Magnifiques manifs, il faut aller plus loin encore pour que ce rejet conduise au retrait définitif !

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Nice, Paris, Lyon, Alès, Saint Etienne, Amphi et Jeunes et moins jeunes,
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Avec cette magnifique journée de lutte, où jeunes et salariés, actifs et retraités se sont retrouvés solidaires au coude à coude pour exiger le retrait d'un projet infame, il semble peu probable que le pouvoir et la patronat puissent désormais parvenir à s'extirper du piège dans lequel ils se sont mis.

Les manifestations réussies du 9 mars (100 000 à Paris, 15 000 à Lyon, 4000 à Tours et plus de 500 000 dans toute la France dans plus de 200 rassemblements et manifestations) sont un succès attendu en phase avec les 1 250 000 signataires de la pétition citoyenne bien relayée par les syndicats, les communistes et tous les progressistes.

Mais les chiffres, même s’ils montrent une mobilisation réussie ne disent pas tout.

L’exécutif a mal à la tête et s’inquiéte au terme de cette première journée d’action, survenue moins de trois semaines après que les principaux éléments de la réforme aient été annoncés dans la presse.

La première raison est que d’autres journées d'action sont déjà annoncées : le 17 mars : appel à la grève et à manifestation des différentes AG dans les universités et le 31 mars avec une mobilisation et des manifestations à l’appel de l’ensemble des syndicats… Ce mouvement qui va grandir est accompagné d'une montée des conflis sociaux dans les branches, les services, le monde paysan et les entreprises pour les salaires, l'emploi, les statuts, les libertés, le droit de vivre de son travail etc .. les motivations ne manquent pas après presque 10 années d'austérité.

Ce mercredi 9 mars était une mise en bouche, le repas sera copieux  dans tout le pays jusqu’à la fin du mois et surement tout le printemps. Beaucoup de syndicalistes, d'hommes politiques ressentent des similitudes fortes avec les mouvement anti CPE de 2006 et surtout avec le mouvement de 1995... De quoi inquiéter tout pouvoir politique.

La deuxième raison d’inquiétude, sans doute la plus lourde, est la jonction qui s’est effectuée entre les grandes confédérations syndicales et le/les mouvement(s) étudiant(s). Les jeunes étaient massivement présents dans les manifs, des AG rassemblant plusieurs centaines d’étudiants se sont tenues dans de nombreuses universités et, sauf surprise toujours possible, tout indique que ce mouvement va rapidement se développer.

Comment François Hollande a-t-il pu se fourrer dans un tel guêpier ? Interrogeait Jean Luc Mélenchon. C’est aussi ce qui s’était produit en 1995, à l’occasion de la réforme Juppé des retraites et notamment le régime des cheminots. Cette fois, le projet de réforme du gouvernement a fait surgir tout un univers : celui d’une précarité massive des étudiants et des salariés et notamment les jeunes. Non seulement, la majorité des étudiants travaille pour financer ses études et combien de jeunes salariés n'ont comme seul horizon que les stages, les CDD à répétition, l'intérim et le chômage avant d’espérer accéder à une période d’essai qui pourrait se concrétiser par un contrat de travail stable avec un CDI.

La troisième raison est plus large encore, la réforme du marché du travail vient cristalliser toutes les trahisons de François Hollande qui ont nourri toutes les exaspérations, devenues colères. Le discours du Bourget, a été déchiré dès les premiers jours, sont venues ensuite s'ajouter la réforme territoriale, la loi Macron, la loi Rabsanem, la loi Mrérisol Touraine, la réforme constitutionnelle. Toutes bafouent les valeurs fondamentales de la gauche et démontrent que c'est bien un vaste projet d'ensemble néolibéral qui déchire la société française pour faire place nette aux forces de l'argent !

Tout cela est d'autant plus rejetées que chaque fois c'est le Medef qui est à la manoeuvre. Ce n'est plus le gouvernement de la France mais celui du patronat, l'intérêt général a disparu. La crise de confiance est terrible et inquiètante tant elle signifie que nous sommes en présence d'une crise politique majeure avec un pouvoir qui a définitivement rompu avec ses bases électorales au point que Hollande ne receuille que 15% de personnes qui lui font confiance.

Comment peut-on accepter que Manuel Valls défende la déchéance de nationalité devant les sénateurs en assumant en toute tranquillité le fait de créer des apatrides. C'est la droite qui s’indigne d’une telle réhabilitation de l’apatridie, s’appuyant sur l’argumentaire de l’historien Patrick Weil, référence de la gauche ! On aura tout vu, mais quand même, quelle honte !

Peu avant, et alors que les socialistes sortaient profondément divisés de leur bureau national, les deux seuls défenseurs du texte de la réforme du code du travail étaient Jean-Pierre Raffarin et Pierre Gattaz qui ne veulent surtout pas que le gouvernement retire son projet ! "Cela serait dramatique pour le pays" osaient-ils hurler !

La quatrième raison est un défi inédit pour l’Élysée, le gouvernement et les futurs dirgeants du pays : c'est la formidable mobilisation internet qui, via la puissance des réseaux sociaux, les a pris de vitesse. L’impact des vidéastes de YouTube, le poids incontestable de la pétition en ligne (plus d’1,230 million de signataires ce 9 mars au soir – du jamais vu), le déchaînement de témoignages survenu sur Twitter sous le mot-dièse "#onvautmieuxqueca" réduisent en miettes tout l’argumentaire du gouvernement sur l’instrumentalisation et la manipulation politique de ce premier mouvement. Ses affirmations se retournent contre lui comme un boomrang !

Ce mouvement solide a une double signification, la première c'est l'indifférence totale voire la non confiance aux radios et télés qui déversent des tonnes de mensonges pour travestir les réalités. Les réseaux sociaux ont fait connaitre le texte exact et là des milions de jeunes et de salariés ont découvert l'infamie du projet dans les moindres détails. Aussitôt l'exigence du retrait est devenu le mot d'ordre rassembleur !

La seconde signification est que cette lecture détaillée du projet a conduit à voir monter l'exigence du retrait. Aujourd'hui 68% des jeunes demandent son retrait et 82% des salariés.

Bien sur, les médias libéraux se déchainent et vont se déchainer, ils vont accentuer la pression en utilisant tous les moyens, comme nous avons pu le constater ce 9 mars au soir. 

Rien n'y fera, car la vérité sur le contenu du projet est connue, elle sera plus forte que les mensonges et les inepties déversés par les dits spécialistes du "social" mais qui n'ont jamais travaillé sur une chaîne de production, en 3/8 ou en 2/8, qui n'ont jamais connu l'intérim ou les CDD à répétition.

Qu'ils se souviennent comment en 2005 le NON l'a emporté grâce à la connaissance précise du texte soumis au référendum ! Oui, des jeunes et des citoyens lambda ont très bien compris les enjeux et conséquences de ce projet : c’est ce que nous dit la libre parole qui peut être saisie sur internet.

Le mieux pour le pouvoir est qu'il retire son texte définitivement, la France n'en veut pas !

Certes Hollande ne sauvera pas son quinquennat, c'est trop tard, mais au moins il lui restera la satisfaction d'avoir au moins écouté une fois les jeunes et les salariés en 5 années de présidence !

Publié dans Luttes sociales

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