20 000 à Paris le 12 décembre décrètent l'état d'urgence climatique

Publié le par Alternatiba

(*) Ce rassemblement était organisé à l’initiative des collectifs suivants : 
Amis de la Terre France, Alternatiba, Action Non Violente COP21, Attac France, Bizi!, Confédération Paysanne, Coordination de l’Action Non-Violente de l’Arche, Coordination Nationale Pas Sans Nous, Droit Devant !!, Ecologistas en Acción, Emmaüs Lescar Pau, End Ecocide, Mouvement pour une Alternative Non-Violente, UNEF et Via Campesina


(*) Ce rassemblement était organisé à l’initiative des collectifs suivants : 
Amis de la Terre France, Alternatiba, Action Non Violente COP21, Attac France, Bizi!, Confédération Paysanne, Coordination de l’Action Non-Violente de l’Arche, Coordination Nationale Pas Sans Nous, Droit Devant !!, Ecologistas en Acción, Emmaüs Lescar Pau, End Ecocide, Mouvement pour une Alternative Non-Violente, UNEF et Via Campesina



(*) Ce rassemblement était organisé à l’initiative des collectifs suivants : 
Amis de la Terre France, Alternatiba, Action Non Violente COP21, Attac France, Bizi!, Confédération Paysanne, Coordination de l’Action Non-Violente de l’Arche, Coordination Nationale Pas Sans Nous, Droit Devant !!, Ecologistas en Acción, Emmaüs Lescar Pau, End Ecocide, Mouvement pour une Alternative Non-Violente, UNEF et Via Campesina



Plus de 20 000 personnes se sont rassemblées ce samedi 12 décembre autour du Champ-de-Mars pour dénoncer l’échec de la COP21 à empêcher le franchissement du seuil des 2 degrés de réchauffement, et pour déclarer l’état d’urgence climatique.

Les barrages de police en ont retenues plusieurs milliers à l’extérieur du Champ-de-Mars. Organisé en trois jours, le rassemblement était encadré et sécurisé par près de 700 bénévoles (*).

Des chaînes humaines ont commencé à se mettre en place dès 14h00. Elles sont parties de la Tour Eiffel, symbole de la révolution industrielle et de la COP21, ont traversé le Champ-de-Mars pour rejoindre le mur de la Paix.

Elles symbolisaient ainsi un appel à l’humanité à quitter le modèle productiviste qui dérègle le climat, à exiger la justice climatique pour construire une paix durable et une société soutenable.

Des die-in, banderoles en feu et beaucoup de pancartes alertaient sur le fait que la COP21 mène le monde vers le dépassement du seuil gravissime des +3°C, c’est-à-dire vers une situation d’emballement incontrôlable et irréversible du climat.

« Et un, et deux, et trois degrés, c’est un crime contre l’humanité », ont scandé les manifestants. Ils ont aussi appelé à laisser les combustibles fossiles dans le sol, à en finir avec les paradis fiscaux pour financer la justice climatique et la solidarité avec les pays déjà durement touchés par l’exode des réfugiés climatiques.

Ils ont aussi mis en avant les alternatives pour créer des emplois climatiques, une agriculture paysanne et durable, une finance au service de l’environnement et des humains.

Les milliers de gens rassemblés devant le mur de la Paix ont pu écouter des représentants des différents mouvements qui organisaient le rassemblement du Champ de Mars dont Alternatiba, ATTAC, l’UNEF, la Confédération Paysanne-Via Campesina et les Amis de la Terre, et qui s’est conclu par des prises de paroles de la Coalition Climat 21, plateforme unitaire regroupant 130 structures mobilisées sur la COP21. Geneviève Azam, porte-parole d’ATTAC, y a notamment dénoncé le fait que “l’accord de Paris entérine un réchauffement de la planète de plus de 3 degrés.

Au lieu d’un réveil civilisationnel, c’est un renoncement programmé qui s’annonce. Le climat n’attendra pas les rendez-vous prévus en 2023 ou 2025 pour mettre en péril les écosystèmes et les peuples !

” Puis Dipti Bhatnagar, coordinatrice justice climatique et énergie pour les Amis de la terre international a affirmé que “cet accord est une sentence de mort pour les communautés en première ligne du changement climatique, celles qui sont les moins responsables et pourtant subissent les impacts les plus sévères. Les décideurs échouent à répondre à la crise climatique par l’ambition et l’urgence que la science recommande. C’est désormais aux peuples de construire le monde que nous voulons, et de s’unir pour la justice climatique et la paix.”

Enfin, Jon Palais, porte-parole d’Alternatiba a appelé à “décreter l’Etat d’urgence climatique. Face au manque d’ambition et de mesures concrètes des gouvernements, c’est désormais à la société civile de gagner des batailles décisives sur le climat dans les quelques années à venir. Il nous faut continuer à développer les alternatives qui sont déjà à notre portée, mais aussi empêcher les projets climaticides et les fausses solutions en agissant de manière non-violente et déterminée et en entrant en désobéissance civile. ”

La foule des manifestants s’est dispersée dans le calme à partir de 16H30, pendant que les nombreux bénévoles nettoyaient le Champ-de-Mars et réhabilitaient même le Mur de la Paix, laissé à l’abandon et livré aux mauvaises herbes, triste symbole d’un monde où le profit et la guerre mobilisent bien plus d’énergies que la paix, la justice sociale et la transition écologique.

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