Régionales, Auvergne-Rhône Alpes : rien n'est bouclé !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

La nouvelle super région : Auvergne-Rhône Alpes

La nouvelle super région : Auvergne-Rhône Alpes

Auvergne Rhône Alpes rien n'est bouclé, tout est en chantier : le programme, l’union et les listes !

L’intervention citoyenne est cruciale pour faire du commun et pour gagner les élections régionales.

Alors que tout commande aux forces anti-austérité de la région Auvergne-Rhône Alpes (ARA), de se rassembler pour avoir des chances de gagner les régionales, EELV semble vouloir jouer seul sur un fond d’anticommunisme préoccupant exprimé par le site des Verts du Diois.

Nous espérons que la raison l’emportera, que l’intérêt des populations sera plus fort que ces vieilles  méthodes politiciennes qui ont vraiment la vie trop dure.

Aucune alternative moderne et progressiste ne sera possible en excluant une ou des forces politiques qui depuis des années luttent, militent et rassemblent contre l’austérité et pour une alternative que cela soit au plan régional, national ou européen.

Faire le choix d’exclure, c’est d’emblée faire le choix de la division et de la défaite avec le risque grave de voir la droite et l’extrême droite faire main basse sur la région.

L’anticommunisme est une vieille arme du capitalisme et des puissants pour diviser, éluder les problèmes de fond et les réponses progressistes à mettre en œuvre pour mettre notre pays sur la voie d’une sortie de crise par une réponse aux besoins sociaux, écologiques et démocratiuqes.  L’aveuglement anticommunisme peut conduire parfois au choix de faire élire de fidèles serviteurs du libéralisme contre les populations, la démocratie, contre les valeurs de gauche. L’appel de Cohn Bendit à voter oui au référendum grec est de cette trempe !

Au regard de la grave crise sociale que connait notre pays, toutes les forces anti-austérité sincères doivent se rassembler pour un projet de transformation sociale partagé construit avec les citoyens.

Entre EELV et les communistes, il y a bien sur des désaccords, autrement nous ne serions pas deux partis distibncts. Faut-il mettre l’accent sur les désaccords ou au contraire sur ce qui rassemble, sans effacer la singularité de chacun, pour créer une dynamique de conquête. C’est la question d’actualité, chacun se doit d’y répondre.

EELV peut faire des reproches aux communistes, ces derniers seraient alors bien placés pour leur retourner les leurs comme le soutien d’EELV au libéralisme de Hollande et Valls. Les députés d'Europe écologie les verts n’ont-ils pas été de loyaux alliés du PS ? Ils ont voté les lois portant la régression sociale, ils ont voté pour le TSCG, pour l’ANI et pour le recul de l’âge de la retraite.

Depuis ils affirment avoir changé. C’est bien, pourtant cela ne les autorise pas à donner des leçons.  

Au final, qu’avons nous fait avancé ? Les idées de divisions au détriment des éléments communs nécessaires pour créer une dynamique de confiance dans le rassemblement et ses capacités à gagner.

Le PG veut filer le train à EELV. Englué avec les théoriciens de la révolution mondiale et dans leurs illusions grenobloises, il a bradé son âme pour une dizaine de places et une tête de liste départementale. Le PG a ainsi délibérément décidé de se mettre en dehors du Front de Gauche.

C’est regrettable alors qu’au même moment en Ile de France, le PCF et le PG décidaient de construire l’union en donnant une vigoureuse impulsion au Front de Gauche largement ouvert à tous ceux qui veulent prendre place dans le combat anti-austérité et en premier lieu EELV.

Etrange est la précipitation d’EELV à annoncer une union rabougrie avec le PG et Ensemble alors que les points de divergences entre écologistes et communistes avaient été aplanis. Un accord devait même être annoncé le 5 juin. EELV a-t-il cédé aux sirènes de l’anticommunisme, a-t-il eu la volonté et la détermination de résister aux pressions et si oui d’où viennent-elles, à quel niveau sont-elles ?  

Au final chacun prendra ses responsabilités. Les communistes estiment de leur côté que rien n’est bouclé. Tout reste à faire, tout est à construire.

Ces élections sont trop cruciales pour faire passer des intérêts politiciens et partisans avant l’intérêt général. C’est pourquoi ils sont déterminés à œuvrer au rassemblement de toutes les forces qui se battent contre l'austérité. Pour les communistes, il ne s'agit pas d'un enjeu d'appareil, mais bien d'une nécessité politique pour notre Pays et notre Peuple.

Cette région dispose de grands atouts, il s'agit d'une des régions les plus riches d'Europe. Son PIB annuel est de 230 milliards d'euros, les banques disposent de 200 milliards d'euros en stock. Il y a de l’argent et pourtant c'est une région marquée par de fortes inégalités.

Les communistes estiment qu’un Front de gauche uni et ouvert aux forces anti-austérité peut porter un projet capable de renverser la logique libérale de la réforme territoriale.

L'urgence est d'inventer des réponses innovantes et concrètes. Il faut d'importantes transformations sociales, écologiques, démocratiques, il faut des moyens pour financer des politiques de proximités et de coopérations. Cela nécessite une région qui affronte les intérêts égoïstes des puissants et les politiques d'austérités gouvernementales et européennes.

Les habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes ont droit à une égale dignité, au respect, à un emploi dans une région où le développement profiterait à tous. Une région centrée sur l'écologie, la culture, la démocratie et le travail.

Cette ambition ne sera possible qu’avec la défaite d’une droite dure droite qui porte une vision ultralibérale et de mise en concurrence des régions entres-elles, incarnée par Laurent Wauquiez, et la mise en échec du Front national. Elle ne sera possible qu’avec un net recul du social libéralisme.

Athènes (Grèce), Barcelone (Catalogne) et Madrid (Espagne) montrent que des alternatives citoyennes sont possibles. Un rassemblement largement ouverts aux forces citoyennes (syndicats, associatives...) doit permettre l'implication des habitants de la région. Il faut donner les moyens d'écouter, d'associer, de mettre toutes ces énergies au service d'un projet partagé.

Il faut construire une région Auvergne-Rhône-Alpes en commun ! Les communistes sont disponibles pour cela et pour construire une majorité régionale populaire, de gauche, avec toutes les forces qui luttent contre l'austérité, qui affrontent la règle d'or de la finance.

C'est avec tout le Front de gauche que les communistes estiment ce rassemblement possible. Cela nécessite l’unité des forces du Front de gauche et son élargissement aux militants syndicaux, associatifs, écologistes, progressistes, aux citoyennes et citoyens.  

Cécile Cukierman (39 ans), sénatrice PCF, a été élue à l'unanimité chef de file des communistes. Elle a la lourde tache de faire émerger une alternative citoyenne et d’œuvrer au rassemblement de toutes les forces anti-austérité qui sont d’accord pour porter ensemble un projet commun. André Chassaigne sera le porte parole des communistes régionaux.

Jean Chambon

 

Publié dans Régionales 2015

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J
Barcelone>Espagne<br /> Rdv chez le psy. Des individus comme vous en finiront avec les idées de progrès! <br /> Votre réponse rien à foutre...
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F
Votre commentaire est totalement déplacé et n'a aucun sens. De toute manière vous vous en foutez comme vous le dites élégamment. L'insulte, la dérision ou le mensonge nous ne feront pas dévier d'un pouce sur notre raison d'être : rassembler pour changer localement, régionalement, nationalement jusqu'à l'Europe. Que vous vouliez rester au bord du chemin libre à vous, mais ne polluez pas notre blog. Je vous en remercie.