Actions unitaires jeudi et lundi dans l'audiovisuel public

Publié le par Politis

Actions unitaires jeudi et lundi dans l'audiovisuel public

L’audiovisuel public n’est pas au mieux. France Télévisions et Radio France seront en grève ce jeudi 19 mars. A la radio, ce sont cinq syndicats (CFDT, CGT, SNFORT, SUD et UNSA) qui ont déposé un préavis de grève illimité, pour dénoncer un possible plan social.

En période de restriction budgétaire, tandis que la direction doit boucler son contrat d’objectifs et de moyens (COM), en quête d’une économie de 50 millions d’euros, et des moyens de compenser le déficit de 21,3 millions d’euros prévu cette année, la menace de suppression de postes inquiète.

Une suppression d’effectifs qui toucherait 300 à 400 emplois (sur les 4600 que compte aujourd’hui la maison).

D’autres revendications s’ajoutent, tels le maintien des orchestres au sein du groupe, ou la fin des externalisations. Cette grève annoncée est la troisième en un mois (les précédentes ayant cependant très peu perturbé l’antenne).

A France Télévisions, quatre syndicats (CFDT, CGT, SNJ et FO) ont aussi déposé un préavis de grève pour justement dénoncer des mesures disciplinaires contre des grévistes.

A vrai dire, à France Télé, les grèves sont récurrentes depuis la fin du mois de janvier, les syndicats comptant s’élever contre un projet de réorganisation du travail. Des grèves ponctuelles, limitées, décidées au jour le jour et au dernier instant, qui ne s’observent pas toujours à l’écran, mais gênantes dans la marche du travail au quotidien.

Las, Rémy Pflimlin a adressé aux salariés une note, début mars, pour leur imposer de se déclarer grévistes ou pas, dès le matin, menaçant les contrevenants de sanctions. C’est donc cette « remise en cause de l’exercice du droit de grève » que dénoncent les syndicats, exigeant « l’arrêt immédiat des procédures ».

Un autre préavis de grève a été déposé pour le lundi 22 mars, qui risque de perturber la couverture du premier tour des élections départementales, au moins du côté de France 3. Si le début de mandat de Mathieu Gallet (en poste au printemps 2014) commence à l’arraché, la fin de celui de Rémy Pflimlin est décidément difficile et laborieuse.

Publié dans Luttes sociales

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