Tsipras ne plie pas et annonce un référendum le 5 juillet

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Les insitutions (FLI et UE) n'ont rien voulu ni entendre ni respecter la volonté du peuple Grec, ils sont venus à la table des négociations avec la même chose qu'il y a 5 mois, qu'il y a un mois et qu'il y a une semaine, c'est à dire une nouvelle purge d'austérité pour les grecs que leur gouvernement a rejetée. Le FMI aura continué à jouer son rôle destructeur afin de défendre les ntérêts des vautours de la grande finance.

Le gouvernement grec a fait savoir que ce plan de réformes et mesures budgétaires, "ne peut être accepté" car il contient des mesures "récessives" et un programme de financement sur cinq mois jugé "tout à fait insuffisant".

 Alexis Tsipras n’a pas plié. Face au blocage des négociations avec les institutions européennes et le FMI, il a décidé de soumettre à référendum l’offre des créanciers de la Grèce.

Le Premier ministre grec qui a fait cette annonce sur les télévisions grecques dans la nuit de vendredi à samedi (à 1h00 heure locale, 0h00 en France), à l’issue d’un long conseil des ministres, a indiqué que le gouvernement avait « approuvé à l’unanimité » sa demande d’aller vers un référendum.

« En cinq mois de négociations, on nous a demandé de continuer d’appliquer des politiques que vous avez rejeté dans les urnes », a-t-il déclaré avant de résumer durement l’attitude des créanciers : « Leur but est d’humilier un peuple tout entier. »

Le Premier ministre, issu de Syriza, s’est montré confiant dans le choix du peuple grec : « Je vous appelle à choisir avec la dignité qui a toujours caractérisé le peuple grec. Votre choix honorera l’histoire de notre pays. L’Europe est la maison commune des peuples. »

Cette annonce intervient à la veille d’une ultime réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

Elle constitue l’ultime moyen de pression du gouvernement grec d’arracher un accord conforme au résultat des élections du 25 janvier puisque c’est sur le texte qui sortira de cette réunion de la dernière chance que les électeurs auront à se prononcer le 5 juillet.

Plus tôt dans la soirée, le gouvernement grec avait fait savoir qu’il ne pouvait accepter le dernier plan renflouement proposé à la Grèce par ses créanciers.

« La proposition des institutions (UE, FMI) au gouvernement grec était de légiférer immédiatement sur des mesures profondément récessives (...) en tant que condition d’un financement sur cinq mois, cependant tout à fait insuffisant "

L’« offre » des Européens et du FMI prévoyait une prolongation de cinq mois du programme d’aide dont bénéficie la Grèce et un paquet d’au moins 12 milliards d’euros à verser en quatre temps jusqu’en novembre. Elle prévoyaitt notamment de verser à Athènes 1,8 milliard d’euros en urgence, moyennant un vote du Parlement grec, pour éviter le défaut de paiement au 30 juin, date à laquelle la Grèce doit rembourser un prêt de quelque 1,5 milliard d’euros au Fonds monétaire international.

Une partie des 12 milliards devait ensuite être versée en fonction de la mise en œuvre concrète des mesures d'austérité votées.

Publié dans Grèce

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