Le 9 avril, agir pour s'émanciper d'une austérité destructrice !

Publié le par PCF

Manifestation à 10h 30 Place Jean Macé à Lyon. La manifestation se rend ensuite Place Bellecour

Manifestation à 10h 30 Place Jean Macé à Lyon. La manifestation se rend ensuite Place Bellecour

Cette journée de grèves et de manifestations, unissant le public et le privé, à l’initiative de la CGT, de FO, Solidaires et de la FSU a pour mots d’ordre salaires, emploi, conditions de travail et mobilisation contre la loi Macron. Alors que le pouvoir Hollande-Valls ne cesse d’invoquer « la reprise est là », le vécu du monde du travail, des chômeurs et des précaires est différent.

La reprise : de quoi et pour qui ?

À écouter les chantres de la rigueur libérale, les indicateurs passent au vert. Une seule reprise est certaine, c’est celle des profits et divi- dendes des plus grands groupes. Pour 2014, les entreprises du CAC 40 affichent une progressions de 33% de leurs profits, 62 milliards d’euros dont les actionnaires se taillent la part du lion avec 56 milliards de divi- dendes et rachats d’actions. Une augmentation de plus de 30% ! Ce sont les sacrifices sur les salaires et l’emploi, ainsi que les cadeaux fiscaux et autres exonérations accordés par le gouvernement qui sont une des principales origines de ce dynamisme des profits.

Et les salaires ?

Que cache la statistique sur le « salaire moyen du privé augmentant de 1,4% en 2014 » ? Un bon exemple : Renault. Dans le cadre des « accords de compétitivité » chers à Macron : gel des salaires en 2013, augmen- tation de 0,5% en 2014 et 8260 suppressions d’emplois d’ici 2016. Mais un salarié de Renault échappe à ces sacrifices, le PDG Carlos Ghosn. Sa rémunération en 2015 va augmenter de 169% à 7,2 millions d’euros. Ajoutons que pour ce monsieur, il s’agit d’un emploi à mi-temps, il reçoit aussi 7,6 millions d’euros au titre de PDG de Nissan. Dans la fonction pu- blique, le point d’indice est gelé depuis 2010, et les rémunérations nettes baissent du fait de l’augmentation des cotisations pour les retraites.

Pouvoir d’achat et dettes

La stratégie du gouvernement comme de l’Europe repose sur la convic- tion que l’austérité salariale relance la production alors qu’elle ne relance que les profits ; que l’austérité budgétaire permet de résorber la dette, ce qui est faux. La dette publique cumulée de la France atteint 95% du PIB fin 2014 contre 92,3% en 2013.

Cette stratégie est inefficace car l’austérité salariale et budgétaire péna- lise les ménages, les PME et les collectivités locales et donc les sources d’activités et de consommation. Alors que la politique monétaire de la BCE favorise principalement les banques et les circuits financiers.

Voilà pourquoi s’émanciper de l’austérité est à la fois une exigence revendicative d’aujourd’hui et un changement de cap nécessaire pour une issue à la crise.

Vite l’alternative

Les communistes et tout le Front de gauche appellent toutes les forces citoyennes, politiques et sociales disponibles à la construction d’un mou- vement de gauche alternatif ample et populaire pour ouvrir à nouveau l’espoir. Communistes et autres composantes du Front de gauche, éco- logistes, socialistes refusant l’impasse actuelle, militant-es de Nou- velle Donne, citoyen-nes, syndicalistes, militant-es de toutes causes... doivent converger pour le construire.

 

Publié dans Luttes sociales

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