L’Etat d’urgence dénoncé dans la France entière

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

L’Etat d’urgence dénoncé dans la France entière
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L’Etat d’urgence dénoncé dans la France entière
L’Etat d’urgence dénoncé dans la France entière
L’Etat d’urgence dénoncé dans la France entière

Plusieurs dizaines de milliers d'opposants à la prolongation de l'état d'urgence et à son inscription dans la Constitution ont manifesté samedi dans toute la France. Malgré la météo et le contexte politique, ils étaient nombreux à sonner l’alarme pour préserver nos droits fondamentaux.

Sous la pluie, les manifestants ont scandé "état d'urgence, état policier" ou, de circonstance: "le temps est pourri, le gouvernement aussi".

Dans 70 villes, des milliers de personnes ont repris ces slogans. "L'état d'urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires", écrit le collectif "Nous ne céderons pas", à l’origine, avec "Stop état d'urgence", de cette mobilisation.

"Déçu de ma nationalité", "Assignés à Résistance" ou encore "Vive Montesquieu, Séparation des pouvoirs", pouvait-on également lire sur les pancartes.

C’est que décrété par François Hollande dans la foulée des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, l'état d'urgence a été prolongé une première fois de trois mois et l'exécutif a annoncé son intention de le proroger une nouvelle fois au-delà du 26 février.

Des partis de gauche, syndicats et des associations de défense des droits de l'homme et des libertés publiques s'inquiètent que ce régime d'exception devienne permanent.

"Non seulement la menace terroriste ne justifie pas l'état d'urgence mais c'est l'inverse", a dit le co-fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, présent dans la manifestation parisienne. "C'est précisément parce qu'il y a des terroristes qu'il faut que notre réponse soit une démocratie plus vivante que jamais".

"Depuis novembre 2015, plus de trois mille perquisitions sont intervenues. Tout comme les assignations à résidence, elles ont donné lieu à de nombreux dérapages, à un accroissement des discriminations à l'égard de populations déjà stigmatisées en raison de leur origine et/ou leur religion supposée ou réelle" explique le collectif "Nous ne céderons pas".

Parmi les revendications aux côtés de la levée immédiate de l'état d'urgence, l'abandon du projet de déchéance de nationalité figurait en bonne place.

Publié dans Politique nationale

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