Dominique Reynié est bien de droite !

Publié le par Souces l'Obs Politique

Dominique Reynié, 54 ans, sollicite l'UMP pour conduire la liste des droites aux régionales de décembre.

Dominique Reynié, 54 ans, sollicite l'UMP pour conduire la liste des droites aux régionales de décembre.

Dominique Reynié est bien de droite. Nous le savions, mais nous aurions pu en douter à la façon soft et non-engagée dont Lévy, l'animateur de télé de l'émission très politique "C en l'air", a l'habitude de présenter sa fidèle équipe de docteurs libéraux en économie et politique dont fait partie le Dominique Reynié en question.

Tous sont des chantres du libéralisme, de la baisse du coût du travail et des dépenses sociales, et de l'affirmation jamais démontrée qu'il n'y aurait qu'une seule politique possible à mettre en oeuvre en France. Si un intrus s'amuse à contester un tant soit peu leurs affirmations mensongères, voilà que tous réunis ils se jettent dessus pour le tailler en petits morceaux décourageant le pauvre de revenir contester leur vérité révélée !

Dominique Reynié vient de sortir du bois, de l'ombre. Il va lui être difficile de rester planquer et continuer de laisser à penser qu'il ne serait pas engagé en politique et resterait neutre en toute circonstance.

Le bonhomme était de droite, cela ne choquait personne. Directeur général du think tank d'inspiration libérale "Fondapol", financé à l'origine par l'UMP et aujourd'hui subventionné par l'Etat, le professeur de sciences politiques n'a jamais caché sa proximité idéologique avec l'UMP bien qu'il prenait milles précautions pour ne pas l'étaler.

Voilà qu'il vient de solliciter l'investiture de l'UMP pour une tête de liste aux élections régionales "nouvelle formule", dans un Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées fermement ancré à gauche. L'information a été rendue publique ce dimanche 5 avril.

A 54 ans, le politologue, entend incarner le "renouvellement" de la droite dans le midi. "Cette grande région, c'est ma région. Ma famille est aveyronnaise", pointe-t-il.

Être issu de la "société civile" sera l'un de ses atouts, ajoute-t-il. "Il y a une demande aujourd'hui de renouvellement. C'est l'idée de contribuer à l'ouverture de la politique à la société civile. J'ai aussi une expérience très ancienne des collectivités locales, c'est un sujet qui me passionne", explique-t-il. S'il obtient la région, il assure qu'il n'occupera pas d'autres mandats.

Avant d'obtenir le ticket UMP-UDI, Dominique Reynié va devoir se présenter devant le comité de pilotage de la région et obtenir l'investiture d'un collège d'élus de la droite locale, qui devrait se prononcer à la fin du mois.

Confier à des élus du territoire le soin de choisir la personne qui va conduire la liste des droites, est une méthode qu'il apprécie. "On va du bas vers le haut, sans parachutage", estime-t-il dans "Midi Libre", tout en indiquant qu'il va rencontrer "un maximum" des 40 membres de ce collège avant leur décision, qui doit tomber le 25 avril.

Problème, le docteur en libéralisme est loin d'être seul à afficher ses ambitions à droite. Le député UMP de Lozère Pierre Morel-A-L'Huissier, le maire de Lavaur Bernard Carayon et l'actuel président du groupe UMP au conseil régional de Languedoc-Roussillon, Stéphan Rossignol, sont également sur les rangs.

Publié dans Droite

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