Journée d'action contre l'austérité le 12 mars dans les Bouches du Rhône

Publié le par Gérard lanux

Du 12 mars au 9 avril actions citoyennes contre l'austérité dans les Bouches du Rhône

Du 12 mars au 9 avril actions citoyennes contre l'austérité dans les Bouches du Rhône

L’emploi, les salaires sont au cœur de la journée d’action et de grève le 12 mars, à l’appel de la CGT.

Qu’ils soient du privé ou du public, les salariés partagent les mêmes préoccupations. Celles de l’emploi, quotidiennement menacé, des bas salaires, des atteintes aux droits syndicaux, des conditions de travail génératrices de stress, voire de dépressions.

Une réalité dans la France d’aujourd’hui que la loi Macron vient encore aggraver. « C’est à une accentuation de la politique d’austérité que l’ensemble des salariés mais aussi des retraités et des sans emplois vont être confrontés  », déplore François Tejedor (CGT).

C’est pourquoi, alors qu’une journée de manifestation et de grève, à l’appel de la CGT, de FO et Solidaires, est programmée au niveau national le 9 avril, « notre organisation a décidé, dans les Bouches du Rhône, de donner un nouvel élan à sa stratégie de convergence des luttes lors d’aue autre journée d’action, le 12 mars ».

Régression sociale, précarisation galopante

L’ensemble des organisations progressistes qui s’inscrivent dans cette stratégie et qui s’opposent aux politiques d’austérité, devraient être partie prenante de cette mobilisation qui réunira le plus large éventail des salariés du département.

Ceux de la SNCM, menant une lutte emblématique pour la continuité territoriale dans le cadre d’un service public, ceux de Saint-Louis Sucre, dont les activités de raffinage viennent d’être arrêtées, ceux des Moulins Maurel, qui s’opposent à la fermeture de leur entreprise, ceux de la pétrochimie, de la sidérurgie ou de la santé.

Autant de secteurs d’activité et autant d’acteurs qui partagent cette conviction que le sort des uns est intimement lié à celui des autres. Sans industrie dans le département, comment pourrait se développer le service public et au-delà, comment pourraient survivre toutes les communes qui dépendent de l’ensemble de ces activités ?

Pourtant, cette stratégie initiée par la CGT a porté ses fruits. La victoire des Fralib ou des travailleurs d’Ascométal a prouvé que l’on pouvait s’opposer à ce que gouvernement et patronat présentent comme une fatalité. «  D’autres choix sont possibles, poursuit François Tejedor, qui impliquent une autre répartition des richesses répondant aux besoins de tous ».

Gérard Lanux

Publié dans Luttes sociales

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