Romans (26), Jourdan le calice jusqu'à a lie !

Publié le par Section de Romans du PCF

Il y a des dossiers comme cela où le sort s’acharne. Tel semble être le cas de l’ex-entreprise Jourdan qui sera passée par toutes les affres d’un système, en l’occurrence le capitaliste financiarisé, dont l’avidité d’argent frais et qui dit argent frais dit souvent argent public, ne semble jamais être rassasiée.

Un petit brin d’histoire sur un processus qui a conduit quand même à liquider un fleuron de l’industrie de la chaussure de luxe romanaise et à mettre sur le carreau 500 salariés.

Sans remonter aux calendes c’est au moment du passage aux 35 heures que l’argent public à commencer à être déversé à flot dans cette entreprise à hauteur de 6 millions d’euros en 2001 sachant que quelques années auparavant, la vente de la licence internationale Jourdan, avait été réalisée : direction la Suisse. Peu de temps après, face à une gestion calamiteuse visant à liquider la société Jourdan, dans un dernier sursaut pour renflouer ses comptes, ses locaux et terrains ont été cédés et achetés par la communauté de communes du pays de Romans pour un montant de 260 000 euros.

Dernier épisode en date, la vente du tènement Jourdan à Domitys, n°1 des Résidences Services Seniors, spécialiste de l’investissement dans ce type de résidence pour réduire ses impôts, placer son épargne, bref spéculer sur la vieillesse !

Le montage financier vaut à nouveau son pesant d’or. Sans aucun engagement de la part de ce groupe, que ce soit en matière de créations d’emplois locaux, d’offre financièrement attractive pour les personnes âgées de la localité, de suivi et d’entretien de cette future résidence, la collectivité s’apprête à faire un cadeau de 600 000 euros. Le m2 est cédé pour 40 euros alors que mis en état, il est évalué par le service des domaines à 110 euros.

De quoi donner des cauchemars aux ex-salariés de Jourdan qui ne manqueront pas d’apprécier avec quelle aise on utilise l’argent de leurs impôts locaux et qui ne pourront que constater une double spoliation. La première les a privé de leur emploi sur l’autel de la baisse du coût du travail, la seconde en dilapidant leurs deniers pour favoriser un investissement privé juteux et ne disposer d’aucun espoir d’accès aux services qui seront proposés.

Les communistes de la section de Romans et Bourg de Péage, saluent à ce propos le vote négatif de leur élu, Jean-Marc DURAND, au conseil municipal de Romans ainsi que les 35 abstentions et votes contre à la communauté d’agglomération.

Ils réitèrent leur idée de projet industriel pour ce tènement où pourrait voir le jour une pépinière d’entreprises du cuir et de la chaussure et la réouverture d’un Afpic, cela dans le but de redévelopper sur le bassin romano-péageois une vraie industrie de la chaussure, socle d’un nouveau projet industriel local.

Section Pcf Romans & Bourg-de-Péage

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