Haine des autres, racisme et islamophobie motivent les positions du FN sur les réfugiés...

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Haine des autres, racisme et islamophobie motivent les positions du FN sur les réfugiés...

"Il faudrait dissuader les candidats à l'immigration"

Avec l’afflux massive des réfugiés l'occasion était trop belle pour l’extrême droite. "C'est porteur pour nous", reconnaît un dirigeant du parti qui ne craint pas que l'émotion provoquée par la mort du petit Aylan se retourne contre le FN. "Ce qui provoque ce genre de drames, c'est le laxisme. Il faudrait dissuader les candidats à l'immigration."

"On exhibe la mort d'un enfant pour faire accepter la situation actuelle", regrette Marine Le Pen qui reconnaissait la veille ne pas avoir pleuré en voyant la photo du petit Syrien. Ne pas faire de la politique "par l'émotion", comme l'illustre l'exclusion de son propre père, participe à l'image d’une dirigeante à la Teatcher que Marine Le Pen voudrait construire. 

Haro sur l'Aide Médicale d'Etat

"On ne peut plus accueillir personne", ose la patronne qui refuse de distinguer migrants économiques et demandeurs d'asile. "La propagande cherche à imposer des mots. Les 'clandestins' sont devenus des 'migrants' et certains veulent remplacer celui-ci par le mot 'réfugiés' pour enlever toute connotation migratoire", affirme Marine Le Pen. "Aujourd'hui, on nous dit qu'il faut en accueillir 160 000. Demain, ce sera 760 000 et après-demain 1 260 000", ironise-t-elle sur un sujet qui pourtant n’autorise pas l’ironie.

Samedi, le vice-président du FN, Philippot avait lui aussi développé longuement la thématique migratoire, réclamant la suppression de l'Aide Médicale d'Etat (AME), dispositif pour les sans-papiers honni au FN, ou du droit d'hébergement pour les demandeurs d'asile.

Et même si ce thème régalien n'a pas grand chose à voir avec les compétences des régions, le FN compte bien l'inviter dans la campagne des régionales. Ainsi Wallerand de Saint-Just, future tête de liste en Ile-de-France, promet d'attaquer sur la tarification privilégiée pour les transports accordée par le conseil régional aux bénéficiaires de l'AME.  

"Combien de Kouachi parmi ces clandestins?"

Bien évidemment l’autre angle d'attaque est l'islam radical que la présidente du FN promet sentencieusement de "mettre à genoux". Reprenant ses propos tenus en mars 2012 lorsqu'elle s'interrogeait sur le nombre de "Merah dans les bateaux qui arrivent en France", Nicolas Bay, secrétaire général du parti, demande à son tour: "combien de Kouachi, de Coulibaly, de Nemmouche, de Sid Ahmed Ghlam ou d'Ayoub Al-Khazzani parmi ces clandestins?

Le même s'interroge, avec des accents identitaires: "Quand les immigrés sont majoritaires dans certains quartiers, qu'est-ce qui les empêche de vivre chez nous comme chez eux?" "Pourquoi personne ne semble comprendre que l'identité d'un peuple est indispensable à sa cohésion?", s'interroge en écho Marine Le Pen qui dénonce la "submersion migratoire". La veille son père, Jean-Marie Le Pen, avait parlé lui aussi de "déferlante".

La page n'est peut-être pas vraiment tournée entre la fille et le père. Elle semble bien dans la continuité des idées nauséabondes de son père !

 

Publié dans Extrême droite

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article