État d'urgence : la police dénonce 58 manifestants à Paris

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

État d'urgence : la police dénonce 58 manifestants à Paris

Les manifestations sont interdites en Île-de-France jusqu'à la fin du mois en raison de l'état d'urgence.

Plusieurs centaines de manifestants ont défilé de la place de la Bastille à République à Paris dimanche 22 novembre, en soutien aux migrants et contre l'état d'urgence et ce malgré l'interdiction en vigueur.

La police a relevé l'identité de 58 d'entre eux qu'elle a transmis au Procureur de la République de Paris "pour application des suites judiciaires prévues par la loi". Ils risquent jusqu'à six mois d'emprisonnement et à une amende de 7.500 euros, pour avoir violer la décision du préfet de police de Paris d'interdire toute manifestation sur la voie publique jusqu’au 30 novembre minuit.

"Dans un contexte de menace élevée, les manifestations sur la voie publique sont susceptibles de constituer une cible potentielle pour des actes de nature terroriste", insiste la préfecture.  Et la manifestation de dimanche a mobilisé "un important dispositif de sécurisation" de la part des forces de l'ordre, ce qui les a "détournées de leur mission prioritaire de sécurisation générale", rajoute la préfecture de police.

La manifestation pour le droit à l'accueil des réfugiés serait interdite alors que "Le football reprend, les concerts reprennent, tout sauf les manifestations. C'est étrange dans un gouvernement de gauche", a déclaré Luis, 40 ans, qui défilait dimanche.

"So-so-solidarité avec les réfugiés", "État d'urgence, état policier! On nous enlèvera pas le droit de manifester", pouvait-on entendre dans les cortèges.

Cette manifestation "était prévue au départ pour le droit à l'accueil des réfugiés", a rappelé ce manifestant. Il se dit inquiet parce que la France "ferme ses frontières" et de "l'amalgame fait entre terroristes et réfugiés".