Grève historique à La Poste en Basse Normandie

Publié le par CGT

550 salariés rassemblés à Caen le mardi 24 janvier

550 salariés rassemblés à Caen le mardi 24 janvier

C’est « un mouvement de grève historique » pour les syndicats de Basse-Normandie de La Poste. Le mardi 24 février 2015, 1 300 salariés de La Poste ont répondu à l’appel à la mobilisation lancé en Basse-Normandie.

Leurs revendications ? Conserver leurs conditions de travail actuelles. Pour se faire, syndicalistes et salariés ont voté la grève illimitée, à partir du mardi 24 février 2015. Sa reconduction sera, elle aussi, votée tous les jours en assemblée générale.

Le mouvement est mené par l’intersyndicale de Basse-Normandie CGT-FAPT, Sud, CFTC et FO Manche et Orne.

Mardi, 550 salariés de La Poste se sont rassemblés à Caen (Calvados). Le représentant syndical CGT-FAPT de La Poste de Lisieux, Christophe Musslé, savoure. Ce dernier précise que l’ampleur de la mobilisation est historique : « Cela ne s’est jamais vu », assure-t-il. Les revendications ? « Conserver nos conditions de travail actuelles », répond-il. Depuis la fin de l’année 2014, la direction régionale de La Poste aurait mis en place de nouveaux horaires de travail dans certaines villes de la région. Des horaires que contestent les facteurs :

Actuellement, les facteurs travaillent en une fois : de manière générale, de 6h à 13h, avec une pause de 20 minutes payée. Aujourd’hui, on nous propose de travailler le matin, et l’après-midi, avec une pause méridienne de 45 minutes, non payées. En résumé, nous allons travailler plus et perdre une pause. Nous perdrons environ 400 euros à l’année. Nous demandons donc à conserver cette plage horaire unique, avec notre pause payée », répète Christophe Musslé.

La direction de La Poste ne fournit pas de réponse :

 

Quelle réponse ? Aucune !  Le délégué départemental, Mr Torchu, était à Paris, comme par hasard… Ils ne nous a jamais reçus, que cela soit avant, ou après la grève ! Ils se renvoient la balle entre la direction régionale et les directions locales, c’est tout », estime, de son côté, Christophe Musslé.

Concernant les nouveaux aménagements d’horaires, qui s’étendent à la journée, le directeur a rappelé « la nécessité de s’adapter à la baisse du trafic, qui est de 6% par an, depuis 2012 », ainsi que de suivre « l’évolution, dans l’heure, d’envoi et de réception des courriers qui se fait plus tardive, impliquant un nouvel aménagement des horaires ». L’aménagement des horaires serait donc nécessaire, afin de « continuer à répondre au mieux aux besoins des clients » et « d’assurer la pérennité de l’emploi des facteurs ».

Si la Haute-Normandie n’est pas concernée par cette grève, c’est parce que la réorganisation du temps de travail proposée est une initiative bas-normande : « La Basse-Normandie veut montrer qu’elle va plus loin que les orientations de la direction nationale », estime le syndicaliste de la CGT-FAPT.

Le syndicat CGT-FAPT a indiqué, dans un communiqué que le taux de grévistes recensés était de « 100% sur les bureaux de Cambremer, Orbec, Honfleur et Livarot ; 90% sur Pont l’Évêque ; 80% sur Lisieux ;  50% sur Deauville, Cabourg et Dives-sur-Mer ; soit un total sur la plaque de plus de 75% de grévistes ».

Des rassemblements sont organisés devant les bureaux de Poste de Caen, Lisieux, Vire, Alençon, dès 6h30, le mercredi 25 février. Des délégations des sites Bas-Normands se donneront rendez-vous à Caen, devant le bureau de la direction, quai Vendeuvre, à Caen, à 10h30.

 

Publié dans Luttes sociales

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