4 juin : journée de mobilisation dans les collèges

Publié le par intersyndicale éducation

4 juin : journée de mobilisation pour sauver les élèves des collèges de la réforme libérale

4 juin : journée de mobilisation pour sauver les élèves des collèges de la réforme libérale

Après le passage en force des décrets liés à la réforme du collège qui entrera en application à la rentrée 2016, une intersyndicale composée SNALC-FGAF, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN entend ne pas baisser les bras. Il faut dire qu’elle représente 80 % des enseignants du secondaire.

Ces organisations syndicales « dénoncent la publication des textes concernant la réforme du collège au soir même d’une grève majoritaire dans les collèges. Cette provocation et ce mépris des personnels sont contre-productifs : il est illusoire d’espérer mettre en œuvre une réforme contre les professionnels.

Elles dénoncent les manœuvres de récupération politiciennes et les amalgames.

Elles demandent l’abrogation de ces textes, décret et arrêté, et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège. En tout état de cause, elles refusent de discuter des modalités d’application de cette réforme.

Elles appellent les personnels à signer et faire signer la pétition intersyndicale (lien en préparation), à poursuivre les mobilisations en cours : assemblées générales, délégations, rassemblements etc., et à mettre en débat une journée de grève nationale en juin.

Elles appellent d’ores et déjà à faire du jeudi 4 juin une nouvelle journée nationale de mobilisation dans tous les collèges : heures d’information syndicale, rencontres et débats avec les parents. »

De son côté, FO, dans un communiqué, précise qu’ « il n’est pas pour nous acceptable que la Ministre propose de ‘dialoguer’ après publication. Cela relève de l’autoritarisme social, ce qui n’est pas sans incidence démocratique.

Pour IDFO et le SNFOLC, la réforme du collège est une réforme structurelle et non pédagogique (une des 155 mesures du Pacte de responsabilité) qui en aucun cas ne va permettre d’améliorer la réussite de tous les élèves. Bien au contraire, elle va donner moins à ceux qui en ont le plus besoin. Sans jamais le reconnaître, pour le ministère, la priorité budgétaire a prévalu.

Supprimer plus de 400 heures de cours disciplinaires sur l’ensemble de la scolarité au collège, ne contribuera en rien au droit de tous les élèves à l’accès à la culture, à la connaissance et à toutes les formes d’excellence, dans le cadre d’une Education vraiment nationale qui tienne compte des réalités locales et assure la mixité sociale des établissements. La réussite de tous les élèves passe par le maintien des enseignements disciplinaires et des effectifs qui garantissent un enseignement de qualité. »

FO ajoute également que « La fracture entre les enseignants et la ministre est désormais ouverte. La ministre s'inspire des méthodes du ministre Allègre qui il y a 15 ans en proclamant sa volonté de ‘dégraisser le mammouth’ avait choisi l'affrontement avec les enseignants, provoquant une crise majeure dans l’Éducation nationale. Aujourd'hui où veut-elle aller ?

Nous n'acceptons pas d'être taxés de conservateurs, partisans du statu quo parce que nous sommes opposés à une réforme qui serait désastreuse. Nous n'acceptons aucune tentative de récupération de la part de ceux qui hier, à l'instar de Luc Chatel, ont supprimé 80000 postes et mis en place la réforme du lycée, fondée elle aussi sur l'autonomie.

Cette réforme coupe l'équivalent d'une demi-année dans les horaires disciplinaires sous prétexte d'interdisciplinarité présentée comme le remède miracle. Elle remet en cause les horaires nationaux au nom de l'autonomie. Elle mettrait en place une hiérarchie intermédiaire de coordonnateurs au détriment de leur liberté pédagogique. Les enseignants seraient contraints à des réunions sans fin. »

De son côté, le SNALC-FGAF appelle au blocage des épreuves du brevet des collèges. « Les collègues, très majoritairement hostiles à cette réforme néfaste pour eux-mêmes comme pour leurs élèves, ne se laisseront pas impressionner. Nous irons jusqu'au bout pour lutter contre la dégradation de nos conditions de travail et contre la casse de notre École », précise dans un communiqué l’organisation syndicale.

Quant au SNES, Roland Hubert, co-secrétaire général, parle de « véritable provocation pour une profession qui se sent méprisée.

Conditions de travail, effectifs des classes, modulation des horaires et autonomie, interdisciplinarité, classes bilangues, sections européennes, enseignement du latin/grec : aucune réponse n’est apportée aux interrogations pressantes des enseignants. Pire le Ministère fait le choix de leur claquer la porte au nez et de faire appliquer la réforme par des enseignants qui n’en veulent pas, garantissant par là même son échec.

Dans toutes les réunions organisées depuis deux mois par le SNES dans les établissements, les enseignants ont exprimé un rejet d’une réforme qui dénature leur métier, s’attaque aux disciplines et ne répond pas aux besoins des élèves.

L’intersyndicale, décidée à poursuivre la lutte contre cette réforme, s’est réunie le 21 mai. Elle appelle la profession à prendre la parole en organisant des AG, des heures d’information syndicales et des rassemblements. Ces temps de débat culmineront le 4 juin, journée nationale d’action, par une "nuit des collèges", occasion d’expliquer aux autres acteurs de la communauté éducative les enjeux de la réforme passée en force par le gouvernement et de débattre de la possibilité d’une grève avant la fin de l’année. »

 

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