Pétition à Grandris (69) : laissez vivre notre village, laissez-nous notre bureau de Poste !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Mairie de Grandris dans la Haute vallée d'Azergues (69)

Mairie de Grandris dans la Haute vallée d'Azergues (69)

Un bureau de Poste qui ferme, c’est un village qui meurt peu à peu. Car une fois que l’on a pris sa voiture pour se rendre à La Poste de la commune d’à côté, on y achète son pain, on en profite pour passer à la pharmacie, puis on fait ses courses à la supérette locale… Et par un effet boule de neige, ce sont les commerces de son propre village qui risquent de fermer un à un.

Grandris est un joli et dynamique village rural de Haute Vallée d’Azergues. Il y compte deux écoles, une boulangerie, un Vival, une pharmacie, une boutique de cadeaux-déco, une librairie bouquiniste – qui envoie régulièrement de nombreux colis – , des entreprises et des artisans, des agences web, un commerce de pièces et d'accessoires pour motos, client fidèle de La Poste également, un hôpital gériatrique de plus de 130 lits, 1200 habitants, dont de nombreuses personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer en voiture. Déjà, les cars de Rhône ne s’arrêtent plus qu’une fois par jour au cœur du village… Le 5 novembre 2014, des dirigeants de La Poste sont venus déclarer à nos élus que le bureau grandrisien ne serait plus ouvert que deux heures par jour, l’après-midi.

Autant dire qu’il va disparaître car une réduction des horaires entraine généralement une fermeture dans les deux ans : à force de trouver porte close, on n’y va plus… Selon la poste, le bureau ne serait pas rentable… Sauf que les opérations bancaires réalisées à Grandris sont comptabilisées à Lamure-sur-Azergues. Sauf que les transactions non enregistrées sur l’ordinateur n’entrent pas non plus dans le calcul.

La Poste, société anonyme à capitaux publics, ne perd pas d’argent. Elle en reçoit de l’Etat ! Pour 2013, grâce au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), elle a touché 297 millions d’euros…

Nous ne voulons pas que notre village meurt. Rendez-nous notre Poste ! Aujourd’hui Grandris, demain votre commune. Nous ne sommes pas les seuls, de nombreux autres villages sont concernés. Soutenez-nous.

Des courriers de protestation peuvent aussi être envoyés aux élus et autres hauts fonctionnaires : à Christophe Guilloteau, président du département, à vos élus du département (Annick Guinot et Bruno Peylachon), à Patrice Verchère, député de de la 8e circonscription du Rhône, à Michel Delpuech, préfet du Rhône.

Publié dans Luttes sociales

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