Les amalgames d’un Premier ministre isolé et en position de faiblesse

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Les amalgames d’un Premier ministre isolé et en position de faiblesse

Une vingtaine d'élus de gauche s'élèvent contre le «mépris» du Premier ministre à l'égard des contestataires majoritaires dans le pays du projet de loi travail.

Coordonnées ou pas, dans la foulée de Pierre Gattaz qui défend sa loi et insulte les militants de la CGT de terroristes, le Premier ministre Valls a réussi le tour de force de multiplier en quelques minutes les provocations et les outrances. Ce sont les signes d'une irresponsabilité manifeste face à un pays en panne du fait d'un mouvement social provoqué par le clan gouvernemental "Hollande-Valls-Macron" qui veut de force lui imposer un recul social sans précédent !

Ainsi la CGT est accusée «d’encourager la violence» contre les policiers ; ceux qui contestent les «sociaux-démocrates quand ils sont au pouvoir» ou protestent contre les violences «des forces de l’ordre qui incarnent l’Etat» ne sont rien d’autres que des «ennemis de la démocratie» ; la porte-parole d’«Ensemble !», Clémentine Autain, est étiquetée «islamo-gauchiste» et jugée responsable d’alimenter «le terreau de la violence et de la radicalisation».

Des propos envers les uns et les autres qui rappellent ceux utilisés contre le terrorisme au cour de l'année 2015 mais aussi ceux d'une autre période noire de l'Histoire de notre pays !

Au fond, le discours de Manuel Valls est le symptôme d’un Premier ministre qui, en voulant faire de l’autorité et des coups de menton sa marque de fabrique, se trouve confronté à une contestation sociale multiple qui ne cesse de s’enraciner, de s'élargir et de s'exprimer sous diverses formes isolant le 1er ministre et lui font perdre son sang froid et le sens de l'intérêt général.

A l’image de sa réaction brutale vis-à-vis des grèves et des actions de blocages menées par les salariés des raffineries et des ports, les propos du Premier ministre sont d’autant plus violents et caricaturaux que la politique qu’il mène est de plus en plus impopulaire et qu’il se retrouve sans majorité dans le pays ni même à l’Assemblée nationale dont il a piétiné les droits et la légitimité en faisant usage du violent article :49/3 quii a provoqué une riposte populaire de masse.

Nous soutenons la vingtaine d'élus-es qui dans un texte commun s'élèvent contre le mépris du 1er ministre à l'égard des contestatires de la loi El Khomri. Ils disent en effet :

"La société française mérite mieux que ces discours de stigmatisation et de division.

Aux côtés de tous ceux qui se battent pour le retrait du projet de loi «El Khomri», notre réponse sera dans les prochaines semaines de poursuivre et d’amplifier ce réveil des énergies citoyennes qui constitue l’espoir d’un souffle nouveau dans le pays.

Nous y mettrons toutes nos forces pour faire prévaloir les exigences d’égalité, de justice et de démocratie que monsieur Valls et son gouvernement ne cessent de mépriser."

Signataires : Pouria Amirshahi, Julien Bayou, Olivier Besancenot, Eric Coquerel, Annick Coupé, Thomas Coutrot, Caroline De Haas, Jean-Pierre Dubois, Jacqueline Fraysse-Cazalis, Jérome Gleizes, Bob Injey, Pierre Khalfa, Pierre Laurent, Elise Lowy, Noël Mamère, Myriam Martin, Jean-Luc Mélenchon, Jean-François Péllissier, Danielle Simmonet, Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu

Publié dans Politique nationale

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