Béziers : Une grève très suivie au centre de dialyse

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Béziers : Une grève très suivie au centre de dialyse

75% des soignants sont en grève sur le site situé près du centre hospitalier et les patients ont dû être ventilés sur d'autres centres, notamment à Narbonne.L'établissement, qui couvre l'Hérault et le Gard, appartient à Néphrocare, département de Fresenius, leader mondial du secteur. Les grévistes déplorent l'aggravation de leurs conditions de travail.

C'est une accumulation de revendications dont la satisfaction est sans cesse repoussée qui a amené 75% des soignants du centre de dialyse situé près du centre hospitalier de Béziers, à se mettre en grève.

Avant de se résigner à arrêter le travail, les personnels s'étaient déjà réunis en assemblée générale le 25 février. « Certaines demandes, actées, devaient être régularisées avant le 20 avril », rapporte Eric Lacoste, délégué central CGT.

«Le 21, les personnels ont jugé les propositions de la direction insuffisantes.»

Les revendications portent sur ce qu'Eric Lacoste nomme des « dysfonctionnements ». Par exemple sur « les délais de prévenance réglementaires » en cas de modification de planning ou de la date de congés. Il est de sept jours « et n'est pas toujours respecté, les salariés voudraient qu'il soit porté à un mois ». Cela est surtout important pour les parents qui doivent faire garder leurs enfants.

Le remplacement des salariés absents serait aussi, selon le syndicat, un moyen de ne pas rappeler des salariés au dernier moment. Salariés absents qui ne seraient remplacés qu'au bout d'une semaine le plus souvent , « ou pas ».

Les salariés tiennent aussi beaucoup à ce que la norme 1 infirmier pour 4 patients soit maintenue quand circulent des informations disant que ce quota pourrait être annualisé.

L'embauche en CDI de personnels contractuels fait bien sûr partie des revendications.

Des revendications qui ne sont pas forcément spécifiques à Béziers. L'entreprise, dont le siège est à Castelnau-le-Lez, possède des centres à Nîmes, Bagnols-sur-Cèze et Lunel, où les personnes dialysées se rendent en général trois fois par semaine.

La grève reconduite

Parmi les dysfonctionnements relevés, beaucoup concernent la feuille de paie. « Il y a des erreurs tous les mois » commente Eric Lacoste. « La direction le reconnaît mais dit qu'elle vient de changer de logiciel ». Des erreurs qui peuvent être rectifiées quand, dans d'autres domaines, elles ne le sont pas. Par exemple, illustre Eric Lacoste, « la direction ne rembourse pas aux salariés en maladie la totalité de ce qu'elle perçoit ». Sur le sujet d'ailleurs, 10 salariés de Castelnau ont attaqué aux prud'hommes. On attend une décision fin mai.

Autre mécontentement, dans les trois jours de carence pour maladie ou accident de travail, la direction comprendrait des jours de congé.

Plus grave encore est qu'un infirmier(ère) fasse le travail d'un aide-soignant ou d'un ASH (agent de service hospitalier).

Les centres de l'Hérault et du Gard font partie de NephroCare, département de Fresenius medical care.

« Le Languedoc-Roussillon crache chaque année plus de 1,5 million d'euros de dividendes aux actionnaires », lance Eric Lacoste.

En assemblée générale, les grévistes ont reconduit la grève

Sources La Marseillaise

Publié dans Luttes sociales

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