». Le refus d’amalgame a été porté par les manifestants. Après l’émotion, la raison. La grande marée a prouvé que la France est républicaine, antiraciste, la liberté chevillée au corps.

 

Ce 11 janvier restera dans notre histoire pour cela, et non pas pour la cohorte d’hypocrites personnalités rassemblées à cette occasion.

Je dis bien hypocrites, car il ne s’agit pas d’autre chose quand vous avez dans une marche qui défend la démocratie, certains chefs d’état connus pour être des prédateurs de la liberté, un Netanyahou qui continue à coloniser les territoires palestiniens et sème la mort à Gaza ou le 1er ministre de la Turquie qui refuse d’intervenir à Konabe pour soutenir la résistance héroïque des combattants kurdes afin que cette ville ne tombe pas aux mains de DAESH favorisé juste avant le printemps égyptien par les USA comme l’avoue H. Clinton dans son livre.

Ce mélange des genres, poussé à ce point, déshonore ses initiateurs. Il est contraire aux valeurs que défendaient nos amis de Charlie Hebdo. Comme le dit dans une tribune, Patrick Jean que je vous cite « Charb, Wolinski, Tignous et Oncle Bernard riraient jaune de voir leur nom ainsi honoré à la bourse de New-York ou dans des églises. Ils hurleraient en entendant le président américain annoncer qu’il prie pour eux. En leur rendant ainsi hommage, on piétine ce qu’ils étaient. Eux qui étaient radicalement de gauche, souvent anarchistes, athées »

Cette opération politicienne minable, n’a pas détourné les français de l’hommage à rendre aux victimes et de la force qu’il convenait de donner au message de fraternité républicaine.

 

Loin de toutes les instrumentalisations pour masquer les responsabilités dans l’aggravation de toutes les tensions dans le monde, pour justifier l’amplification des guerres ou de prétendues réponses au terrorisme qui n’ont que prouvé leur échec dans la dernière décennie, les communistes vont continuer de travailler sans relâche à l’unité de notre peuple pour des réponses de sécurité dans la justice, de vivre ensemble dans le respect de la liberté de conscience ou d’opinion pour chacun, des réponses de paix et de solidarité entre les peuples.

La liberté d’expression ne doit pas rester une fleur de rhétorique pour ceux qui la découvrent après le massacre, et qui étaient prêts à laisser crever Charlie Hebdo qui, comme tous les titres de la presse rebelle et indépendante, était menacé dans son existence. Le pluralisme ne peut plus rester lettre morte.

Les progressistes ont du pain sur la planche pour que cette vague populaire porte ses fruits. Ainsi, pourra-t-on assurer avec Pablo Neruda, je le cite : «Ils pourront couper toutes les fleurs mais ils n’empêcheront pas le printemps."

Ce rassemblement populaire puissant est de nature à faire réfléchir ceux qui croient que le chemin du désespoir politique est inéluctable.

La capacité de rebondir, de réagir, de riposter est très forte. Lors de telle tragédie, il y a toujours le temps de l’effroi, de la stupeur, de la colère et de l’action qui favorise la lucidité, la raison et l’émergence du besoin de vérité.

Désormais, il faut savoir que faire de cet élan. Des questions lourdes sont posées, notre peuple doit leur construire des réponses en conformité avec son attachement aux valeurs républicaines. Comment en est-on arrivé-là ? Comment faire pour éradiquer ce mal, la haine de l’autre et vivre en sécurité, avec la paix en France, dans une Europe et un monde de paix ?

Déjà, les spécialistes de l’amalgame, les pourfendeurs de l’immigration sont à l’œuvre. Marine Le Pen a déjà ouvert l’échoppe de la haine, avec la peine de mort en tête de gondole. Les ténors de l’UMP veulent mettre en place des lois qui écorneraient les libertés. Le Patriot-Act américain dont les dirigeants américains doutent tant il est contraire aux valeurs qu’ils défendent, est souhaité par Valérie Pecresse alors que la dernière loi française sur le terrorisme a deux mois à peine !

Les jours qui viennent mettront aux prises les humanistes, les républicains, avec ceux qui prônent la guerre des civilisations, la guerre tout court. Guerre ou paix tel est l’enjeu.

Le mot guerre mériterait d’être soupesé…car le mal d’un côté peut-il avoir comme réponse le mal de l’autre côté avec la guerre ? Nous refusons de nous inscrire dans une telle démarche qui nourrit les logiques d’affrontement, de guerre civile, de guerre de civilisations en prenant en otage les citoyens du monde invités à accepter l’inacceptable, vivre les uns à côté des autres mais pas ensemble et pourtant dans un même monde. La citoyenneté ne peut se réduire à l’addition de communautés, séparées par des parois étanches. Tous les murs doivent tomber !

