L'Allemagne ne peut pas être un modèle !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Une précarité qui explose et cache la réalité du chômage de masse !

Une précarité qui explose et cache la réalité du chômage de masse !

Les libéraux, politiques et médiatiques, doivent arrêter de prendre l'Allemagne pour modèle, autrement il risque de leur en cuire, tant la situation allemande se dégrade bien que ses dirigeants veulent continuer à dominer l'Europe avec l'accord des dirigeants européens dont la France toujours en panne d'intelligence et d'imagination.

Pourquoi ? Parce que la réalité démontre, chiffres à l'appui, que l'Allemagne comme la France et d'autres s'enfoncent dans la crise sociale et de ce fait est en train de briser le peu de ressorts économiques et financiers qu'elle possèdait.

Certes les profits des groupes allemands, industriels et banques, se portent toujours bien, pour eux pas de problème avec la politique de Merkel qui transfère une partie toujours plus grande des richesses du pays vers eux. Ils veulent que cela se poursuive et jouent les chiens de garde. Mais leur exigence de rentabilité financière pèse en négatif sur la croissance, aggrave les conditions sociales des travailleurs avec une forte montée de la précarité des emplois qui masque la réalité du chômage et une aggravation sans précédent de la pauvreté dont sont victimes toutes les couches sociales.

Emploi durable en berne, baisse des dépenses publiques, recul du pouvoir d'achat des salaires et des pensions et hausse des inégalités sociales, freinent la consommation des ménages, les activités productives et de services et affaiblissent d'autant le marché national allemand.

Comme tous les libéraux, l'accent est mis sur l'exportation. La baisse de l'euro lui permettant de tailler des croupières à ses concurrents au plan mondial et d'imposer sa domination à ses partenaires européens sur un marché européen lui aussi en repli du fait de l'austérité. Il est connu que dans ce cas figure, il n'y a pas assez d'espace pour tous et alors le dominant impose sa loi tant que ses partenaires s'alignent sans broncher comme le font les dirigeants français et d'autres pays de l'UE.

Certains Etats veulent réagir, vont-ils oser le faire maintenant que la Grèce a ouvert une porte et cherche à s'émanciper de cette domination en prenant appui sur le vote démocratique du peuple grec et sur l'inquiètude forte des peuples européens qui prennent de plein fouet un chômage massif, la précarité, la pauvreté et les inégalités! Tout va dépendre dans les mois à venir de la capacité des peuples d'Europe à se rassembler pour imposer des alternatives transformatrices radicales et communes. En ce sens il faut saluer le rôle important qu'à décidé de jouer la CES avec ses propositions et ses initiatives.

L'autre volet libéral est celui de l'investissement. Lui aussi, après des années de croissance, il se replit. La recherche d'une rentabilité rapide conduisant le capitalisme allemand à faire le choix de la spéculation financière et de l'investiisement étranger notamment à l'Est de l'Europe quitte a provoquer des situations conflictuelles, comme en Ukraine par exemple, avec la Russie qui refuse les diktats de Mme Merkel.

En crise sociale, la fragilisation de l'Allemagne est nette et inquiète, au point que les économistes compétents, les syndicats et certaines institutions internationales recommandent à l'Europe d'arrêter l'austérité pour faire de la croissance. Les deux ensemble étant impossible à moins d'être pris d'ineptie comme le sont les journalistes libéraux qui n'ont de compténce que leur incompétence !

Donc, comme la France, l'Italie, l'Espagne, la Grèce ou le Portugal, l'Allemagne est rentrée dans la spirale régressive. La BCE en lâchant plusieurs centaines de milliards a donné une bouffée d'oxygène, mais comme les critères d'attribution, d'utilisations et de contrôles n'ont pas changés, cela va être très vite inéfficient car captés par les marchés qui nourriront la spirale spéculative et la crise financière !

La Grèce, les pays du Sud de l'Europe et aujourd'hui l'Allemagne démontrent l'urgence de coupler la lutte contre l'austérité à celle pour une autre Europe (sociale, solidaire, démocratique et de paix), pour un autre rôle de le la BCE et un autre rôle de l'Euro qui doivent être mis au service de la solidarité, du progrès social, de l'emploi, de l'expansion des services publics, de l'investissement indutriel et écologique et des coopérations, sans domination, pour le développement de chacun et de tous.

Le peuple allemand est mécontent et a commencé de résister comme les métallos qui ont réussi par leur action tenace à imposer au patronat allemand de la métallurgie des rallonges substentiels de salaires. Cela ouvre des espoirs nouveaux en Allemagne et en Europe.

S'il y a un modèle à suivre, c'est peut-être celui des syndicats allemands. Nos médias seraient bien inspirés. A t-on besoin de ces libéraux acquis à la pensée unique imposée par les puissants attachés à leurs privilèges ? N'y comptons pas trop. Comptons d'abord sur nous-mêmes et engageons le fer avec le patronat français, son gouvernement et la commission européenne.

Soyons offensifs, mettons haut la barre des contenus transformateurs et radicaux, incontournables pour sortir de la crise sociale. Le rassemblement n'en sera que facilité!

Publié dans Europe

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