Henriette Zoughebi élue régionale communiste d'Ile de France honorée par la République

Publié le par Henriette Zoughebi

Hier soir, Jean-Paul Delahaye, inspecteur général de l’éducation nationale m’a remis les insignes de chevalière de la légion d’Honneur, en présence de Jean-Paul Huchon, Marie Desplechin et Patrice Bessac.

J’ai été particulièrement heureuse et touchée par les témoignages d’amitiés que m’ont adressées les personnes présentes : des cadres de l’éducation nationale, des agents de la fonction publique régionale, des syndicalistes, des proviseur-e-s, des défenseur-e-s de la culture ou de l’égalité femme-hommes, des lycéen-ne-s…

Cette diversité représente pour moi la plus belle des récompenses; je tiens encore une fois à les remercier.

J’ai souhaité dédier solennellement cette distinction aux lycéennes et lycéens sans papiers.

Ces garçons et ces filles se battent pour avancer dans la vie, pour construire dans notre pays un avenir qui leur a été volé ailleurs, à cause de la guerre, de la misère ou de l’injustice.

je demande donc au président de la république de donner un titre de séjour à tous ces jeunes inscrit-e-s dans des lycées ; la loi doit changer !

J’ai dit toute mon admiration pour le formidable travail que mènent les militant-e-s du Réseau Education Sans Frontières en étroite collaboration avec la Région Ile-de-France.

Le droit à l’éducation pour toutes et tous est inscrit dans la déclaration universelle des Droits Humains ; il ne peut être question de transiger. L’immigration n’est ni un problème, ni une question. C’est une richesse. C’est la vie.

Seule la régularisation permettra à ces jeunes d’aller jusqu’au bout de leurs cursus scolaire, mais pas seulement. Ce titre de séjour doit leur ouvrir un droit au stage, à l’alternance, au logement, au travail. A la vie tout simplement.

Voilà pourquoi je choisi de les accompagner jusqu’au bout dans leur bataille pour faire évoluer la loi dans ce sens.

En même temps que je leur dédie cette décoration, j’ai souhaité leur offrir ces quelques mots de Prévert qui m’accompagnent depuis longtemps :

« Étranges étrangers
Vous êtes de la ville
Vous êtes de sa vie
Même si mal en vivez »

Publié dans Divers

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