Nous refusons de confondre les assassins avec quelque religion que ce soit et nous amplifierons nos combats contre tous les racismes, l’antisémitisme comme l’islamophobie. Nous n’acceptons pas le jeu cynique de ceux qui, depuis quelques mois, jouent avec les peurs, les racismes, les extrémismes de droite et crachent leur haine de l’étranger.

Les Zemmour, Houellebecq et autres nourrissent le climat xénophobe délétère depuis trop de mois. Nous appelons à sortir de ces jeux politiciens, à la résistance face à l’affaissement du débat public qui nourrit les divisions pour mieux camoufler les responsabilités immenses de ceux qui dirigent le pays et l’Europe depuis des années, avec les mêmes dogmes éculés conduisant à l’échec, au déclin et à de nouvelles tragédies.

La République ne sera solide qu’à la condition que cessent les discriminations, les suspicions, les relégations, les misères. Sans cela, elle court le péril d’être rejetée par ceux qui souffrent des frustrations, des mises à l’écart, des inégalités.

Il est urgent de substituer la paix, le désarmement, l’interdiction du commerce des armes et la coopération, aux guerres qui conduisent à toujours plus de violences et de victimes innocentes. La diplomatie doit reconquérir ses lettres de noblesse et être utile, d’abord aux peuples et non aux puissants qui dominent et veulent écraser toute contestation et l’idée même d’un monde nouveau possible.

La France doit devenir la promotrice d’un nouvel ordre qui bannisse les interventions néocoloniales qui sèment les germes du terrorisme, celles d’Afghanistan, d’Irak et de Libye notamment. Elle doit favoriser un processus de paix entre palestiniens et israéliens avec la reconnaissance  rapide de l’Etat de Palestine et le respect par Israël des résolutions de l’ONU.

La communauté internationale doit faire respecter ses décisions, autrement les humiliations, les frustrations, les conditions de vie inhumaines imposées aux peuples du Moyen Orient et d’Afrique conduiront à un état d’aveuglement tel que des individus seront capables de tout et serons d’autant plus sensibles aux sirènes monstrueuses des terroristes et des fascistes.

La situation du Nigéria effraie et alerte. Alors que nous marchions hier, la secte extrémiste  attaquait 16 villages et tuait 2000 civils.

Beaucoup s’étonnent qu’une telle violence soit devenue possible en France. Mais quand on laisse des situations effroyablement violentes et injustes se développer à des milliers de kilomètres, il est illusoire de penser que l’horreur de là-bas ne viendra pas jusqu’ici. Il faut sortir de l’idée que nous vivons tranquilles, pendant que d’autres souffrent de manière effroyable.

C’est à ces souffrances des peuples que nous devons nous attaquer par la solidarité, la coopération, l’aide internationale désintéressée, c’est à dire sans exiger des retours notamment au service des multinationales qui exploitent sans vergogne, les ressources de ces pays. Ces fameux intérêts français chers à Manuel Valls.

Daesh ou l’Etat Islamique est la conséquence de la situation terrible faite aux populations en Irak, en Syrie ou en Libye. C’est une défaite du politique dans ce qu’il a de plus noble : l’organisation du vivre ensemble. Le politique a laissé s’installer une situation dans laquelle les individus sont laissés à l’abandon, et dans laquelle les liens sociaux se dissolvent. Si on ne reconstruit pas plus de vivre ensemble, il y a le risque d’avoir malheureusement d’autres tragédies comme celle du 7 janvier.

 

Nous ne sommes donc pas déconnectés de la réalité nationale et des politiques mises en œuvre depuis plusieurs décennies dans notre pays et en Europe.

Avec l’austérité, le libéralisme poursuit sa course et ses ravages. Il est urgent de rompre avec cette logique et de sortir par le haut de cette crise sociale, qui se manifeste par le chômage, la pauvreté, les exclusions, les inégalités, les laisser pour compte, et des gens qui meurent dans la rue dès les premiers froids venus, parce que privés d’un toit !

Cette société est devenue inhumaine pour beaucoup. Elle est le terreau de l’extrême droite, des racismes, des divisions, de fausses solutions dans l’exclusion des boucs émissaire livrés en pâture.

Le mal vivre s’exprime de toute part. Les espoirs de changements ont été trahis. Une crise de la politique nourrie d’une crise de la représentation politique, jusqu’au niveau local, s’approfondit. Face à cette réalité, le gouvernement Valls a opéré un tournant. Il va au-devant des exigences de rentabilité du capital au plan international et aux prétentions du Medef en France.

