. Le maire UMP de Pierre Bénite (69) bousculé à sa réunion d'information sur le budget 2015

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Article et photo du Progrès sur la réunion d'information très mouvementée organisée par le maire

Article et photo du Progrès sur la réunion d'information très mouvementée organisée par le maire

Le mardi 22 avril, 80 personnes (sans les élus-es) ont répondu à l'invitation du maire UMP de Pierre Bénite à participer à un débat public sur la nouvelle politique budgétaire de la ville. Il est regrettable qu'un tel débat ait lieu après le vote du Conseil Municipal car il est toujours opportun que les élus-es ait l'opinion des habitants avant de faire leurs choix.

Il s'agissait donc d'une réunion d'information et non d'un débat public. Nous n'avons pas, avec l'UMP, la même conception du débat démocratique citoyen car nous pensons qu'il vaut mieux écouter les citoyens pour prendre des décisions conformes à leurs attentes.

Nous pensions que le maire avait modifié sa posture depuis son élection. Responsabilité oblige, il serait devenu moins arrogant et plus respectueux de la diversité des opinions. Que nenni, chasser le naturel il revient au galop, un adage qui s'applique fort bien au personnage qui n'a pu s'empêcher d'agresser l'équipe municipale précédente animée par Mireille Elmalan. On se croyait revenu en pleine campagne électorale, il y a un an.

De la provocation pour faire sortir de leurs gonds les anciens élus-es et pouvoir orienter le débat sur "l'hier" alors que les habitants sont surtout intéressés pour savoir à quelle sauce ils seront mangés en 2015 et pourquoi il est injuste d’appliquer l’austérité. Cela est l'essentiel et c'est bien, sur ces questions de fond, que les communistes entendent mener le débat public sans craindre les humeurs du maire et ses provocations.

La 1ère adjointe de la ville a énuméré une laborieuse série de chiffres où il fut difficile au citoyen de se faire une opinion claire et d'apprécier ce qui pouvait être bon et moins bon pour les habitants, les services publics de la ville, les associations et notre ville. Chacun des citoyens présents aura quand même compris que 2015 sera une année d'austérité pour les habitants et les agents territoriaux qui ont fait connaitre leur désapprobation en cessant le travail dernièrement.

Le « serrage de ceinture » fut confirmé par le maire dans ses commentaires. Il tenta de le justifier en faisant référence à la baisse drastique des dotations de l'état décidée par le gouvernement Valls. Il est vrai que ce recul des dotations sur plusieurs années entraine des difficultés accrues pour les villes, les services publics locaux, les agents territoriaux et donc au final pour les habitants. 

Face à cette austérité, il y a trois options, soit on l’accepte et on augmente les impôts locaux de manière inconsidérée comme le font certaines villes socialistes ou de droite, soit on l'accepte et on l'applique à la sauce locale comme le fait le maire de Pierre Bénite, soit on la combat du national au local, comme le font les élus-es communistes, du Front de Gauche et d'autres maires, y compris de droite ou socialistes, comme en témoignent les 17 000 maires qui ont fait connaitre publiquement au gouvernement leur désaccord. Beaucoup auront compris que le maire de Pierre Bénite n'est pas de ceux-là !

Les communistes de Pierre Bénite combattent cette austérité injuste, ils l'ont fait savoir par deux déclarations publiques, dont Le Progrès n'a pas fait écho privant ses lecteurs d'informations importantes. Ils ont à nouveau fait connaitre leur position par l'intervention d'Alain Saint-Patrice qui représentait les communistes de notre section à cette réunion publique.

Après avoir souligné la bonne gestion de l'équipe précédente, Alain Saint-Patrice dénonça les baisses de dotations de l'état et la volonté du maire UMP de Pierre Bénite de répercuter sur les habitants et les agents territoriaux cette politique d'austérité. Il cita entre autres la volonté de baisser les salaires des agents territoriaux, de réorganiser les services sans discussion ni débat, de chasser certains "cadres", de mettre à la rue le Service de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD) très utile à la santé des malades et notamment des personnes âgées, Il s'étonna du discours valorisant du maire sur les associations et les clubs sportifs alors que certaines et certains voient leur subvention 2015 baisser comme le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) ou disparaitre comme le comité de jumelage ou "But en or".

Bousculé, le maire affirma que le mouvement associatif et le sport avaient au global plus d'argent que les années précédentes. Il affirma que 5 cadres avaient décidé de démissionner de leur plein gré. De la salle montèrent "encore des mensonges !" électrisant un peu plus l'atmosphère déjà tendue.

Alain Saint-Patrice répliqua en citant plusieurs associations et clubs sportifs notamment qui voyaient leur subvention en baisse voire supprimée. Si au global, le sport a plus, où passe l'argent demanda t-il ? Le maire lui répondit que l'OMS touchait plus et devait examiner avec les clubs la redistribution. Alain Saint-Patrice se dit alors choqué du peu de transparence de l'utilisation des deniers publics.

Au sujet des travaux sur le Centre de Santé Benoit Frachon (CSBF), M. Moroge a évoqué le « projet pharaonique » qui prévoyait un bâtiment neuf associé à « des centaines de logements » (sic), projet dont il n'aurait pas eu connaissance selon lui. Roger Tarrago a fait part de son regret que le maire ait abandonné le projet mis en place par l'équipe précédente qui visait à sauvegarder le Centre, à le développer et à mieux répondre aux besoins de santé des habitants et qui sont loin d'être les mêmes que ceux des années 70.  

Le maire osa affirmer que ce projet n'était connu que de quelques-uns de l'ancienne équipe. Ce qui lui valut la réplique cinglante de Roger Tarrago qui lui rappela qu'il était membre du Conseil d'Administration auquel il n'a jamais, ou exceptionnellement, participé. Affirmer aujourd'hui que le projet était secret relève du pur mensonge. 

Pour se raccrocher aux branches, le maire affirma que même la CGT était en désaccord avec le projet. Ce qui lui valu une réponse tout aussi cinglante de Roger Tarrago qui lui rappela que la représentante de la CGT au Conseil d'Administration avait voté les délibérations liées au projet de nouveau Centre. Il ne faut donc pas raconter n'importe quoi.

Le maire reprit alors ses explications, mais le cœur n'y était plus. Ainsi se termina la réunion d'information. Le maire fut bousculé dans une réunion mouvementée pour reprendre l'expression du Progrès. Elle le fut d'autant que dès que le maire agressa l'ancienne équipe, les élus-es de la liste "Pierre Bé demain", décidèrent de quitter la salle exprimant leur réprobation des méthodes utilisées par le maire UMP.

 

 

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