Macron insulte à dessein les Grecs et le peuple français

Publié le par Jean Ortiz Hamanité

Photo : Charles Platiau/Reuters

Mais pour qui se prend-t-il ce multimillionnaire arrogant en mission, ce plein aux as, ce « mélomane » de la finance, pour qualifier le Front national de « forme de Syriza à la française, d’extrême droite », pour mettre un signe d’égalité entre l’extrême droite fascisante et « l’extrême gauche » : dans la novlangue hollandaise « extrême gauche » doit être traduit par « gauche ».

En visite à Marseille, le très friqué ministre de l’économie, adepte de l’austérité bien ordonnée, celle qui commence par les pauvres, n’a pas gaffé. En insultant le « non », le peuple grec qui a mal voté, Macron le péseux applique avec volontarisme et bassesse la ligne Hollande-Valls : tirer à boulets blancs sur la gauche-gauche, laisser derrière eux un champ de ruines, assimiler Syriza, donc le Front de gauche, aux « extrêmes » (pourquoi pas aux « Barbares »?) et servir la pâtée au Front national, tour à tour promu, instrumentalisé et... faussement diabolisé pour servir de repoussoir au deuxième tour en 2017. Vieille recette plus qu’éculée et qui peut s’avérer fatale pour ce qu’il nous reste de « démocratie ».

C’est la ligne Hollande-Valls : la ligne « deuxième tour de la présidentielle de 2017 ». Pratiquer sciemment la politique du pire, siphonner un maxi la droite, cirer les pompes à Mme Merkel, aux Eurocrates, chasser dans les marécages les plus troubles, afin de parvenir à un deuxième tour où François Hollande apparaîtrait comme le « vote utile », le « moindre mal ».

A ce niveau de calcul sordide, la politique relève du plus répugnant. Mais qu’importe ! Il faut écœurer l’électeur populaire pour qu’il s’abstienne ou vote FN. L’on criera ensuite « au feu !» et le tour sera joué.

Sartre réfléchissait sur la définition du « salaud »... on n’est pas loin du cas d’école !

Jean Ortiz le 7/7/2015

Publié dans Politique nationale

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