Ce sont les sacrifices pour le peuple et la restauration des profits pour les multinationales et les marchés financiers. C’est la vassalisation de la France comme avec Alstom bradé à Général Electric permettant aux USA d’avoir la mainmise sur notre industrie nucléaire civile et militaire !

Ce choix assumé du pouvoir et de la direction du Parti socialiste cherche à exclure toute perspective progressiste. C’est un choix dangereux démocratiquement et politiquement. Ils veulent restreindre le débat politique entre une force sociale libérale, une droite radicalisée qui s’organise et un FN en embuscade. Ils enferment l’avenir dans un piège où les seules questions seraient, la dose d’austérité à appliquer et le niveau de restriction de la démocratie pour faire passer ces choix.

Face à ces prétentions, notre peuple à la capacité de rebondir ! Les évènements de ces derniers jours en sont la démonstration.  Notre peuple a la force de faire échec au scénario catastrophe annoncé pour 2017 avec le retour de la droite renforcée de l’extrême droite.

Nous affrontons une contradiction. Les souffrances augmentent et provoquent une montée de la désespérance, un retrait de la vie démocratique, une abstention massive. Les divisions poussent au repli sur soi. L’action publique y compris au plan local est discréditée.

En même temps, les attentes d’une vie meilleure, l’envie de compter pour soi et ses enfants sur un avenir de progrès sont toujours très présentes. Des hommes et des femmes agissent, se révoltent, se rassemblent pour écrire un autre avenir. Des résistances, des recherches de convergences, des propositions communes sont en construction.

Contribuer à leur amplification, redonner espoir et force à une alternative sociale, démocratique, écologique et de paix, à une gauche digne de ce nom, tel est notre choix politique.

Des forces sociales, des militants politiques, syndicaux, associatifs sont disponibles. Les manifestations contre l’austérité, pour l’environnement, les prises de positions critiques dans les rangs du Parti socialiste ou d’Europe Ecologie les Verts en montrent le potentiel.

L’heure est donc à l’initiative, à la construction d’une riposte face à l’austérité sur tous les terrains et d’une alternative portée par un mouvement large de toutes ces forces dans le pays.

 

En lien avec les souffrances et les révoltes, l’existence d’un mouvement émancipateur qui se cherche, nous jouons un rôle actif dans la riposte populaire et dans la construction d’une alternative.

C’est pour répondre à ce besoin de rassemblement, au contenu clair, que les communistes prennent toute leur place au sein du Front de Gauche de Pierre Bénite créé suite aux élections de mars et mai dernier. Il s’agit de favoriser et d’articuler, loin des ambitions personnelles, l’implication citoyenne des pierre-bénitains du local jusqu’au mondial avec l’objectif d’une reconquête de notre ville en 2020, en prenant part à tous les combats qui auront lieu d’ici là.

En effet le pouvoir de l’UMP sur notre ville doit être qu’une mauvaise parenthèse, la plus courte possible. Le bilan de M. Moroge après 10 mois de gestion par la droite est éclairant. Il n’est pas bon pour les pierre-bénitains. Après avoir été dans les traces de la municipalité précédente, elle passe aux actes. Les associations, les personnes âgées, la jeunesse et les services publics locaux sont dans le collimateur.

Prisonnière de l’idéologie archaïque de la droite, l’équipe municipale n’a pas d’idée nouvelle, si ce n’est offrir des poules qui plus est de manière discriminatoire.

Nous aurons l’occasion, dans quelques jours, de livrer notre appréciation sur ces 10 mois de gestion de notre ville par l’UMP qui je vous le rappelle a conquis notre ville que grâce à une abstention massive de l’électorat de gauche et à la division de la gauche !

Le collectif Front de Gauche vit. Il prend des initiatives comme la pétition refusant la baisse des dotations de l’état aux communes, comme la création d’un comité de vigilance pour la sauvegarde du Centre Benoît Frachon que vous pouvez signer dès ce soir ou comme sa contribution à la construction de l’alternative avec la tenue fin février des Assises locales de la transformation sociale qui sont ouvertes aux citoyens voulant s’impliquer pour conquérir une alternative de gauche plus que jamais urgente à construire, par le débat citoyen et les luttes.

Ce collectif Front de Gauche est largement ouvert. Prenez-y votre place !

Nous soutiendrons toutes les luttes et notamment celles prises par les syndicats des cheminots et ceux de l’énergie avec des manifestations nationales à Paris le 29 janvier. Tout comme nous sommes solidaires des cheminots des ateliers d’Oullins qui résistent aux suppressions d’emplois.

Les communistes sont une force ancrée localement et utile dans notre canton. Ce potentiel nous le mettons au service de l’action pour desserrer l’étreinte de l’austérité, reconquérir des capacités nouvelles pour les services publics et les politiques de solidarité, pour inventer ensemble des pratiques démocratiques et politiques qui donnent le pouvoir au peuple et lui redonne espoir.

