Ces dirigeants européens sont des provocateurs irresponsables !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Provocateurs, irresponsables, totalement disqualifiés !

Provocateurs, irresponsables, totalement disqualifiés !

Le gouvernement grec a fait de multiples propositions aux institutions européennes, sans lâcher d'un pouce les lignes rouges fixées par le peuple grec lors des élections du 25 janvier dernier.

Cela n'est pas le cas des dirigeants libéraux européens qui après une réunion secréte convoquée par A. Merkel, se sont permis une provocation scandaleuse en conditonnant le versement de la dernière tranche d'aide à la Grèce de 7.5 milliards d'euros à des exigences inadmissibles qui sont totalement contraires à l'exprit des négociations et sont une nouvelle pression pour conduite Tsipras à capituler et à rompre avec son peuple.

Ils osent prendre le risque de mettre la Grèce et son peuple à genoux ! Ce sont des irresponsables qui jouent avec les peuples et piétinent sans arrêt la souveraineté populaire. Ils sont disqualifiés !

Pourtant le 1er ministre grec avait annoncé le versement de ses remboursements aux FMI dans les délais. Compte tenu des difficultés créées par les institutions, le gouvernement grec a demandé le report de ses remboursements à fin juin. Ce qui laisse encore du temps à la négociation.

Mais une question se pose aujourd'hui, les insitutions sont-elles dans le même état d'esprit, celui de parvenir à un accord en respectant le choix démocratique du peuple grec?

Les institutions ont montré leur vrai visage envers le gouvernement grec, au cours de la rencontre du Premier ministre Alexis Tsipras avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sur la proposition grecque.

Ils proposent entre autres à Athènes des mesures comme la réduction des pensions, l’abolition de l’EKAS (allocation de solidarité sociale), la privatisation du Gestionnaire indépendant de réseau de transport d’électricité et de la « petite DEI » (petite Compagnie publique d’électricité), ainsi que des excédents primaires plus élevées que celles proposées par le gouvernement grec.

En résumé, les trois institutions proposent les graves mesures suivantes:

  • Appliquer deux différentes TVA: une TVA à 11% y compris les médicaments, et une autre à 23% y compris le domaine de l’énergie et de la restauration, qui apporteront des hausses considérables dans tous les produits.
  • Réduire les pensions de 1% du PIB, soit de 1,8 milliards d’euros. Il convient de noter que chaque mois les dépenses publiques s’élèvent à 1,8 milliards d’euros.
  • Abolir l’EKAS (allocation de solidarité sociale). Il s’agit d’une proposition absolument provocante, en considérant que cette aide est accordée aux retraités aux faibles revenus, tandis que le montant total est inférieur à 100 millions d’euros.
  • La privatisation du Gestionnaire indépendant de réseau de transport d’électricité et de la « petite DEI » (petite Compagnie publique d’électricité). Le gouvernement a clairement rejeté cette demande à plusieurs reprises.
  • La libéralisation  des marchés dans le secteur des produits, par une ancienne «boîte à outils» de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).
  • Les excédents primaires pour les prochaines années aux taux de 1% en 2015, 2% en 2016, 3% en 2017 et 3,5% en 2018.

Enfin, il convient de remarquer que dans la proposition des institutions il n y a aucune mention sur la dette publique et sur la possibilité de sa restructuration ainsi que sur la chasse à l'évasion fiscale.

Immédiatement après son retour de Bruxelles une réunion d'information a eu lieu entre le premier ministre A. Tsipras et l'équipe grecque des négociations avec le ministre des Finances.

Le premier ministre a dit à ses collaborateurs que «le gouvernement grec n'accepte pas des propositions extrêmes. Tout le monde doit comprendre que le peuple grec a beaucoup souffert au cours des cinq dernières années et certains doivent arrêter de jouer à ses dépens dans son dos ".

Sur l'initiative du Premier ministre un débat à été fixé vendredi après-midi à l' ordre du jour au Parlement portant sur les progrès des négociations.

Publié dans Grèce

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