60 000 à Paris et 38 000 à Marseille le 28 juin : Bravo!

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

60 000 à Paris et 38 000 à Marseille le 28 juin : Bravo!

Rien n'y fait la mobilisation contre la loi scélérate El Khomri qui vise à généraliser la précarité à la demande du patronat ne faiblit pas. Près de 200 000 manifestants à travers plus de 91 initiatives sont comptabilisés. Le mouvement ne cesse de s’élargir à de nouvelles professions telles les salariés de la restauration scolaire de Lyon.

A Paris, il y avait 60 00 manifestants, même si une fois de plus des dysfonctionnements notoires dans les consignes données aux forces de l’ordre se sont avérées. En effet, sans même en avoir été prévenus, des chemins d’accès à la place de la bastille ont été interdits à nombre de camionnettes avec ballons de structures, mais pire, il en a été de même pour les manifestants à pieds. Pour ceux qui ont pu accéder, une fouille au corps quasi au sens propre du terme était pratiquée, un tel zèle ne peut qu’interroger.

Concernant le traitement mediatique ce sont toujours les mêmes ressorts a l'oeuvre : la aussi la meute des journalistes des médias libéraux nous impose ses hurlements et ses mensonges : sur un supposé "essoufflement" de notre mobilisation. La réalité est tout autre !

Poussant le zèle imbécile à mettre sur le même plan, la manif du 14 juin (1,3 millions de participants), celle du 23 juin limitée par un non parcours et la manif du 28 juin, où seuls les militants les plus motivés, les plus aguerris, ont pu franchir les contrôles de Police qui avaient pour but de décourager et de diminuer l'importance du cortège final.

Si on regarde une ville comme Marseille : il y a avait 40 000 manifestants le 23 juin, soit un chiffre considérable. Ils étaient 38 000 hier, quasiment la même mobilisation... !

Malgrè les mesures de police imposées à Paris par le pouvoir : contrôles tatillons, empêchements multiples aux manifestants d'accéder à la manif, métros fermés de Bastille à la Place d'Italie, réaliser 60 000 manifestants est bien le signe d'une détermination qui ne faiblit pas.

L'Exécutif espérait en présentant les manifestants comme des "minoritaires" faire basculer la majorite des francais favorable au retrait de la loi Travail. Il en est échec. En fait, c’est surtout l’aveu d'une impuissance à argumenter, à convaincre que le mal nécessaire serait bon pour demain. Or, que cela plaise ou non à ce pouvoir en decomposition intellectuelle, les salariés avec les syndicats refusent ce mensonge qui se fonde sur rien de scientifique. Ils ont gagné la bataille des idées contre la loi Khomri !

Il semble loin le temps, où, la critique de ce projet reposait sur la seule pétition rédigée par Caroline de Haas ! Combien de kilomètres et de manifs parcourus en cinq mois qui ont  consolidé le succés idéologique dans les rues lieux de rencontre irremplaçable de tous les secteurs de l'industrie, des services, de la Fonction publique, des chômeurs et des précaires. Succès idéologique jamais démenti depuis. Les têtes et les coeurs sont du côté des salariés qui résistent avec leurs syndicats. Voila ce qui rend possible une grande victoire.

Si le pouvoir continuait à maintenir une position de force contre la France, en usant à nouveau du 49/3, qu'il sache que la France du travail ne lâchera rien. La CGT envisage de mener des actions anti-Khomri tout l'été. Il n'y aura pas de vacance de la lutte, Hollande, Valls et Macron ne dormiront pas tranquille !

Le Pouvoir va inventer mille pressions, mille procédés petits, sournois, abjects visant à diviser, à démobiliser, à faire douter pour dégonfler les troupes. Pour cela il ne manque pas d'imagination. Mais, a moyen terme, isolé, il a perdu d'avance. Les gens, opposés a la loi Khomri, opposés au 49-3, resteront du bon côté, celui de la justice sociale et de la démocratie porteurs de l'intérêt général piètiné par les Hollande et Valls!

Ainsi les organisations syndicales ont collectés 704129 votations remises  le 28 juin à la présidence de la république venant de 15 796 bureaux de vote, avec une expression de 91,99% pour le retrait du projet de loi travail. Résultat obtenu en à peine 3 semaines. Formidable !

C'est un premier comptage, l’activité intense de la période n’ayant pas permis à toutes les structures syndicales de faire remonter leurs chiffrages. D’où la décision de l'intersyndicale de faire perdurer la votation jusqu’au 5 juillet, jour d’ouverture des débats à l’Assemblée Nationale.

Ce premier résultat est un véritable succès de participation et, ceux qui prônent la démocratie à l’entreprise, la prise en compte de l’avis des salariés feraient bien de le prendre en compte et d’entendre la voix de la raison et du peuple, nul doute que d’ici le 5 juillet ce sera plus d’un million de votations qui seront recueillies, ne pas entendre, de leur part, serait nier l’expression démocratique qu’ils vantent tant.

Publié dans Luttes sociales

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