 

Trois axes d’affrontement sont devant nous dans les semaines et mois à venir :

  • La loi Macron qui vient en débat à l’Assemblée Nationale le 22 janvier ;
  • Le transfert de l’argent des dépenses sociales et publiques vers les profits et les dividendes ;
  • La réforme des institutions qui veut faire jouer aux collectivités le rôle de la réduction de la dépense publique, et éloigner les citoyens et citoyennes des lieux de décisions.

Nous relèverons ces trois défis ! En engageant avec toutes les forces disponibles un combat idéologique, politique et concret. Personne n’est dupe : la logique est libérale, le MEDEF et les multinationales avec la loi Macron imposent leurs vues qui sont contraires à l’intérêt général.

Il est scandaleux que le gouvernement s’y soumette et s’engage dans la destruction du code du travail. N’est ce pas ce qui fait dire à Fillion que cette loi va dans le bon sens et qu’il n’est pas impossible que des députés de droite la votent. Dans l’actuel climat détestable d’union sacrée, c’est l’UMP qui vient au secours des soldats Hollande et Macron qui peuvent ne pas avoir de majorité à l’Assemblée pour voter leur projet qui renvoie des dizaines d’années en arrière.

Nous combattrons cette loi, car une autre politique est possible. L’argent est là mais il est détourné : 300 milliards de dividendes et frais financiers pour 158 milliards de cotisations sociales, 40 milliards pour "le pacte de responsabilité". Les actionnaires sont gavés comme jamais, merci bien !

Le coût du capital c’est 550 milliards par an de ponctions sur les richesses, près d’un quart de la richesse totale produite en France.

La saignée des collectivités territoriales est catastrophique. La baisse des concours de l’Etat sera de 28 milliards en 3 ans. Du jamais vu !  Cela représente une réduction de 12% de la dépense totale des collectivités.

13 000 Conseils municipaux ont voté la motion de l’AMF dénonçant cette situation. Celui de Pierre Bénite n’en a pas encore débattu. Cette politique d’austérité «par en bas», comme principe de fond accompagnant la réforme territoriale, sera un coup très dur porté au service public, à l’égalité, à l’investissement, à l’emploi public et privé, aux quartiers populaires pour lutter contre la pauvreté, les inégalités, les trafics, les incivilités., aux capacités du pays à se relancer.

Nous sommes déterminés pour conquérir des budgets dignes de ce nom des collectivités, pour mener la conquête des moyens avec une réforme fiscale d’ampleur reposant sur la justice.

Oui l’argent pour l’emploi, les services publics, les politiques sociales, pour le logement, la santé, les transports, les droits des femmes, la formation existe. Les patrons, les services de l’Etat, les banques nous doivent des comptes sur les gâchis financiers. Partout avec les élus, les associations, les syndicats, demandons leur des comptes. Organisons des débats, rassemblements, actions pour réorienter l’utilisation de l’argent au profit des populations.

Les métropoles et super régions s’inscrivent dans cette politique de soumission.

Depuis le 1er janvier nous sommes dans la métropole de Lyon. Nombreux sont nos concitoyens qui ignorent le pourquoi et les conséquences de tel choix pour leur vie quotidienne, les communes, nos services publics et l’emploi. C’est pourquoi nous organisons le 29 janvier prochain une assemblée publique d’informations et de débat sur la signification, les dangers de la métropole de Lyon et sur les alternatives à mettre en avant.

L’actualité est dure, elle risque d’être plus dure encore dans les semaines à venir. Tout va dépendre de l’implication de nos concitoyens. Les communistes veulent être utiles à cela. Ils porteront l’espoir comme le peuple a su le porter hier.

 

Nous serons très attentifs à la Grèce et l’Espagne où des mouvements comme Syriza et Podémos peuvent, lors des prochaines élections, briser la chaîne de l’austérité et ouvrir la voie à celle de l’émancipation humaine en Europe.

C’est bien ce rôle là que nous avons l’ambition de jouer avec le Front de Gauche et l’Humain d’abord.

Voilà les quelques mots que nous voulions vous livrer ce soir, merci encore à tous d’être venus ce soir. Je vous demande d’avoir une pensée pour nos deux camarades et amis décédés ces derniers jours, Gérard Desmeurs et Gérard Duffaud.

Même s’ils paraissent dérisoires au regard de l’actualité, je veux, pour terminer, vous souhaiter nos meilleurs vœux, à chacune et chacun de vous, ainsi qu’à vos familles.

Je vous invite maintenant à boire le verre de l’amitié, de la fraternité et de la solidarité.

 

Publié dans Pierre Bénite

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