Obama, mais de quoi je me mèle ?

Publié le par le Front de Gauche de Pierre Bénite

Obama devant le Parlement turc ce 30 mars 2015

Obama devant le Parlement turc ce 30 mars 2015

Obama se croit chez lui ! Il a de nouveau plaidé lundi «fermement», pour l'entrée de la Turquie dans l'UE, adhésion à laquelle plusieurs pays européens sont opposés.

Tour d'horizon des principaux points de cette ingérence américaine dans les affaires européennes.

Il est vrai que Barack Obama, est un allié d'Ankara, membre de l'OTAN face à l'Union européenne. «Laissez-moi être clair : les Etats-Unis soutiennent fermement la candidature de la Turquie à l'UE», a-t-il affirmé devant le Parlement truc.

Obama, qui effectue sa première visite dans un pays musulman, a évoqué «des siècles d'histoire, de culture et de commerce partagés (entre l'Europe et la Turquie) qui vous unissent». Il a estimé qu'une entrée de la Turquie dans l'UE renforcerait le bloc européen.

Le locataire de la Maison-Blanche souhaite également renforcer les liens déjà «solides» entre son pays et la Turquie. Dans quel but ? Nous ne le serons pas ?

Obama a fait comprendre qu'il n'a pas changé d'avis sur la réalité du génocide arménien, mais a préféré insister sur les discussions actuelles entre la Turquie et l'Arménie. «Je veux aujourd'hui mettre l'accent sur les opinions des peuples turc et arménien. S'ils peuvent avancer... le monde entier doit les encourager». Le dialogue «pourrait très vite porter ses fruits», a ajouté Obama. La Turquie et l'Arménie n'entretiennent pas de relations diplomatiques. La Turquie refuse de considérer comme un génocide les massacres d'Arméniens, sous l'empire ottoman (1915-1917).

Il en a profité pour interpeler l'Iran en lui demandant de choisir entre l'arme nucléaire et un avenir meilleur pour son peuple. «J'ai clairement fait savoir au peuple et aux dirigeants de la République islamique que les Etats-Unis recherchent une relation basée sur les intérêts et le respect mutuels. Maintenant, les dirigeants iraniens doivent choisir s'il veulent construire une arme ou bâtir un avenir meilleur pour leur peuple».

Volontairement ou pas, Obama a oublié l'autre alternative, l'accés de l'iran au "nucléaire civil" afin de posséder de nouvelles productions d'énergie dont il a besoin pour économiser les ressources pétrolières et condition pour un avenir meilleur pour les iraniens.

Il a aussi rappelé que la feuille de route constituent la voie d'une paix au Proche Orient. «Les Etats-Unis soutiennent fermement l'objectif de deux Etats, Israël et la Palestine cohabitant dans la paix et la sécurité». Les propos du président américain interviennent après que le nouveau chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, eut affirmé que son pays n'était pas lié par le processus d'Annapolis qui a relancé les négociations avec les Palestiniens.

Les Etats-Unis «ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l'Islam», assure Barack Obama. «Nous voulons montrer par des actions concrètes notre engagement pour un monde meilleur. Nous voulons aider plus d'enfants, vers une éducation qui leur ouvre la voie de la réussite. (...) Dans les mois qui viennent, je présenterai un programme spécifique en vue d'atteindre ces objectifs. Nous allons nous concentrer sur ce que nous pouvons faire en partenariat avec le monde musulman.»

Publié dans International

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bul 31/03/2015 22:46

bien sûr que nous savons pourquoi obama veut faire entrer la turquie dans l'ue >> article 42 du TUE ! et savoir que l'ue est le glacis géopolitique des us depuis les conférences de yalta, postdam et téhéran ! on est mieux informé à l'UPR qu'au front de gauche, mais est ce qu'au front de gauche on a vraiment envie de parler des traités européens ? on est en droit de se poser sérieusement la question...