Non à l'austérité à Pierre-Bénite (69) engagée par la droite

Publié le par PCF Pierre Bénite

Non à l'austérité à Pierre-Bénite (69) engagée par la droite

Déclaration de la section du PCF Pierre Bénite sur les orientations budgétaires annoncées au conseil municipal de Pierre-Bénite            de février 2015.

Au conseil municipal de février, Mr MOROGE le maire UMP a mis en débat l'orientation budgétaire. Ce débat est important pour notre ville et ses habitants car il annonce les orientations générales du budget pour 2015 et les engagements pluriannuels envisagés.

Pierre-Bénite comme toutes les collectivités territoriales prend de plein fouet les baisses drastiques des dotations de l’Etat. Ce sont 934 000 euros qui vont manquer aux recettes du budget de la commune de 2014 à 2017. C’est terrible !

Il ne suffit pas de constater ou de dénoncer ces baisses des dotations, il faut les combattre, comme l’ont fait 17 000 maires et élus en signant la demande au gouvernement d’y renoncer. Il refuse de les entendre et poursuit sa politique suicidaire qui ne bénéficie qu’au seul patronat, aux banques et aux marchés financiers.

Prétextant de cette baisse réelle des dotations, la droite au conseil municipal veut faire des "économies" dans la gestion de la commune qu'elle dirige depuis un an. Elle s’inscrit dans la logique ultra libérale de baisse de la dépense publique qui se traduira par la mise au régime sec de la solidarité, l’arrêt de la construction de logements et des projets d’urbanisme, la suppression des emplois territoriaux entraînant l’affaiblissement des services publics locaux et de nouvelles difficultés pour les habitants à tous les âges.

De tels choix déprimeront un peu plus la demande locale et donc tout espoir de relance réelle d'une activité saine et dynamique sur notre territoire d’autant que dans le même temps la Métropole de Lyon dirigée par M. Collomb annonce une baisse radicale des investissements et une augmentation d’impôt.

Le maire UMP entend donc faire ce que lui demande le gouvernement et la droite qui, elle, voudrait voir la dépense publique réduite de 100 milliards au plan national. Une folie ! Elle tente de se cacher pour ne pas avouer qu’elle défend l’austérité en utilisant la formule « optimisation des recettes et baisse des charges ». Ces « Charges » qui ne sont rien d'autre que le personnel indispensable à un service public de qualité.

Depuis la transformation de la taxe professionnelle par M Sarkozy, les communistes n’ont eu de cesse de combattre les baisses des dotations aux collectivités territoriales alors qu’en même temps l’état leur transférait de nouvelles compétences comme par exemple, la prise en charge par les communes de l’accompagnement aux nouveaux rythmes scolaires.

Malgré cela, jusqu’en 2014 l’équipe municipale précédente a tenu ses engagements, elle a fait preuve de rigueur, a limité son endettement et a pu laisser une situation financière très saine. Elle a veillé à ce que la situation de la ville ne se dégrade pas, a limité le recours à l’emprunt et n’a pas augmenté l’impôt. Elle a eu à cœur le maintien de l’emploi public car condition majeure d'un service public de qualité pour la tranquillité et la sécurité, pour l’environnement, la culture, l’éducation, le sport, la santé. Elle a contribué au développement du mouvement associatif et citoyen.

L’autre crainte avec les orientations annoncées est de voir la capacité d'investissement de la ville diminuer découlant des restrictions budgétaires. Sur ce point, le maire se fixe l’objectif de constituer une capacité d’emprunt pour réaliser des investissements nouveaux.

Dans la situation actuelle, recourir à l’emprunt semble logique, mais la question première à se poser, c’est pour réaliser quels investissements ? Sur ce point le maire est très discret. La discussion du budget 2015 devrait nous en dire plus sur ses intentions.

Déjà, il y aura à financer les investissements décidés par l’équipe précédente, notamment le Dojo qui sera inauguré prochainement, la rénovation de la Hall Paul Bert, la mise aux normes des locaux publics afin de les rendre accessibles à tous, la contribution de la commune aux projets de rénovation urbaine coordonnée par la Métropole de Lyon. Il faut aussi anticiper les obligations qui découleront du PPRT et seront à la charge de la ville. Nous le constatons les besoins vont être importants.

Faut-il prévoir d’autres investissements lourds ? Est-ce pertinent ? C’est une question et un débat qui concerne l’ensemble des habitants de la ville. Nous estimons qu’il revient aux habitants de donner leurs avis car il s’agit de leur ville, de ses finances et de son devenir.

Pour notre part, si la ville devait prévoir de tels investissements, c'est sans doute au Centre de Santé B. Frachon que la priorité doit être donnée. La population doit avoir une offre de soins correspondante aux besoins de santé, ce qui suppose des d'équipements médicaux modernes et performants, des personnels formés et bien rémunérés et des locaux plus vastes. Dans ce domaine qui touche à la santé et donc à la vie, il ne faut plus bricoler comme cela se fait depuis un an. Il faut une réelle ambition !

Alors, plus encore aujourd’hui qu’hier, nous devons résister à l’austérité qui handicape les collectivités et les communes et aller chercher les moyens financiers là où ils se trouvent.

En ce sens, nous agissons pour l’instauration d’une taxe de 05% sur les actifs financiers des entreprises défendue par les députés et sénateurs communistes et républicains. Celle-ci rapporterait environ 30 milliards d’euros, de quoi soulager les finances des collectivités qui en ont bien besoin et si nous ne voulons pas que la situation financière de beaucoup de communes ne devienne insoutenable. L’avenir de Pierre-Bénite passe aussi par là !

Pierre-Bénite le 21 mars 2015

Publié dans Pierre Bénite

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