Le Défenseur des droits demande l'interdiction du Flash-Ball lors des manifestations

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Armés comme des soldates face au peuple qui manifeste ! Qui l'eut cru ?

Armés comme des soldates face au peuple qui manifeste ! Qui l'eut cru ?

Jacques Toubon a réclamé un moratoire général sur l'usage de cette arme. Il s'était saisi de l'affaire d'un adolescent de 14 ans, blessé par la police après un tir au niveau des testicules, en juillet 2014.

Il demande aussi un moratoire général sur son usage, quel qu'en soit le contexte, au vu de la "gravité des lésions" qu'il peut causer.

Le Défenseur recommandait jusqu'à présent de ne pas utiliser cette arme non létale lors de manifestations publiques "hors cas très exceptionnels" définis "strictement".

Constatant que ses réserves n'ont pas été prises en compte dans le nouveau cadre d'emploi de cette arme, le Défenseur demande désormais qu'elle ne soit plus utilisée "dans un contexte de manifestation publique".

De nombreux dossiers montés pour blessures graves ou permanentes "Il est manifeste que le Flash-Ball n'est pas une arme véritablement adaptée au maintien de l'ordre", note-t-il dans cette décision de 18 pages.

En 2013 et 2014, le Défenseur des droits a été saisi de sept dossiers faisant état "de blessures graves ou infirmité permanente qui seraient causées par un tir de lanceur de balles de défense". Jacques Toubon "relève la persistance des lésions graves causées par l'utilisation" de cette arme "dans le cadre de manifestations".

Le Ministre de l'intérieur lui a fait parvenir les nouveaux cadres d'emploi de ces armes, le Défenseur des droits constate toutefois que "ces nouveaux textes ne paraissent pas à même de prévenir le renouvellement des manquement précédemment constatés".

Depuis le début des mobilisations contre la Loi Travail (mi février) l'utilisation de ces armes dangereuses et assimilables à des armes de guerre ont vu leur utilisation multipliée par les CRS à l'encontre des manifestants occasionnant parfois des blessures graves comme déjà signalées par le Défenseur des droits.

Alors que les manifestations vont se poursuivre, le ministère de l'intérieur va t-il respecter ces recommandations ou continuer à jouer les chefs de guerre de "soldats de l'ordre" qui utilisant n'importe comment ces armes mais avec la volonté de faire mal, de blesser, comme si les jeunes manifestants pacifiques étaient des ennemis de la nation !

Pour le respect de la liberté de manifester et la démocratie, il est temps que rappeler à l'ordre ce ministère qui perd la raison !

Publié dans Libertés Démocratie

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